‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 97 sur 873 · Et iterum dicit : Laetamini^ gentes, cum plèbe ejus · texte numérisé non relu

Et iterum dicit : Laetamini^ gentes, cum plèbe ejus

11. Et iterum : Laudate, omnes gentes, Dominum; et magnificate eum, omnes populi.

12. Et rursus Isaias ait : Erit radix Jesse , et qui exurget regere gentes ; in eum gentes sperabunt.

13. Deus autera spei repleat vos omni gaudio et pace in credendo , ut abundetis in spe et virtute Spiritus sancti.

14. Certus sum autem, fratres mei, et ego ipse de vobis, quoniam et ipsi plcni estis dilectione, repleti omni scientia, ita ut possitis alterutrum monere.

15. Audacius autem scripsi vobis, fratres, ex parte, tanquam in memoriam vos reducens, propter gratiam quse data est mihi a Deo,

encore d'après la version d'Alexandrie. Moïse a la parole, et il invite tout le monde païen à partager la sainte allégresse et par conséquent les bénédictions d'Israël (iiciammi... ciun pJehe...). — Et iterum... (vers. 11). Troisième texte, tiré du plus petit des psaumes, le cxvi«, d'après les LXX. IjCs païens sont directement exhortés à louer .Tébovah , dont ils sont devenus les adorateurs. — Et rursus... ( vers. 12 ). Quatrième citation , qui provient d'Isaïe , xi , 10 , d'après la traduction des LXX. Le prophète prédit la fondation du royaume messianique, qui succédera à la théocratie juive et dont les païens euxmêmes feront partie. Le rejeton de Jes.>-é ( Yulgate, radix Jesse), c'est le Christ, qui devait descendre de ce personnage, père de David. — Deus autem... (vers. 13). Formule de bénédiction qui termine cette partie de l'épître. Le nom Deus spei a été manifestement suggéré par les derniers mots du texte d'Isaïe : Les païens espéreront en lui. — Gaudio et pace. Il semblerait d'abord que ces mots désignent comme plus haut, XIV, 17, la paix entre les chrétiens et la joie qui résulte de cette paix ; mais l'addition du trait in credendo montre qu'il est plutôt question ici de la paix et de la joie individuelles dont la foi est le fondement. — TJt... in spe. De nouveau l'espérance chrétienne (comp. le vers, l*»), dont saint Paul souhaite une grande surabondance à ses lecteurs, par la force toutepuissante de l'Esprit - Saint (d'après le grec, il faut lire. « in virtute », au lieu de et virtuie).

Section IL — Communications personnelles DE l'apôtbe. XV, 14 -XVI, 27.

L'épître proprement dite est maintenant achevée; l'auteur n'a plus qu'à conclure, et il

le fait par quelques explications d'ordre personnel , qui forment une sorte d'épilogue.

§ I. — Une excuse et une demande, XV, 14-33.

1" L'excuse : c'est parce qu'il est l'apôtre des Gentils que Paul a écrit aux Romains avec une si grande liberté. XV, 14-21.

14-16. Explication au sujet de l'envoi de cette lettre. — Rien de plus courtois et de plus modeste que l'entrée en matière : Certus sum... Quoiqu'il eût parlé aux chrétiens de Rome avec une si grande vigueur, spécialement dans les dernières pages, l'apôtre connais'sait aussi bien que personne (et ego ipse) leurs excellentes qualités morales. Il signale entre autres leur charité ipleni... dilectione), ou plutôt, d'après la leçon la mieux garantie du greo, leur bonté (àyaOcoa-jv-f,; ), dans le sens le plus large de ce mot : la bonté morale par opposition au vice; par conséquent, la perfection. Il mentionne égalemecit leur science complète des choses de la foi {rrpJeti... scientia). — Ita ut... Résultat naturel des qualités qui viennent d'être citées. Les fidèles de Rome n'ont pas besoin d'exhortations venues du dehors et de maîtres étrangers.. — Audacius... (vers. 15). La particule auieyn a la signification de néanmoins. Les mots ex parte ne retombent pas sur le seul adverbe « audacius », de manière à en adoucir la force (Je vous al écrit un peu trop librement), mais sur la proposition « Audacius ecripsi », qu'ils réduisent à sa juste portée : Çà et là dans ma lettre j'ai usé d'un peu de liberté. Voyez sous ce rapport vi, 12 et s?.; viii, 9; xi, 17 et ss, ; XII, 3 ; xni. 3 et ss., 13 et ss. : xiv, 1 et ss., etc. — Tavquam in memoriarn ... Expression très délicate aussi. Paul ne prétend pas apprendre

Rom. XV, 16-20.

16. ut sim minister Christi Jesu in gentibus, sanctifîcans evangelium Dei, ut fiât oblatio gentium accepta, et sanctificata in Spiritu sancto.

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