‹ La Sainte BibleChapitre 61 sur 1331 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

1. Mais Dieu s'étant souvenu de Noé, de toutes les bêtes sauvages et de tous les animaux domestiques quittaient avec lui dans l'arche, fit souffler un vent sur la terre, et les eaux commencèrent à diminuer.

2. Les sources de l'abîme furent fermées, aussi bien que les cataractes du ciel, et les pluies qui tombaient du ciel furent arrêtées ;

1. Recordatus autem Deus Noe, cunctorumque animantium, et omnium jumentorum, quai erant cum eo in arca, adduxit spiritum super terram, et imniinutse sunt aqua?.

2. Et clausi sunt fontes abyssi, et cataractœ caeli , et prohibitae sunt pluviie de caelo.

les eaux montent, montent toujours (17-20); la vie, au contraire, s'éteint et disparaît peu à peu (21-23). Deux points seulement ont besoin d'être relevés. 1» Aux vers. 19 et 20, l'universalité du déluge est décrite en termes très forts et très nets : operti sunt omnes montes..., et, détail si précis, quindecim cubitis (environ 8m ) allior fuit aqua. Les meilleurs exégètes catholiques sont toutefois d'accord aujourd'hui, pour dire qu'il n'est pas nécessaire d'entendre ces expressions d'une manière absolue, comme si elles signifiaient que l'Himalaya lui-même et les pics les plus élevés des Cordillères furent totalement recouverts par les eaux. D'autres passages du Pentateuque, tels que Gen. xu, 54 et ss., Deut. n, 25, etc., montrent qu'qn peut , sans s'écarter de la vérité , les •restreindre à l'ensemble de la région habitée par l'humanité primitive, c. -à-d. au massif dont l'Ararat est le centre. Là , du moins , toutes les montagies avaient disparu sous les eaux. Voyez le Man. libl., I, n. 323; Lambert, le Déluge mosaiÇHê, pp. 370-387 de la 2« fldit.; Eeusch, la

Bille et la nature, pp. 363-412 de la trad. franc. — 2° Quant aux mots universi homines du vers. 21, Ils doivent être pris strictement à la lettre, car le récit a montré que le déluge avait pour but principal de détruire tous les hommes, à part la famiUe de Noé ; créer des exceptions pour les nègres ou d'autres races, comme l'ont fait de nos Jours quelques interprètes même catholiques, serait aller contre l'intention directe et évidente de la narration. Ces concessions au rationalisme ne sont pas sans danger.

24. Durée totale de la croissance et de l'étti stationnaire des eaux du déluge.

3° La décroissance et la fin du déluge. VIII, 1-19.

Pour la grandeur, la beauté, le pittoresque, cette nouvelle description ne le cède en rien aux précédentes.

Chap. VTJL — 1-2. Recordatus... Deus. Bel anthropomorphisme, qui rappelle vr, 6 et 7. Dieu n'avait pas oublié Noé, car sa grâce veillait sur l'arche durant la terrible exécution de ses ven-

Mil, 3-12.

'>. lleversa?que snnt aqiue d «unies et redeuntei; et coeperunl minui poat centum quinqueginta diet-.

4. Requievitque arca menée septimo, vigesimo septimo djie mon is, super monte Armeniœ.

5. At voro aquae ibant et decrescebant usque ad deeiiiiuiu uienseiu ; decimo enim menée, prima die menai*, apparueruut oacumina ni.Hiiii.m.

6. Cumque transissent quadraginta dieu, aperient Nue feiiestramarcae,quam ii ceral , dimisit corvum;

7. Qui egrediebatur, et non revertebatur, donec siccarentur aquœ super terra m.

<S. Emisit quoque columbam post eum, ut videret si jam cessassent aqua? super faciera terrae.

9. Quœ cum non invenisset ubi requiesceret pes ejtis, reversa est ad eum in arcam; aquae enim erant super universani terram; extenditque manum, et apprehensam intulit in arcam.

10. Expectatis autem ultra septem diebus aliis, rursum dimisit columbam ex arca.

11. At illa venit ad eum ad vesperani, portans ramum olivae virentibus foliis in ore suo. Intellexit ergo Noe quod cessassent aquae super terram.

12. Expectavitque nihilominus septem alios dies; et emisit columbam, quae non est reversa ultra ad eum.

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