Loquere Aaron et filiis ejus, et
rivile, le septième de l'année ccclésl istique des Hébreux. Voy. Ex. xn, 2, et le ce m nentaire. Il correspond à peu près à notre mois de septembre. — Affligetis animas... Expression générale en ellemême, qui désigne ici le jeûne, l'unique jeûne Imposé par la loi mosaïque. Cf. Is. lviii, 3, 5, 10; Act. xx vu, 19.
32-33. Rôle spécial du grand prêtre et résumé des cérémonies qu'il devra accomplir au jour solennel de l'Expiation.
34. Conclusion. Le Seigneur insiste encore sur l'importance de la fête, et le narrateur ajoute que les ordres divins furent exécutés (fecit, s.- ont. <i Aaron 3>). — Sur la manière dont les Israélites contemporains célèbrent le Yôm Itippour, voyez Buxtorf, Synagoga juclaica, cap. xxxvr; Otho, Lexicon rabbinieo -philologicum , pp. 216 et ss. — Cette solennité exprimait en grand, et avec une énergie particulière, ce que chaque sacrifice « pro peccato » proclamait en détail : la nature humaine est profondément viciée et corrompue ; la nation sainte elle - même doit faire pénitence; surtout, les sacrifices sont tous insuffisants, et lu Rédempteur promis réparera seul complètement toutes les fautes. En effet, conrme les saints Pères l'ont dit fréquemment à la suite de saint Paul, c'est Jésus -Christ qui est notre vrai bouc émissaire, et « toute la cérémonie qui se pratiquait à la fête do l'Expiation était figurative..., et l'Apôtre nous en développe le mystère dans l'Épitre aux Hébreux (îx, 11 et ss. ). Le grand prêtre qui entrait dans le Saint dus sain ta
avec le sang des victimes, marquait Jésus-Christ, qui est le Pontife des biens à venir; qui entre, non pas dans un sanctuaire fait de la main îles hommes, ni avec le sang des boucs et des taureaux , mais qui entre dans le sanctuaire éternel avec son propre sang. Il entre dans le ciel, pour se présenter à son Père et pour intercéder pour nous. Il n'a pas besoin, comme lu grand prêtre des Juifs, d'entrer dans ce sanctuaire tous les ans, avec un sang étranger; il est entré une fuis dans le ciel, après avoir détruit le péché par sa mort. Le même apôtre remarque que, comme on brûle hors du camp les corps des animaux dont on porte le sang dans le sanctuaire, ainsi Jésus a voulu mourir hors de la ville, pour sanctifier le peuple par son sang. » Calmct, Comment, littéral sur le Lévit., p. 770. Cf . Théodorct, Quœst. xxii in Levit.