‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 802 sur 873 · Et dixit mihi : Aquae quas vidisti · texte numérisé non relu

Et dixit mihi : Aquae quas vidisti

prit païen, qui se sont succédé jusqu'ici dans l'histoire du monde .-l'Egypte, l'Assyrie, la Chaldée avec Babylone, les Médo- Perses, la Grèce, Rome, et finalement l'ensemble des royaumes européens actuels, dans ce qu'ils ont de pervers et d'antichrétien. — Quinque ceciderunt (verset 10). Ce sont les cinq premiers de la liste. Comp. Ez. XXIX et XXX pour l'Egypte; Nah. m, 1-19, pour l'Assyrie; Is. xiii, xiv, xxiii, et Jer. l-li, pour Babylone; Dan. x, 13 et xi, 2 pour les Médo- Perses; Dan. xi, 3-4 pour la Grèce. Notez que le trait « ils sont tombés » convient beaucoup plus à des institutions, à des empires, qu'à des hommes. Cf. xiv, 8; xvi, 19, etc. — Unus est. Le sixième, alors existant: l'empire romain. — Alius nondum... C'est le septième. Il n'avait pas encore fait son apparition à l'époque de saint Jean ; mais 11 est venu depuis, sous la forme de l'État plus ou moins sans Dieu, plus ou moins hostile à l'Église, dans lequel tant de passions sont déchaînées (la révolution, le socialisme, la persécution, etc.). — Oportet... brève tempus... Pius haut, vi, 11, cette expression désignait tout le temps qui doit s'écouler Jusqu'à la fin du monde ; il en est de même ici. Il ne faut donc pas trop en presser le sens. — Et bestia... (vers. 11). Les traits significatifs quse erat, et non est sont répétés pour la troi- Bième fois (voyez le vers. 8). La bête, qui représente l'Antéchrist , est identifiée elle-même à un huitième et dernier roi (octava est). — De septem est. Le grec èx twv kiizà èativ peut signlfler ; Elle est sortie des sept; c.-à-d., elle participe à leur malice, qui sera même centuplée en elle et dans l'empire dont elle sera le chef. — In interitum... Comme au vers. 8» (voyez les notes). Cette locution est bien plus énergique que « ceciderunt » du vers. 10. — Decem cornua... L'ange passe maintenant à l'allégorie des cornes, qu'il explique dans les vers. 12-15. — Decem reges... Figurés seulement par les cornes de la bête et non par ses têtes , ces rois sont supposés avoir une puissance inférieure à celle des sept autres. Les partisans de l'application historique voient en eux tantôt

les gouverneurs des dix provinces principales de l'empire romain, tantôt les rois alliés de ce même empire. Nous les regardons aussi comme l'emblème de royaumes, d'États, qui ne sont que secondaires si on les compare aux sept premiers. Il a été déjà question d'eux au chap. xvi, 14 et 16. — Regnum novdum... Ils n'avaient pas encore fait leur apparition au temps de saint Jean. D'après les détails qui suivent. Ils seront contemporains de l'Antéchrist. — Ticur puissance sera de courte durée : una hora. En effet, d'après le vers. 14, l'Agneau ne tardera pas à les détruire, et, d'après xi, 2 et xii, 14, la bête elle-même n'aura qu'un règne épliém'ic. — Post bestiam. Le grec dit, au contt.iire: Avec la bête. — Ei unum... (vers. 13). Ce sentiment unique consistera dans une haine commune contre l'Agneau (comp . le vei's. 14) , et c'est par suite de cette unité de vues que virtittem... 6estiœ tradent. Cf. xvi, 4 et xix, 19. Il se formera une sorte de confédération entre l'Antéchrist et les royaumes du monde, qui seront ses vassaux et ses coopérateurs ; c'est pour cela que le mal jouira d'une si grande puissance. — Hi (ce pronom est de nouveau très accentué) cum Agno... (vers. 14). iîntièrement dévoués à la bête , les dix rois entreprendront avec elle une guerre à mort contre le Christ; mais ils seront frustrés dans leur espoir de triompher de lui : Agnvs vincet... Cf. xvi, 14; xix, 11 et ss. — Raison dernière du triomphe de l'Agneau : quoniam Dominus... et rex... Il possède les attributs divins. Sur ce double titre, voyez xix, 16; Deut. x, 17; Ps. cxxxv, 3; Dan. ii, 47; II Mach. XIII, 4; I TIm. vi, 15, etc. — Qui cum illo... Jésus aussi a ses compagnons de combat, qui ne diffèrent pas des chrétiens, désignés par les trois beaux noms de vocati, electi et fidèles. Cf. XIX, 14. — Et dixit... Cette petite formule de transition (vers, 15) introduit quelques explicasions relatives à la femme symbolique des vers. 1-6. — Aqu3e...ubi... Comp. le vers. !•>, et voyez Is. viii, 7 et Jer. xlvii, 2, passages où les eaux sont aussi l'emblème des peuples. — Avant les mots et gentea, le grec Insère : Kal

Apoc. XVII, 16 — XVIII, 2.

ubi meretrix sedet, populi sunt, et gentes, et linguae.

16. Et decem cornua quse vidisti in bestia, hi odient fornicariam, et desolatara facieut illam et nudara, et carnes ejus manducabunt, et ipsam igni concremabunt.

17. Deus enim dédit in corda eorum ut faciant quod placitum est illi, ut dent regnum suum bestiae, donec consummentur verba Dei.

18. Et mulier quam vidisti, est civitas magna, quse habet regnum super reges terrse.

vues à l'endroit où la prostituée est assise, sont des peuples, des nations et des langues.

16. Et les dix cornes que tu as vues sur la bête haïront la prostituée, et la rendront désolée et nue, et dévoreront ses chairs, et la brûleront elle-même avec le feu.

17. Car Dieu leur a mis dans le cœur de faire ce qui lui plaît, et de donner leur royauté à la bête, jusqu'à ce que les paroles de Dieu soient accomplies.

18. Et la femme que tu as vue, c'est la grande ville, qui a la royauté sur les rois de la terra

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