C'est là l'eau de contradiction
où Les enl'.ints d'Israël murmurèrent contre le Seigneur, e1 où il lit paraître .sa puissca au milieu d'eux.
14. Cep iya de ( Sadès des ambassadeurs au roi d'Edoro pour lui dire : Voici ce que vous mande frère Israël. \ tous les maux que nous avons soufEertS;
15. comment nos pères étant descendus en Egypte, nous y avons habité longtemps, el les Égyptiens nous ont affligés, nous et nos pères;
16. et comment enfin ayant crié au Seigneur, il nous a exaucés et a envoyé son ange, qui nous a fait, sortir de l'Egypte. Nous sommes maintenant dans la ville de Cadès, qui est à l'extrémité de votre royaume.
17. Nous vous conjurons de nous permettre de passer par votre pays. Noms n'irons point h travers les champs ni dans les vignes, et nous ne boirons point des eaux de vos puits ; mais nous marcherons par le chemin public, sans nous détourner ni à droite ni à gauche, jusqu'à ce que nous soyons passés hors de vos terres.
18. Edom leur répondit : Vous ne passerez point sur mes terres, autrement j'irai en armes au-devant de vous.
19. Les enfants d'Israël lui répondirent : Nous marcherons par le chemin
13. Conclusion. — Contradictionis. Hébreu : m'rîbah. Le nom complet est il'rlbah Eâdcs (xxvii, 14; Deut. xxxn, 15), pour empêcher de confondre cette localité avec M'rîbah de l'Exode, xvn , 2 et ss. — Et sanctificatus est : dans le sens de « gloriflcatus est » ; résultat soit du miracle, soit du châtiment infligé aux deux frères.
2° Les Iduméens refusent aux Hébreux l'autorisation de traverser leur territoire. XX, 14-21.
14-17. La requête de Moïse. — Misit interea. Environ trois mois plus tard , comme on le voit en rapprochant xxxm, 38 de xx, 1. Ce dut être une période de réorganisation du peuple en vue de la conquête de Chanaan, désormais très prochaine. — Ad regem Edom ; et aussi au roi de Moab, d'après Jud. xi, 17. Moïse a renoncé à aborder la Palestine de front, c.-à-d. par la frontière méridionale, très fortement gardée; c'est du côté du sud -est qu'il songe maintenant à y pénétrer. Un regard jeté sur la carte ( voyez VAtl. geogr., pi. v) montre que de Cadès, situé uu flanc de l'Azâziuieh, la vole la plus courte
pour atteindre ce district consistait à gagner la vallée profonde de l'Arabah , puis a franchir les montagnes de l'Idumée par l'ouadi El-Glrawéir, au-dessus de Pétra, et à remonter directement au nord. — Qui dicerent... Message des plus habiles, où la demande proprement dite (vers. 17) est appuyée sur un assez long exorde (14b-16 >, qui résume fort bien l'histoire antérieure d'Israël. Notez le trait frater tuus. destiné à attendrir les Iduméens, en leur rappelant leur communauté d'origine avec les Hébreux : Ésaiï, ou Edom, et Jacob étaient frères. — La requête même est extrêmement modeste pour le fond et pour la forme. Moïse promet de ne rien endommager, de respecter les puits, ce bien si précieux en Orient, d'aller droit à son but par le a chemin du roi » (via publica de la Vulgate), c.-à-d. par les routes principales.
18-21. Refus du roi d'Édom, avec des menaces à l'appui (alioquin armatus...) , et suivi bientôt d'un commencement d'exécution de ces menaces. — Quamobrem divertit... Les Hébreux, comp-
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ordinaire ; et si nous buvons de vos eaux, nous et nos troupeaux,- nous payerons ce qui sera juste ; il n'y aura point de difficulté pour le prix ; souffrez seulement que nous passions sans nous arrêter.
20. Mais il répondit : Vous ne passerez point. Et aussitôt il marcha au-devant d'eux avec une multitude infinie et une puissante armée ;
21. et quelques prières qu'on lui fît, il ne voulut point les écouter, ni accorder le passage par son pays ; c'est pourquoi Israël se détourna de ses terres.
22. Et ayant décampé de Cadès, ils vinrent à la montagne de Hor, qui est sur les confins du pays d'Edom.