Le père, l'ayant reconnue, dit
C'est la robe de mon fils ; une bête cruelle l'a dévoré, une bête a dévoré Joseph.
34. Et ayant déchiré ses vêtements, il se couvrit d'un cilice, pleurant son fils fort longtemps.
35. Alors tous ses enfants s'assemblèrent pour tâcher de soulager leur père dans sa douleur ; mais il ne voulut point recevoir de consolation, et il leur dit : Je pleurerai toujours, jusqu'à ce ■ que je descende avec mon fils au séjour des morts. Ainsi il continua toujours de pleurer.
31-33. La tunique de Joseph est envoyée à son père. — Tulerunt tunicam... Us prirent ce moyen pour écarter d'eux tout soupçon relativement à la disparition de leur frère. — Vide utrum... Ils se bornent à exprimer un doute, laissant à Jacob le soin de tirer la conclusion.'
. 34-35. Désespoir de Jacob. Scène très pathétique. — Indutus... cilicio. En hébr. : saq, d'où vient notre mot « sac ». C'était une espèce de tunique en étoffe grossière, parfois même en poils de chameau, dont on se revêtait en signe de deuil ou de pénitence. Cf. Jos. vu, 6; I Reg. iv, 12 ; II Reg. m, 31 ; Job, i, 20 ; Jon. ni, 6, etc. — Congregatis cunctis... Cette violente douleur émut les enfants de Jacob (hébr.: tous ses fils et toutes ses filles), qui accoururent pour essayer de le consoler. — In infernum. Hébr. : dans lr s"ôl , ou séjour des morts. Sur les limbes des Hébreux, si souvent mentionnées dans les saints Livres, et qui attestent une croyance primordiale
Gen. XXXVII, 30 — XXXVIII, 8.
36. Cependant, les Madianitee vendirent Joseph en Egypte à Putiphar, eunuque du Pharaon, et général de ses troupes.
36. Madianitse vendiderunt Joseph in iEgypto Putiphari, eunucho Pharaonis, ma<ristro militum.