Si vous faites bien, n'en serez-vous
ïes efforts seront dirigés contre Adam lui-même. Les Chérubins nous apparaissent dans toute la Bible comme une catégorie supérieure d'esprits célestes. Cf. Ex. xxxvn, 7-9; Ps. lxxix, 2; tcviii, 1; Ez. i et x, etc. La tradition assyrienne en avait conservé le souvenir, et de là ces génies ailés, que les monuments de Ninive nous montrent à côté de l'arbre sacré, ou en avant des palais et des temples, pour les protéger. Voyez P. Lenormand, Origines de l'histoire, I, 114; F. Vlgouroux, la Bible et les découvertes modernes, t. I, pp. 240 et ss. ; notre Atlas d'hist. nat. de la Bible, pi. cv et cvi. — Flammeum gladium... versatilem : un éclair en forme de glaive. — La narration semble indiquer que le séjour de l'homme dans le paradis fut de courte durée. Adam et Eve s'éloignent à tout Jamais, non cependant sans espérance. Milton a chanté majestueusement the Paradise lost et the Paradise regained.
i III. — Division de la famille humaine en deux branches. III, 1-26.
Dès l'origine, l'humanité se partage en deux races, tout à fait opposées sous le rapport moral : il y a la race des bons, qui se rattache à Seth, et la race des pervers, dont Caïn est le chef sinistre. L'histoire des développements du genre humain et celle des développements du péché se confondent.
1* Caïn et Abel, 1-16.
Ohap. IV. — 1-2. Naissance et occupations des deux frères. — Adam vero... Au sortir du paradis terrestre, la famille est complétée par les enfants. — Poasedl (qaiii(i) hominem. Joyeuse exclama-
tion d'Eve au milieu des douleurs de son premier enfantement, et origine du nom de Cain, qui signifie possession, acquisition. En réalité, c'est un acte de foi analogue à celui d'Adam , ni, 20 ; dans ce fils que Dieu lui a donné (.per Deum, littéral. : « avec Jéhovah » ) , Eve voit un gage du a semen » à venir, qui réparera sa faute. — Abel, en hébr. : habel, souffle, vanité; dénomination de tristesse, exprimant les misères qu'Adam et Eve avaient déjà plus rudement éprouvées. — Les vocations diverses dAbel et de Caïn sont décrites d'un mot : pastor ovium, agricola.
3-5. Les sacrifices des deux frères. — Pont multos dies. Hébr. : « a fine dierum », ou « post dies » , sans détermination de la durée. — Ut offerret... Dès leur apparition , les sacrifices revêtent la double forme qu'ils auront en tous lieux, et spécialement chez les Juifs : les uns consistent en fruits de la terre , les autres sont sanglants. Deux circonstances spéciales relèvent la générosité de l'offrande d'Abel : elle avait été choisie de primogenitis et de adipibus; les prémices, et la partie des chairs réputée la meilleure. Marque évidente d'une foi vive (Hebr. xi, 4), dont Caïn était dépourvu. Aussi, d'un côté, respexit Dominus, avec complaisance; de l'autre, non respexit. Un signe extérieur, tel qu'un feu descendant dn ciel, manifesta sans doute les sentiment*, divins. — Iratusque est Çain„. Au lien de chercher dans sa cjnduite la cause de son insuccès, et d'y porter remède, sa violente colère devint bientôt visible sur sa physionomie : et concidit..., trait pittoresque.
6-7. Dieu condescend à lui donner un avertissement paternel. Ta» une première question, qua-
Gen. IV, 8-15.
pas récompensé? Et si vous faites mal, le péché ne 6era-t-il pas aussitôt à votre porte ? Mais votre concupiscence sera sous vous, et vous la dominerez.
8. Or Caïn dit à son frère Abel : Sortons dehors. Et lorsqu'ils furent dans les champs , Caïn se jeta sur son frère Abel et le tua.
9. Le Seigneur dit ensuite à Caïn : Où est votre frère Abel? Il lui répondit : Je ne sais. Suis- je le gardien de mon frère?
10. Le Seigneur lui repartit : Qu'avezvous fait? La voix du sang de votre frère crie de la terre jusqu'à moi.
11. Vous serez donc maintenant maudit but la terre, qui a ouvert sa bouche, et qui a reçu de votre main le sang de votre frère.
12. Quand vous l'aurez cultivée, elle ne vous rendra point son fruit. Vous serez fugitif et vagabond sur la terre.
13. Caïn répondit au Seigneur : Mon iniquité est trop grande pour que j'en obtienne le pardon.
14. Vous me chassez aujourd'hui de dessus la terre, et je m'irai cacher de devant v°tre face. Je serai fugitif et vagabond sur la terre. Quiconque donc me trouvera , me tuera.
15. Le Seigneur lui répondit : Non , cela ne sera pas; mais quiconque tuera Caïn en sera puni sept fois. Et le Seigneur mit un signe sur Caïn, afin que ceux qui le trouveraient ne le tuassent point.
autem maie, statïm in foribus peccatum aderit? sed sub te erit appetitus ejus, et tu dominaberis illius.