Dominus regnabit in seternum et ultra
19. Ingressus est enim eques Pharao cum curribus et equitibus ejus in mare, et reduxit super eos Dominus aquas maris; filii autem Israël ambulaverunt per siccum in medio ejus.
20. Sumpsit ergo Maria prophetissa, soror Aaron, tympanum in manu sua; egressaeque sunt omnes mulieres post eam cum tympanis et choris ;
21. Quibus prsecinebat, dicens : Cantemus Domino ; gloriose enim magnificatus est, equum et ascensorem ejus dejecit in mare.
ho van, c'est la Palestine, cm 11 conduit actuelle» ment son peuple. — Ascenderunt... , irati sunt. Hébr. : les peuples l'apprennent , et ils tremblent. Parmi les nations païennes alors domiciliées en Palestine, celles qui étaient le plus au sud sont mentionnées à part .-les Philistins au sud -ouest, les Iduméens et les Moabites au sud -est. Elles sont toutes comprises sous l'expression générale omnes habitatores Chanaan. Remarquez l'énergie de tous les verbes : dolores obtinuerunt..., obriguerunt. — Irruat... Les LXX et d'autres versions anciennes traduisent également par l'optatif ; les hébraïsants contemporains préfèrent l'emploi du futur. — Immobiles quasi lapis. Forte Image , qui marque en même temps la terreur et l'Impossibilité de nuire ; en effet , les Israélites devaient traverser le territoire de plusieurs de ces peuples, et s'installer victorieusement à la place des autres, ainsi que l'indique le contexte (donec ■pertranseat...). Cette installa-
non, Moïse, dans les dernières lignes de son cantique (vers. 17-18), la contemple comme un événement sûr et prochain , Dieu la voulant et l'ayant préparée de longue date. Les mots in monte hereditatis tuœ, firmissimo habitaculo, et sari ctuarium peuvent désigner soit la Palestine entière, soit les collines de Sion et de Moriah d'une manière plus spéciale. — In (Sternum et ultra. Hébr. : V'olam va'ed,, locution qui exprime l't avenir sans fin.
19. Conclusion historique et sommaire du chant criomphal. Ce verset est écrit en simple prose.
20-21. Maria..., soror Aaron. De mémo que Moïse présidait le chœur des hommes, de même sa sœur Miriam présidait celui des femmes, cpii répétait de temps à autre les premiers vers du cantique, par manière de refrain. Sur le nom de prophetissa, voyez Num. xn, 2, où il est dil expressément que Marie avait reçu des connu inicatlons divines. — Cum tympanis et choris. La
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Ex. XV, 22-27.
22. Tulit autem Moyses Israël de mari Rubro, el egressi sunt in de ertum Sur; ambulaveruntque tribus diebus per solitudinem, el non inveniebant aquam.
23. Etvenerunt in Mara; nec poterant bibere aquas de Mara, eo quod essent amarœ; unde et congruum loco noraen iruposuit, vocans illum Mara, id est araaritudinem.
24. Et raurmuravit populus contra Moj'sen, dicens : Quid bibemus?
25. At ille clamavit ad Dominum, qui ostendit ei lignum; quod cum inisisset in aquas, in dulcedinem versae sunt. Ibi v .mstituit ei prsecepta, atque judicia, et ibi tentavit eum,
26. Dicens : Si audieris voccm Domini Dei tui, et quod rectum est coram eo feceris, et obedieiïs mandatis ejus, custodiërisque omnia prœcepta illius, cunctum languorem, quem posui in iEgypto, non inducam super te; ego euim Dominus sanator tuus.
27. Venerunt autem in Elim filii Israël, ubi erant duodecim fontes aquarum, et septuaginta palmœ; et castrametati sunt juxta aquas.
22. Or Moïse fit partir les Israélitec île la mer Bouge, et ils entrèrent au dé ert
de Sur; et ayant mai «lans
le dé ert, ils ne trouvaient point d'eau.
23. Il; arrivèrent à Mara, et ils ne pouvaient boire des eaux de Mara, parce qu'elles étaient amères. C'est pourquoi on donna à ce lieu un nom qui lui était propre, en l'appelant Mara, c'est-à-dire amertume.
24. Alors le peuple murmura contre Moïse, en disant: Que boirons-nous ?
25. Mais Moïse cria au Seigneur, lequel lui montra un bois qu'il jeta dans les eaux, et les eaux devinrent douces. Dieu leur donna en ce lieu des préceptes et des ordonnances, et il y éprouva son peuple,
26. En disant : Si vous écoutez la voix du Seigneur votre Dieu et que vous lassiez ce qui est juste devant ses yeux, si vous obéissez h ses commandements et si vous gardez tous ses préceptes, je ne vous frapperai point de toutes les maladies dont j'ai frappé l'Egypte, |
que je suis le Seigneur qui vous guérît.
27. Les enfants d'Israël vinrent ensuite à Élim, où il y avait douze fontaines et soixante -dix palmiers, et ils campèrent auprès des eaux.
danse et le tambourin ont toujours été intimement unis en Orient. Cf. Jud. xi, 34; I Itcg. xvili, 6, etc., et V Allas archôol. de la Bible, pi. LX, fig. 14-16; pi. lxi, flg. 1,2, 7, 12. Le tambourin servait à marquer la mesure ; la danse, souvent associée à la religion, et où les deux sexes n'étaient jamais môles (voyez encore II Ueg. vi, 5; Ps. cxlix, 3; cl, 4), était très grave a l'origine et peu mouvementée; AU. archéol. de la Bible, pi. lx, flg. 10-12; pi. lxi, flg. 14.
Section III. — Itinéraire des Hébreux extre la mer Rouge et le Sixaï. XV, 22 — XVÏII , 27.
Ce vo3Tage, y compris les stations Intermédiaires, dura environ deux mois. La péninsule sinaïlique, qui sera pendant quelque temps le théâtre de l'histoire du peuple de Dieu, est en forme de cœur ou de triangle. Elle se compose de deux districts très dissemblables: au nord, le désert Et-Tih, plateau élevé, de calcaire grisâtre, qu'entoure une ceinture de sable jaune ou de grès; au sud, le massif gigantesque, nu, silencieux, confus du Sinaï, aux couleurs vraiment étranges, entrecoupé de vallées ou ouadls parfois assez fertiles. Voyez Vigouroux, Bible et découv., t. II, p. 469 et ss.; Atl.géogr., pi. v.
1° Les stations de Mara et d'Klim. XV, 22-27.
22-2G. Mara. — De mari Bubro. La tradition fixe comme point de départ la localité d'Ayoûu- Mouça, ou Fontaines de Moïse, située sur la rive orientale du golft de Suez, en face de l'Attâliah:
on y trouve de3 sources abondantes et une riche végétation. — In desertum Sur (hébr. : Sur). Co nom représente toute la région déserte qui, après avoir servi de limite à l'Egypte au nord -est (voir la note de xm, 20, et de Num. xxxm, 8), longe encore pendant quelque temps le golfe de Suez du côté de l'est. Ici c'est évidemment cette partie méridionale qui est désignée. — Ambulaverunt... Marche pénible sur le sable et le gravier, parfois entre des collines calcaires sans végétation; le manque d'eau ajoutait encore à lb fatigue. — Mara ne doit pas différer de Aïn- Aouara, station dont les eaux, tout imprégnées de nitre, sont encore réputées actuellement les plus mauvaises et les plus amères de la péninsule (de là la dénomination de Marah, amer). — Murmuravit populus. Que de fols nous entendrons ces murmures ingrats d'Israël contre le Seigneur et son représentant I — Ostendit ei lignum... Miracle évident. Quel était ce bois ? Peut-être n'avait -il par lui - même aucune vertu spéciale, hormis celle que Dieu lui communiqua pour la circonstance. — Ibi... tentavit. C.-à-d. que le Seigneur éprouva son peuple à Mara, et qu'il profita de cette occasion pour lui donner une leçon (l'hébreu emploie le singulier, au lieu du pluriel pracepta et judicia). Cette leçon est contenue au vers. 26 : qu'Israël obéisse a son Dieu , et 11 n'aura aucun mal à craindre.
27. Station d'Élim. Ce fut probablement la beUe vallée de Gharandel, aux frais herbages et aun
Ex. XVI, 1-7.