Le Seigneur dit aussi à Aaron
'.). Voue ne boirez point, vous et vos enfants, de vin, ni rien de ce qui peut enivrer, quand vous entrerez dans le tabernacle du témoignage, de peur que vous ne soyez punis de mort; parce que c'est une ordonnance éternelle pour toute votre postérité;
10. Afin que vous ayez la science de discerner entre ce qui est saint ou profane, entre ce qui est souillé et ce qui est pur ,
11. Etquevous appreniez aux enfants d'Israël toutes mes lois et mes ordonnances que je leur ai prescrites par Moïse.
12. Moïse dit alors h Aaron, et à Eleazar et Ithamar, ses fils qui lui étaient
pour les enterrer sommairement. — Sicut jacehaut. Détail pittoresque.
6-7. Moïse défend aux prêtres de porter le deuil de Nadab et d'Abiu , interdiction qui sera bientôt généralisée pour les prêtres, xxi , 10-12. Ce deuil, dans les circonstances actuelles, eût été comme une protestation contre la conduite du Seigneur. — Capita... nolite nudare: en coupant leurs cheveux, et en se les arrachant; ce qui était un signe de deuil. Cf. Esdr. ix, 3 ; Job, i, 20; Is. xv, 2, etc. — Vestimenta... scindere : autre signe de deuil en Orient. Cf. Gen. xxxvn, 29, 34; xliv, 13; Jos. vn, 6, etc. — Ne... super omnem cœtum... : à cause de la solidarité qui existe entre le peuple et ses prêtres. Cf. rv, 3. — Non egrediemini... : pour suivre le cortège funèbre. — Oleum quippe... Cf. vm, 30. L'onction sacerdotale était- un symbole d'union avec Dieu et de joie sainte; il eût été inconvenant de porter hors du tabernacle , surtout pour une cérémonie funèbre , l'huile sainte , tout humide encore sur les membres des prêtres.
2° Dieu interdit à ses prêtres de boire des liqueurs enivrantes quand ils seront dans l'exercice de leurs for.ctions, vers. 8-12.
8. Formule d'introduction. — Dixit... Dominus ud Aaron. Directement, ce semble, et sans Finte.médlalre de Moïse. Marque d'une grande intimer.
9. La prohibition. — Non seulement vinum, mais aussi omne quod inebriare potest. L'hébr. sèkar (LXX : <7:'/.£px) désigne habituellement toutes les boissons enivrantes, en dehors du vin. Les anciens en fabriquaient de bien des so tes, avec le miel, les dattes, le blé, l'orge, le millet, etc. — Qimntlo intratis... L'interdiction n'était donc pas absolue; elle ne s'appliquait qu'au teinpa où les prêtres étaient de service. Cf. Ez. xi.iv, SI.
10-11. Motifs de cette prohibition. — Ut habeatis scientiam... L'abus des liqueurs enivrantes enlève si aisément cette science et ce discernement I — Inter sanctum et profanum: ce qui était consacré au culte, et ce qui en devait être écarté. — Inter polliitum et mundum : autre distinction, dont les chap. xi-xv nous révéleront toute l'importance pour les prêtres théocratiqttcs. — Doceatisque. Rôle non moins important, car Aaron et ses fils n'avaient pas seulement a trancher des cas de conscience isolés ; ils devaient aussi instruire le peuple de ses devoirs relativement aux lois divines (légitima...). De même, et « a fortiori », pour les prêtres de la nouvelle Alliance.
3° L'emploi de la part des prêtres dans certains sacrifices, vers. 12-20.
12-15. Moïse rappelle à Aaron et à ses fils les ordres antérieurs de Jéhovah sur ce point. — Au vers. 12», la transition accoutumée : Lucu-
Lev. X, 13-19.
restés : Prônez le sacrifice qui est demeuréde l'oblation du Seigneur, et inangez-le sans levain près de l'autel, parce
que c'est une chose très sainte.
13.Voub le mangerez dans le lieu saint, comme ayant été donné à vous et à vos enfants, des oblations du Seigneur, selou qu'il m'a été commandé.
14. Vous mangerez aussi, vous, vos fils et vos filles avec vous, dans un lieu très pur, la poitrine qui en a été offerte et l'épaule qui a été mise à par(. Car c'est ce qui a été réservé pour vous et pour vos enfants, des hosties pacifiques des enfants d'Israël ;
15. Parce qu'ils ont élevé devant le Seigneur l'épaule, la poitrine et les graisses de la victime qui se brûlent sur l'autel, et que ces choses vous appartiennent, à vous et a vos enfants, par une ordonnance perpétuelle , selon l'ordre que le Seigneur en a donné.
16. Cependant Moïse, cherchant le bouc qui avait été offert pour le péché, trouva qu'il avait été brûlé; et s'irritant contre Eléazar et Ithamar, les fils survivants d'Aaron, il leur dit :
17. Pourquoi n'avez -vous pas mangé dans le lieu saint l'hostie qui s'offre pour le péché, dont la chair est très sainte, et qui vous a été donnée afin que vous portiez l'iniquité du peuple, et que vous priiez pour lui devant le Seigneur;
18. Et d'autant plus qu'on n'a point porté du sang de cette hostie dans le | sanctuaire, et que vous devriez l'avoir ' mangée dans I9 lieu saint, selon qu'il ; m'avait été ordonné?