Prœcepitque ei, dicens : Ex omni ligno paradisi comede
17. De ligno autem scientiœ boni et mali ne comedas; in quocumque enim die comederis ex eo, morte morieris.
arroser le paradis, un fleuve T divise en quatre bran.
11. L'un s'appelle Phison,,et c'est celui qui court tout autour du pays de Hevilath, où il vient de l'or.
12. Et l'or de cette terre est tri C'est là aussi que se trouve le bdellion et la pierre d'onyx.
13. Le second fleuve B'appelle Gébon, et c'est, celui qui coule tout autour du pays d'Ethiopie.
14. Le troisième fleuve s'appelle le Tigre, qui se répand vers les Assyriens. Et l'Euphrate est le quatrième de ces fleuves.
15. Le Seigneur Dieu prit donc l'homme, et le mit dans le paradis de délices, afin qu'il le cultivât et qu'il le gardât.
16. Il lui fit aussi ce commandement, et lui dit : Mangez de tous les fruits des arbres du paradis.
17. Mais ne mangez point du fruit de l'arbre do la science du bien et du mal. Car au même temps que vous en mangerez, vous mourrez très certainement.
11-12. Le premier bras était le rhison (risôn, de la racine pus, « redundare »); il est plus longuement caractérisé que tous les autres. — Circuit... terram Hevilath (hébr. : havilah). Cette région, nommée deux fois encore un peu plus bas, x, 7 et 29, se faisait remarquer par trois produits : aurvm, et un or non moins pur qu'abondant (optimum); en second lieu, bdellium, c.-à-d. une gomme blanchâtre et odorante, à laquelle la manne ressemblait extérieurement d'après Nom. xi, 7 (le bdolah hébreu ne représente vraisemblablement ni les perles ni quelque autre Herre précieuse); enfin lapis onychinus, pierre Jnsi nommée parce qu'elle a la couleur de l'ongle Aumain (les LXX traduisent 'ébèn hassohâm par rubis ; Onkélos, par béril ; l'expression est un peu obscure).
13. Le second bras s'appelait Gehon, ou mieux, Gihoii (d'une racine signifiant « prorumpere »).
— La région qu'il entourait porte en hébreu le nom de Kus, qui désigna plus tard l'Ethiopie: de la la traduction de la Vulgate.
14. Nomen... tertii, Tygris. Dans l'ancienne langue bactrienne, tigri signifie flèche. Le nom bébreu hiddéqel ne diffère pas au fond du chaldéen diglath, de l'arabe dijlath, du syriaque diqlath.— Contra Assyrios. La locution hébraïque désigne ici l'ouest de l'Assyrie. — Le narrateur se contente de citer le quatrième bras du fleuve, qui était si connu des Hébreux : Euphrates (en hébr. Frat, dans l'antique persan U/râtu, en babylonien et en assyrien Burattuv ou Purâtu).
— Quelle était, d'après ces divers traits, l'exacte situation du paradis terrestre ? On a étonnamment •llscuté là-dessus, et l'on pourra discuter toujours, car c'est une question Insoluble. Du moins, nous connaissons deux des quatre (louves, ce qui suffit
pour rejeter les systèmes d'après lesquels le jardin d'Édcn eût été dans l'Inde, à l'extrême Orient. D'après Huet, Bochart, etc., le confluent de l'Euphrate et du Tigre, près de Bassora, remplirait toutes les conditions requises; car ces fleuves, à peine réunis, se séparent de nouveau en deux branches, dont l'une, à l'est, correspondrait au Géhon, et l'autre, à l'ouest, au Phison ; dans ce cas, il faudrait chercher la terre d'Hévilath au nord -est de l'Arabie, celle de Cus en Susiane. Mais l'opinion la plus généralement reçue, qui place l'Éden et le paradis sur les hauts plateaux de l'Arménie, correspond beaucoup mieux à l'ensemble du récit biblique. Le Phison serait alors identique soit au Phasis , qui se jette dans la mer Noire, soit au Cyrus (le Kur actuel), affluent de la mer Caspienne ; le Gihon ne différerait pas de l'Araxes ( aujourd'hui Aras ), autre affluent de la mer Caspienne, nommé Geihun par les Arabes, les Syriens et les Turcs. Havilath serait la Colchide antique, et Cus le pays des Kosséens. Sans doute, ces» quatre fleuves n'ont pas une source commune ; mais des bouleversements subséquents, en particulier ueux du déluge, ont pu amener cette transformation. Sur les traditions païennes relatives au paradis terrestre, voyez le Mari, bibl., I, n. 288.
15. Posuit eum In paradiso. Dans cet heureux séjour, des devoirs attendaient Adam : ut operaretur, pour conserver au paradis sa beauté primitive; et custodiret, mot solennel qui nous fait entrevoir un péril menaçant pour l'homme et pour le jardin. Noblesse et sainteté du travail. Du reste, sans la chute il n'aurait pas été fatigant et pénible.
16-17. Autre devoir plus grave encore. Dieu soumet Ada.m à une épreuve, lui fournissant am-i
Gen. II, 18-24.
'18. Le Seigneur Dieu dit aussi : Il t'est pas bon que l'homme soit seul ; faisons-lui un aide semblable à lui.
19. Le Seigneur Dieu ayant donc formé de la terre tous les animaux terrestres et tous les oiseaux du ciel, il les amena devant Adam , afin qu'il vît comment il les appellerait. Et le nom qu'Adam donna à chacun des animaux est son nom véritable.
20. Adam appela donc tous les animaux d'un nom qui leur était propre, tant les oiseaux du ciel que les bêtes de la terre. Mais il ne se trouvait point d'aide pour Adam qui lui fût semblable.
21. Le Seigneur Dieu envoya donc à Adam un profond sommeil ; et lorsqu'il était endormi, il tira une de ses côtes, et mit de la chair à la place.
22. Et le Seigneur Dieu forma la femme de la côte qu'il avait tirée d'Adam , et il l'amena à Adam.
23. Alors Adam dit : Voilà maintenant l'os de mes os, et la chair de ma chair. Celle-ci s'appellera d'un nom qui marque l'homme, parce qu'elle a été prise de l'homme.