XXXII
(4 Admirable cantique, » a dit Bossuet. « Cul
adhortationum vi et gravitate, sententiarum praestantia imaginumque sublimitate haud facile simile inveneris ; » « poème aussi majestueusement beau dans la forme que terriblement grave et saisissant par le fond, » ont écrit d'autres commentateurs. Vrai « chant de cygne », qui est non seulement la plus belle des composition» lyriques de Moïse, mais aussi l'une des plus sublimes poésies de l'Ancien Testament. — Il est en outre animé d'un souffle prophétique encore plus remarquable que son essor lyrique. Moïse, par anticipation , contemple les Hébreux installés dans la Terre promise ; il découvre et expose leur noire ingratitude, et en même temps les châtiments qu'elle leur attirera : toute leur histoire passée et à venir est résumée dans ces quelques pages. — Dieu toujours bienfaisant et fidèle , le peuple toujours ingrat abusant des bienfaits divins, voilà « l'âme du cantique ».
1° Court prélude. XXXII, 1-3.
Chap. XXXII. — 1-3. Audite, cteli,... terra. Grande majesté dès cet exorde ; Moïse prend la nature entière à témoin de la vérité de ses dé-