Lorsqu'elles furent retournées chez
Raguel leur père, il leur dit: Pourquoi êtes -vous revenues plus tôt qu'à l'ordinaire ?
19. Elles lui répondirent : Un Egyptien nous a délivrées de la violence des pasteurs, et il a même tiré de l'eau avec nous et a donné à boire à nos brebis.
20. Où est-il? dit leur père. Pourquoi avez -vous laissé aller cet, homme? Appelez-le, afin que nous le fassions manger.
Non pour une visite passagère, mais dans l'Intention de se fixer désormais auprès de a ses frères >» : ce qui suppose qu'il avait abandonné ta cour et renoncé â toute espérance mondaine. Saint Paul a décrit, Hebr. XI, .4-26, l'acte de foi qui était à la base de cette démarche généreuse. — Cïrcumspexisset... Détail graphique. — Perçussu m JKgiiptiiim. Il le tua dans un moment d'indignation patriotique, que saint Augustin, G. J-'ausL, i. xxn, c. 70, n'excuse pas de tout blâme.
13-15. Moïse s'exile à Madian; ni lui ni son peuple ne sont mûrs pour la délivrance. — Quis te constitua ..? L'Hébreu interpellé refuse une telle ingérence dans leurs affaires. Il porte même au médiateur un coup brutal : Num occidere...? — In terra Madian. La vaste contrée occupée par les Madianltes s'étendait sur les deux rives du gulf e Élanite , en partie dans la péninsule do
Sinaï, en partie dnns l'Arabie proprement dite.
— Jii.rt.n puleum. Fatigué, indécis sur l'avenir. 16-20. Moïse et les tilles do Itaguë'l. — Septem
filite... Comme Rébccca, comme Rachel, comme tant d'autres jeunes tilles appartenant à de riches familles, elles paissaient elles -mômes les brebis de leur père. — Ejecerunt eas : pour abreuver d'abord leurs propres troupeaux. Moïse se fait de nouveau le champion courageux des opprimés ; mais cène fois avec plus de calme et de succès.
— Rayucl. Hébr. : R' ' u.'el, « ami de Dieu.» C'était probablement son nom personnel; celui de Jéthro (hébr.: Ytro , « son excellence i>), sous lequel il sera désigné plus tard , ressemble davantage à un titre officiel. Cf. ni, 1, etc. — Vir sEgyptizis. Elles l'avaient pris pour un Égyptien à son coutume, à son langage. — Quare dimisistis...? Sans lui offrir l'hospitalité.
Ex. II, 21 — III, 3.
21. Moïse lui jura donc qu'il demeurerait avec lui. Il épousa ensuite sa iille, qui s'appelait Séphora.
22. Et elle lui enfanta un fils, qu'il nomma Gcrsam , en disant : J'ai été voyageur dans une terre étrangère. Elle eut encore un autre fils, qu'il nomma Éliôzer, en disant : Le Dieu de mon père, qui est mon protecteur, m'a délivré de la main du Pharaon.
23. Longtemps après , le roi d'Egypte mourut, et les enfants d'Israël, gémissant sous le poids des ouvrages qui les accablaient, poussèrent de grands cris, et ces cris, que tirait d'eux l'excès de leurs travaux, s'élevèrent jusqu'à Dieu.
24. Il entendit leurs gémissements, et il se souvint de l'alliance qu'il avait faite avec Abraham, Isaac et Jacob.
25. Et le Seigneur regarda favorablement les enfants d'Israël, et il les reconnut pour son peuple.
21. Juravit ergo Moyses quod habitaret eu m eo. Accepitque Sephoram filiam ejus uxorem ;
22. Qure peperit ei filium, quem vocavit Gersam, dicens : Advena fui in terra aliéna. Alterum vero peperit, quem vocavit Eliezer, dicens : Deus enim patris mei adjutor meus eripuit me de manu Pharaon is.
23. Post multuro. vero tempons mortuus est rex iEgypti ; et ingemiscentes filii Israël, propta: opéra vociferati sunt; ascenditque clamor eorum ad Deum ab operibus.
24. Et audivit gemitum eorum , ac recordatus est fœderis quod pepigit cum Abraham, Isaac, et Jacob.