CHAPITRE XXXII
1. Or les enfante de Ruben et de Gad avaient un grand nombre de troupeaux, et ils possédaient en bétail des richesses infinies. Voyant donc que les terres de Jazer et de Galaad étaient propres à nourrir des bestiaux,
2. ils vinrent trouver Moïse, et Eléazar le grand- prêtre, et les princes du peuple, et ils leur dirent :
3. Ataroth, Dibon, Jazer, Nemra, ïïé- Bébon, Eléalé, Saban, Nébo et Béon,
4. toutes terres que le Seigneur a réduites sous la domination des enfants d'Israël, sont un pays très fertile et propre à nourrir le bétail ; et nous avons, nous vos serviteurs, beaucoup de troupeaux.
5. Si nous avons donc trouvé grâce devant vous, nous vous supplions de nous donner la possession de cette terre, à nous vos serviteurs, sans que vous nous fassiez passer le Jourdain.
1. Filii autem Ruben et Gad habebant pecora multa, et erat il] is in jumentis intinita substantia. Cumque vidissent Jazer et Galaad aptas animalibus alendis terras,
2. venerunt ad Moysen , et ad Eleazarum sacerdotem, et principes multitudinis, atque dixerunt :
3. Ataroth, et Dibon, et Jazer, et Nemra, et Hesebon, et Eleale, et Saban, et Nebo, et Beon,
4. terra, quam percussit Dominus in conspectu filiorum Israël, regio uberrima est ad pastum animalium; et nos, servi tui, habemus jumenta plurinia ;
5. prsecamurque, si invenimus gratiam coram te, ut des nobis, famulis tuis, eam in possessionem, nec facias nos transire Jordanem.
de 728 625 f r. Il n'y a rien de surprenant en cela, les tribus nomades de l'Orient , et surtout les Madianites (Jud. vra, '26), ayant un goût extrême pour les riches parures d'or.
{ II. — Le territoire conquis au delà du Jourdain est assigné à plusieurs tribus. XXXII, 1-42.
1» Requête des tribus de Ruben et do Gad. XXXII, 1-5.
Ohap. XXXII. — 1-2. Introduction et transition. — Ruben et Gad... Ces deux tribus avaient marché et campé l'une près de l'autre durant de longues années (cf. n, 10, 14); il était naturel qu'elles désirassent n'être plus séparées. — Pecora multa. Les mots et erat iltis... sont une paraphrase du traducteur. — Jazer et Galaad. Littéralement : La terre de Jazer et la terre de Galaad. Sur la ville de Jazer, voyez la note de xxi, 32 ; le district auquel elle donnait son nom parait avoir correspondu au Belqà moderne; de même que la province de Galaad, qui s'étendait au sud et au nord du Jaboc, est assez bien représentée
Comment. — I.
par le Djebel Adschlûn {AU. géogr. , pi. vu ei xu ): le tout forme un plateau ondulé, bien arrosé, couvert encore de gras pâturages et ça et là de belles forêts. « C'est le paradis des nomades, » écrivent les voyageurs qui ont visité cette contrée. Et les Bédouins disent par manière de proverbe : «■ Tu ne saurais trouver un pays comme le Belqâ. » Il n'est pas étonnant que les Rubénites et les Gadites aient trouvé ces terres aptas animalibus alendis. et qu'ils les aient aussitôt convoitées.
3-5. La requête proprement dite (5), précédés des motifs qui l'appuyaient (3-4). — Ataroth... Sur ces villes et leur situation, voyez le commentaire des vers 34-38. Saban sera alors appelée a Sabama » ; Nemra, « Bethnemra » ; Deon, « Bethmcon » : variantes d'orthographe et noms plua complets. — Des nobis... Demande d'une installation immédiate dans le district convoité. Par suite, nec facias... transire...; ce qui, pris à la lettre, signifiait que les suppliants désiraient ne prendre aucune part à la conquête de la Palestine proprement dite.
Nom. XXXI l, 6-16.
6. QuibuB respondil Moyses : Numquid fratres vestri ibunt ad pugnan vos hic Bedebitie?
7. Cur Bubvertitis mentes filiorum Israël, ne transire audeant iu locum quem eis daturus esl Dominus?
8. Nonne ita egerunt patres vestri, quando misi de Cadesbarne ad explorandam terrara?
9. Curaque venissent usque ad vallera Botri, lustrata omni regione, subverterunt cor filiorum Israël, ut non intrurent fines, quos eis Dominus dédit.