CHAPITRE XVI
t. En ce même temps, Coré, fils d'Itaar, qui était fils de Caath, comme Caath était fils de Lévi , Dathan et Abiron, fils d'EIiab, et Hon, fils de Phéleth, qui était l'un des fils de Euben,
2. se soulevèrent contre Moïse, avec deux cent cinquante hommes des enfants d'Israël, qui étaient des principaux de la synagogue, et qui au temps des assemblées étaient appelés et distingués d'entre les autres par leur nom.
3. S'étant donc soulevés contre Moïse et contre Aaron, ils leur dirent : Que cela vous suffise! car tout le peuple est un peuple de saints, et le Seigneur est avec eux. Pourquoi vous élevez -vous au-dessus du peuple du Seigneur?
1. Ecce autem Core, filius Isaar, filii Caath, filii Levi, et Dathan atque Abiron, filii Eliab, Hon quoque, filius Phéleth, de filiis Euben,
2. surrexerunt contra Moysen, aliique filiorum Israël ducenti quinquaginta viri proceres synagogœ, et qui tempore concilii per nomina vocabantur.
3. Cumque stetissent adversum Moysen et Aaron, dixerunt : Sufficiat vobis, quia omnis multitudo sanctorum est, et in ipsis est Dominus. Cur elevamini super populum Domini?
des commandements du Seigneur, et par là même une excitation perpétuelle à l'obéissance. — Nec sequentur... « La liberté qu'on donne aux sens, et surtout aux yeux, . dispose le cœur à suivre l'impression des objets sensibles et agréables. » Calmet, h. I. — Les Juifs ont été fidèles jusqu'à notre époque à l'usage des franges sacrées. Elles sont mentionnées plusieurs fois dans l'Évangile, où nous apprenons que Jésus-Christ lui-même les a portées. Cf. Matth. ix, 20 ; xxm, 5, etc. Quelques peuples païens en usèrent aussi, comme on le voit par les monuments égyptiens et assyriens (AU. arch., pi. cix, flg. 3, 8).
| IL — Dieu venge l'autorité de Moïse et le sacerdoce d' Aaron , injustement attaqués. XVI, 1 —XVII, 13.
1» Révolte de Coré, Dathan et Abiron. XVI, 1-17,
Beau récit d'un douloureux événement. Le narrateur n'en marque ni l'époque ni le théâtre.
Chap. XVI. — 1-2. Les révoltés. — Les chefs sont signalés nommément au vers. 1. Le lévite Coré parait avoir été l'instigateur principal de la rébellion ; de là l'expression « la bande de Coré », employée plus bas à diverses reprises. Cf. xxn, H ; xxvn, 3, dans l'hébreu. Isaar étant frère «JAniram, le père de Moïse et d' Aaron (cf. Ex.
VI, 18), Coré était par là même le cousin de ceux qu'il allait si violemment attaquer. — Trois Rubénites s'étaient associés à son complot criminel : Dathan, Abiron, ...Hon quoque. Il ne sera plus fait mention de ce' dernier dans la suite du récit; peut-être céda-t-û à un mouvement de repentir après le grave avertissement de Moïse (vers. 4-7). — Surrexerunt contra Moysen: et davantage encore contre Aaron, ainsi qu'il ressortira des faits. — Aliique filiorum... C'étaient les coalisés secondaires, quoiqu'ils fussent tous, comme s'exprime l'hébreu, « princes de la communauté, appelés à l'assemblée (aux conseils), hommes de nom. »
3. Motif de la révolte , clairement exprimé dans les paroles arrogantes des rebelles. — Sufficiat vobis. Hébr. : « Assez pour vous 1 » Vous avez joui suffisamment de vos privilèges ; c'est notre tour maintenant. — Omnis multitudo sanctorum. Toute la nation étant sainte (cf. Ex. xxx, 6) et consacrée directement à Dieu, elle ne devait avoir d'autre chef que Dieu même. Comme tant d'autres depuis, ces révoltés masquent soua un pieux langage et sous un prétexte égalitaire leur vif désir de domination. Coré , d'après le vers. 10, revendiquait le sacerdoce pour tous les Lévites, et sans doute le souverain pontificat pour lui - même ; quant aux RubénHes , u senibl*
Num. XVI, 4-13.
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multitudioem : Mane , inquil , notum £aciet Dominua qui ad ne pertineant, el BanctoB applicabit sibi ; et quos eleg appropinquabunt ci.
6. Il ' i itur facite : Tollat unnsquisque thuribula sua, tu, Core, et oinne concilium tuiim ;