‹ La Sainte BibleChapitre 25 sur 1331 · Le divin repos. ïl · texte numérisé non relu

Le divin repos. ïl

C'est en même temps l'origine du sabbat héijrcu, emphatiquement racontée.

Chap. II. — 1. Ce verset est une récapitulation de tout le premier chapitre. — Omnis ornatus... Littéral. : toute leur milice (kol-s'ba'âm), c-à-d. la multitude des êtres, maintenant organisés et mis en ordre comme une armée. Cf. N'en, ix, Ç.

2. Lie septimo. Le texte samaritain, les LXX, l'arabe, le syriaq. ont « sexto », par suite d'uni correction erronée. Dieu ne travailla pas le septième jour, mais il mit le sceau à ses œuvres ; c'est le sens de complevit. — Requievit (isbot, de Sabat, d'où vient le nom du sabbat). Métaphore pour dire que la création du monde était arrivée à son terme.

3. Benedixit diei septimo...: en lui attachant des grâces et des privilèges multiples. — Et sanetifleavit. Il le sépara des autres jours, pour qu'il lui appartînt en propre. Non que le repos du sabbat fût dès lors un précepte pour l'homme ; mais Moïse signale ce fait en vue du décalogue. — Quia in ipso cessaverat... Cette idée est répétée avec insistance. — Creavit ut faceret est un hébraïsme qui serait mieux traduit par « creavit producendo ».

Plusieurs passages de la Bible commentent poétiquement le récit de la création. Voy. surtout Job, xxxvm, Ps. vrn et cm, Les saints Pères en ont fait souvent le thème des plus riches développements , entre autres saint Basile, saint Grégoire de Nazianze, saint Ambroise. Voy. P. Vigoureux, Mélanges bibliques, Paris, 1882, pp. 1-125. La littérature et les arts l'ont orné dans tous les genres (la peinture, Michel -Ange, Raphaël; Ja

(iic.N. II, 4-5.

4. Istae sunt generationes cscli et terra?, loereata sunt,in die quo fecit Dominas Deus uœlum et terrain,

u. Et omne virgultum agri antequarn oriretur in terra, omnemque herbam regionia priusquam germinaret; non enim pluerat Dominus Deus super terrain, et homo non erat qui op» raretur terrarn;

4. Voici les générations du ciel et du la terre, quand ils Jurent créés, au jour que le Seigneur Dieu fit ta ciel et la terre.

5. Et aucun arbrisseau des champs n'était encore sorti de la terre, et aucune herbe de la campagne n'avait encore poussé; car le Seigneur Dieu n'avait point curare l'ait pleuvoir sur la terre, et il n'y avait point d'homme pour la cultiver.

musique, Haydn), niais sans en égaler In beauté. — Sur 168 cosmogonles païennes et leurs rapporta avec celle de Moïse, voy. Lamy, Comment, in libr. Gènes., t. I, pp. 141 et ss. ; Liiken, les Trans de lliuuianitè ou la Révélation primitif,' .// DU u parmi les païens, trad. franc., 1862 ; Vigoureux, la Bible et les découvertes modernes, t. 1, pp. lt'l et ss. de la 4e édition. Parmi des fables et des légendes sans fin, qui contrastent étrangement avec la sobriété et la véracité de la narration biblique, on découvre pourtant un ensemble de traits qui confirment les données de la Genèse, et qui proviennent évidemment des traditions primitives. — Quant à la question aujourd'hui si complexe do l'accord des sciences naturelles avec la cosmogonie mosaïque , nous ne pouvons ici qu'établir les principes généraux qui doivent régler la discussion. 1° La nature, quoique d'une autre manière que la Bible, est aussi le livre de Dieu, n ne saurait donc exister de contradiction proprement dite entre ces deux livres divins ; mais, de part et d'autre, les Interprètes humains peuvent se tromper, exagérer. 2° La Bible se meut sur le domaine religieux, les sciences dans les sphères naturelles. Les écrivains sacrés n'ont pas voulu nous donner des leçons de géologie, d'astronomie, etc. Ils s'expriment en termes populaires, comme les hommes de leur temps. 3° La Bible, bien comprise, n'a rien à redouter des sciences; tout au contraire, elle peut gagner à leurs belles découvertes. 4° Les systèmes scientifiques étant loin d'être inébranlables , comme l'ont prouvé tant de récentes expériences, les savants irréligieux ont bien tort de les opposer à la Bible, et les apologistes ont tort aussi d'en vouloir faire trop tôt la base de leurs défenses. Pour les détails, voy. le Manuel bibl., t. I, nn. 272-279; Lamy, Comment., t. I, pp. 148' et ss. ; Corluy, Spicïlegium dogmatico-biblicum, t. II, pp. 210 et ss. de la 2» Odit., et les ouvrages spéciaux dé Msr Meignan, de MM. Pianciani, Reusch, Arduin, etc.

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