‹ La Sainte BibleChapitre 28 sur 1331 · Et fluvius egrediebatnr de loco vo · texte numérisé non relu

Et fluvius egrediebatnr de loco vo

seconde Interprétation. — Deux conditions essentielles manquaient pour la culture : non enim pluerat..., et homo non erat.

6. Le premier obstacle à la croissance des plantes est enlevé. — Sed fons. Hébr. : une vapeur Céd), ou une nuée, comme traduisent Onkélos et Jonathan. — Ascendebat, par l'évaporation. — Irrigans..., en retombant sur la terre sous forme de pluie.

7. Le second obstacle disparait à son tour par la création de l'homme, dont nous avons Ici une description pittoresque et complète. — Formavit. L'hébr. yasar est très expressif : « plasmavit, » à la façon d'un potier. — Hominem de limo (hébr. « de pulvere ») terrrn. L'homme, c.-à-d. sa partie matérielle , son corps. Le texte original a une belle paronomase : ha-'adâm 'afar min ha-'adâmah. Le nom d'Adam dérive donc, comme Adam lui-même, de la terre rouge Cadâmah) qui servit de matière première à sa chair. — Et inspiravit spiraculum vitee (un souffle vivant et vivifiant). L'âme à la suite du corps. L'homme appartient ainsi à deux mondes, au ciel et à la terre. Cf. Eccl. xn , 7. — In faciem ejus : dans ses narines; l'organe par lequel se manifeste la respiration, la vie. Voyez dans l'Atlas archéol. de la Bible, pi. ex, fig. 10, un curieux écho de cette tradition biblique chez les Égyptiens. — Résultat : Factus est... in animam viventem , dans un sens bien plus relevé que les autres animaux, 1, 20, 21, 80. On admet communément, et il ressort de tout ce chapitre, que l'homme fut créé à l'âge adulte et parfait. Adam fut en réalité le premier homme ; il n'y eut pas de préadamites (Man. bibl, I, nn. 299-300). Quant à l'époque de son apparition sur la terre, la Bible, sans la fixer d'une manière précise, suppose qu'elle est relativement récente (environ 6000 ans avant J.-C., d'après la plus longue de toutes les chronologies, celle des LXX ; seulement 4000 ans avant J.-C. d'après l'hébr. et la Vulg. ), et aucune découverte scientifique n'a pu démontrer le contraire.

8. Dieu n'abandonne pas le premier homme après l'avoir formé; il prend soin de lui comme une mère , et le place au paradis terrestre. Ce charmant icjour est assez longuement décrit.

vers. 8-15. Le récit a un caractère tout à fait historique : ce n'est point une allégorie, comme l'a cru Origine. — Paradisum voluptatis. Hébr.: gân V'Éden, un jardin dans Éden. Ce dernier mot est en effet un nom propre, qui désigne la région délicieuse (car Éden signifie délices) dans laquelle était situé le jardin destiné à recevoir Adam et Eve. « Paradis » vient, par l'intermédiaire des LXX (7;«pâ8siffo;), de l'antique persan pairi-daéça , parc, lieu planté d'arbres. — A principio. Dès le troisième jour, d'après quelques interprètes. Mieux : quelque temps seulement avant la création de l'homme. Mais la locution hébraïque miqqedem signifie plutôt ici « ab oriente », comme traduisent les LXX et l'Itala. Le jardin était donc à l'est de l'Eden, ou à l'orient d'une manière générale par rapport au narrateur.

9. Produxitque... Dans le sens de « produxerat i>. Cette description ne s'applique pas à l'œuvre du troisième jour, mais seulement au paradis terrestre. — Omne lignum pulchrum..., suave*. Dieu n'avait rien négligé pour procurer à l'homme d'innocentes jouissances. Deux de ces arbres obtiennent une mention spéciale, à cause de leur importance capitale : 1° Lignum vitse, situé in medio paradisi, à la place d'honneur et à l'endroit le plus accessible. Quelle vie devait -U maintenir? Simplement la vie physique, d'après les commentateurs juifs et quelques Pères; la vie spirituelle, d'après le plus grand nombre des anciens interprètes chrétiens. Cf. m, 22 ; Prov. in, 18 ; xm, 12. Sur les traditions relatives à l'arbre de vie, voyez le Manuel bibl., I, n. 289, et l'Atlas archéol. de la Bible, pi. ex, flg. 3, 7. — 2° Lignum scientia... Ce second arbre fut peut-être ainsi nommé par anticipation, m, 5, 7, 22, à cause du résultat qu'il devait produire. Mais on peut dire aussi que le précepte qui lui fut bientôt rattaché (vers. 17) dut suffire pour éveiller dans l'homme la conscience du bien et du mal, du licite et de l'illicite.

10. Fluvius... de loco voluptatis. Hébr. : de l'Eden. La source du fleuve était donc en dehore du jardin paradisiaque. — Qui inde : au sortir du Jardin et après l'avoir arrosé. — Capita désignu des branches, des bras du fleuve.

Cj!en. 11, 11 17.

luptattfl ad irrigandum parailisum, qui ur in quatuor capita.

11. Nomen uni Poison; ipse est qui circuit oranera terrant Hevilath, ubi na-

6citur auniin ;

12 El aunini tcrrae illius optimum est ; ibi iuvenitur bdellium, el lapii onychi-

13 Et nomen fluvii eecundi Gehon; ipse est qui circumit omnern terrain

piœ.

11. Nomen vero fluminis tertii, Tyipse \ailit contra Assyrios. Fluvius autera quartus, ipse est Euphrates.

15. Tulit ergo Dominus Deus horuineni , et posuit eum in paradiso voluptatis, ut operareturet custodiret illum;

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