‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 808 sur 873 · Et je me jetai à ses pieds poui · texte numérisé non relu

Et je me jetai à ses pieds poui

nv, 2. — Regnavit... Deus... C.-à-d. : Dieu n'^gae; il est pleinement entré en possession de son royaume. Voyez xi, 17 et le commentaire. — Gaudeamus et... Écho du Psaume cxvii , 24. — Raison particulière de cette vive allégresse : venerunt nnptise (ya[jLdç, le mariage)... Ces noces mystiques figurent l'union désormais éter-

II va confirmer solennellement le contenu des vers. 6"- 8. — Beati qui... C'est la quatrième des béatitudes de l'Apocalypse (cf. i, 3; xiv, 13; XVI, 15). Nous en trouverons encore trois (xx, 6 ; XXII, 7 et 14). — Ad cœnam... L'idée est empruntée à la coutume antique d'unir un joyeux repas à la célébration des noces. Cf. Jud. xiy

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Cortège nuptial. C D'après un vase peint.)

nelle dn Christ avec l'Église envisagée dans son unité (uxor ejvs). Voyez xxi, 9^ et s«. Comparez aussi, au sujet de ce symbole, Matth. ix, 15; XXV, 1 et ss.; Luc. xii, 36; Joan. m, 29; II Cor. XI, 2; Eph. V, 25 et ss., etc. — Prseparacit se : en se revêtant de tout ce qu'elle a de plus beau. — Datum est illi (aÙTYJ, à l'épouse, vers. 8)... Le lin blanc symbolise l'innocence et la sainteté, comme l'ajr>ute le narrateur : byssinum cnim... Cf. vu, 14; XV, 6, etc. Par justificationes sanctorum, il faut entendre les œuvres méritoires des membres de l'Église, œuvres par lesquelles ils ont gagné le ciel. — Et dixit... (vers. 9). A savoir, l'ange révélateur, d'après le vers. 10.

10 et ss. ; Matth. xxn, 1 et ss., etc. Ici, la double métaphore signifie : Heureux ceux qui participeront au bonheur éternel du ciel ; heureux les élus! Cf. III, 20; Is. xxv, 6; Luc. xiv, 15 et ss. — Et dixit... Nouvelle formule d'introduction, pour bien mettre en relief la pensée qui suit. — Eœc verba... C.-à-d. : Ce sont là les véritables paroles de Dieu. Autre mot « incisif », qui se rapporte aux vers. 6''-9». Les paroles de Dieu s'accompliront intégralement, sans lo moindre doute. Cf. xxi, 5, et xxii, 6. — M cecidi... (vers. 10). Tout ému de cette révélation, Jean se prosterne devant le messager céleste, pour lui rendre hommage. — Refus motivé de

Apoc. XIX, 11-15.

l'adorer. i\Iiiis il me dit : Garde -toi de le faire ; je suis un serviteur comme toi, et comme tes frères qui ont le témoignage de Jésus. Adore Dieu ; car le témoignage de Jésus est l'esprit de prophétie.

11. Je vis ensuite le ciel ouvert, et voici un cheval blanc ; et celui qui le montait s'appelait le Fidèle et le Véritable, il juge et il combat avec justice.

12. Ses yeux étaient comme une flamme de feu , et sur sa tête il y avait de nombreux diadèmes, et il portait écrit un nom que nul ne connaît, si ce n'est luimême.

13. Il était vêtu d'un vêtement teint de sang, et il s'appelle le Verbe de Dieu.

14. Les armées qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs, vêtues d'un lin blanc et pur.

15. Et de sa bouche il sort une épée tranchante des deux- cotés, pour en

rarem eum. Et dicit mihi : Vide ne feceris ; conservus tuiis sum , et fratnim tuorum habentium testimonium Jesu.

Deum adora ; testimonium enim Jesu est spiritus propheliœ.

11. Et vidi cselum apertum ; et ecce equus albus, et qui sedebat super eum vocabatnr Fidelis et Verax, et ctim justitia judicat et pugnat.

12. Oculi autem ejus sicut flamma ignis, et in capite ejus diaderaata multa, habens noraen scriptum quod nemo novit nisi ipse.

13. Et vestitus erat veste aspersa sanguine, et vocatur nomen ejus Verbum Dei.

14. Et exercitus qui sunt in ca?lo sequebantur eum in equis albis, vestiti byssino albo et mundo.

15. Et de ore ejus procedit gladius ex utraque parte acutus, ut in ipso per-

l'ange : Vide, ne...; covservus tuus... Les auges sont les serviteurs de Dieu ; les chrétiens au*sl : l'égalité règne donc entre eux sous ce rapport.

— Sur les mots habei ti'im testimonium. ..,VQjez I, 9'' et le commentaire; xii, 17, etc. — Deum adora. C.-à-d. , réserve pour lui seul tous t(S hommages. — Les mots testimonium enim. . . sont une remarque explicative, qui se rattache à « habentium testimonium .. » Ils sont un peu obscurs et ont été diveisement interprétés. Ils paraisse nt signifier que quiconque confesse Jésus -Christ et croit h l'évangile possède en un sens l'e.-prit de prophétie; il est par là même l'égal des anges. Ou mieux encore : « l'esprit de prophétie ne m'a été donné, comme à tous les prophètes (como.'e à toi), que pour rendre témoignage à Jésus » ; en cela nous nous ressemblons et nous sommes égaux.

§ II. — Victoire définitive remportée par Jésus- Christ sur la hête et le dragon. XIX, 11- XX, 10.

Le Verbe de Dieu va triompher d'eux, comme 11 a triomphé déjà de la cité rebelle.

1» Le Christ s'avance au combat contre la bote, qu'il défait totalement. XIX, 11-21.

11-16. Description du glorieux général et de son armée symbolique. — Cselum apertum.

Comme au début des visions, iv, 1; voyez aussi XI, 19. — Equus albus. Voyez vi, 2 et les notes. Ici le coursier Ta porter un cavalier tout divin.

— Fidelis et verax. Déjà ces deux épithètes nous révèlent le Christ en tant que Fils de Dieu. Cf. I, 5«; III, 7, 14. — Le trait eum justitia judicat est cité par Isaïe, xi, 4, comme un des attributs du Messie. Cf. Ps. lxxi, 2, etc. Notre

auteur ajoute et pvgnat, parce qne Josu!» Christ va juger ses ennemis an moyen d'une bataille décisive. — Ocu'i autem... (vers, 12). Voyez i, 14 et II, 18. — Diademata multa: en sa qualité de roi des rois, d'après le vers. .16. Cf. I Mach. XI, 13. C'est aussi à causa de leur autorité royale que le dragon et la bête portaient plusieurs couronnes. Cf. xii, 3 et xiii, 1. — Habens nomen... quod... Ce nom mystérieux éiait peut-être celui qui sera mentionné au ver.". 13 : le Verbe de Dieu. Selon divers auteurs, c'eût été le titre xûpioç. Seigneur, ou Jéhovah. Coiiip. xyii, 4, où il est dit que les bienheureux porteront eux-mêmes ce nom comme un glorieux ornement. — Quod nemo... nisi... Voj'ez ii, 17 et m, 12''. — Vestitus... veste... (vers. 13). Allusion à Is. Lxiii, 3, où 11 est aussi question des victoires du Messie. Le sang est celui des et nemis de Jésus (voyez le vers. 21»). — Verlum Dei (à Xoyoç toO 0eoO). Ce nom a ici le même sens qu'au début du quatrième évangile (Joan. i, et 88.) et de la première épître de saint Jean, I, l*" (voyez le commentaire). Sa seule mention indique d'avance le résultat du combat qui va s'engager. — Et exercitus... (vers. 14). Le Verbe de Dieu ne s'avance pas seul sur le champ de bataille; il a, comme au Ps. cix, 3 (voyez le commentaire), une vaillante armée sous ses ordres. Ici , ce sont des guerriers célestes (qui .. in cselo...), des anges, qui chevau hent pareillement in equis albis : autre emblème d'une victoire certaine. — Vestiti byssino... La couleur des anges et des saints. Comp. le vers. 8 ; iv, 4, etc. Cette blancheur contrastait avec les vêtements du Christ, tout tachés de sang. — De ore ejus... (vers. 15). Autre trait qui rappelle le début du livre. Cf. i, 16 et ii, 12. — Et ipse

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