‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 95 sur 873 · Mais celui qui a des doutes et qui · texte numérisé non relu

Mais celui qui a des doutes et qui

relations avec Dieu. — In Sjnritu sancto. En effet, c'est uniquement par lui que ces excellentes dispositions sont produites dans les cœurs. — Qui enim... (vers. 18). C'est à peu près la même pensée , mais généralisée. — In hoc : en BB conformant au principe qui vient d'être indiqué, en étant juste et aimable à l'égard du prochain. — Placet Deo et... : à Dieu , qui Ut au fond du cœur, et aux hommes, qui jugent de l'âme d'après la conduite extérieure.

19-23. Ne pas scandaliser directement les faibles, en les poussant à agir contre leur conscience. — Sectemur. Les meilleurs manuscrits grecs emploient le présent de l'indicatif : Nous recherchons. — JEdiflcationis. Métaphore fréquente dans les écrits de saint Paul, et qui a si bien passé dans le langage chrétien, qu'on remai-que à peine que c'est une figure. Édifler, ]fest construire; au moral, c'est s'aider mutuelement à bâtir l'édifice de la perfection chrétienne. — Noli propter... (vers. 20). L'apostrophe directe reparaît; signe d'émotion dans le cœur de l'apôtre. Les mots destruere opus... continuent l'image suggérée par « aediflcationem ». Ici, l'œuvre de Dii^u c'est le chrétien faible , puisque personne ne parvient à la foi sans le divin concourt». — Omnia... munda : en fait d'alimentation, comme il a été dit au vers. 14. Tel était le principe qui dirigeait les forts, et l'apôtre en concède de nouveau la vérité. Mais, ajoutet-il, un mets fût -il exempt de toute souillure, c'est un péché (malum est) d'en manger, si on le fait contre sa conscience (per offendiculum, en succombant). D'après cette interprétation, les mots homini qui... manducat désignent donc le chrétien faible, qui se laisse entraîner par l'exemple des forts à se nourrir d'aliments qu'il croit interdite. Il est moins bien de les rapporter

aux forts, qui auraient scandalisé leurs frères en mangeant toutes sortes de mets. — Bonum, est... (vers. 21). Saint Paul vient de dire qu'une chose indifférente en elle-même peut devenir mauvaise si elle scandalise le prochain. Il affli-me à présent que c'est une œuvre excellente de renoncer spontanément à sa liberté, pour éviter de faire du mal au prochain. Comp. I Cor. vii, 1 et viii, 13. — Neque in quo... La construction est elliptique ; Et de ne faire aucune autre chose par laquelle... — Offenditur (« offendit » d'après le grec, l'Itala et divers manuscrits de la Vulgate), scandalizatur, infirmatur. Trois synonymes, pour fortifier la pensée. Le troisième verbe signifie : être tellement affaibli, qu'une chute est presque inévitable. — Tu fidem... (vers. 22). C'est toujours le chrétien fort qui est interpellé. Il est invité à garder pour lui-même (pênes...), sons le regard de Dieu (coram...), sans en faire parade au dehors, et surtout devant les faibles, sa conviction relativement aux aliments, aux jours, etc. — L'état d'une âme qui voit nettement la vérité, et qui est capable de se diriger d'après elle sans hésitation , avec la liberté de la foi , est tellement pi-écieux, que saint Paul proclame bienheureux ceux qui en jouissent : Beatus qui... — Non judicat semetipsum. C.-à-d., qui n'éprouve pas de perpétuels scrupules au sujet de la légitimité de ses actes, mais qui le.« accomplit en toute sûreté de conscience (in eo quod probat). — Qui autem (vers. 23)... État bien différent et très fâcheux d'une âme qui doute, qui hésite (c'est le sens du grec ôtaxptvopLevoç; Vulg., discernit); car un tel état conduit souvent au péché, si l'on fait ce qui est condamné par la conscience, même erronée (dans le cas supposé, si manducaverit). — Damnatus est : par Dieu lui-même, comme ayant commis un véritable

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