Heureux résultat de la victoire
3° La bénédiction de Melchisédech, vers. 17-24.
17. Deux grands personnages viennent au-devant d'Abram pour le féliciter. Le premier est le rex Sodomorum , le successeur du roi qui avait été tué dans la vallée de Siddim, vers. 10. La rencontre eut lieu in valle Save, nommée plus tard vallis Régis (Cf. II Reg. xvm, 18), probablement la vallée du Cédron, à l'E. de Jérusalem.
18. L'autre personnage était Melchisédech, si vénérable et si mystérieux, prêtre et roi tout ensemble. Il apparaît tout à coup , à la façon d'un météore, pour disparaître aussitôt que son rôle aura été rempli. La Bible ne le mentionne qu'en deux autres passages : Ps. cix, 4, comme emblème d'un nouveau sacerdoce, distinct de celui d'Aaron; )lc r. vu, où Jésus-Christ nous est présenté comme
ayant été consacré prêtre selon ce nouvel ordre. — Rex Salem: probablement de Jérusalem. — Panem et vinum : au dire des exégètes hétérodoxes , pour réconforter les combattants épuisés ; d'après les Pères et les auteurs catholiques, comme double matière du sacrifice d'action de grâces que Melchisédech se proposait d'offrir. Les mots erat enim ( hébr. : « et erat » ) sacerdos... exigent cette interprétation ; car pourquoi un tel rapprochement, s'il s'agissait d'un simple acte d'humanité, et non d'un acte religieux ? De plus, le? vivres ne devaient pas manquer dans le butin conquis. — Dei altissimi ( hébr. : ^El 'élyôn ) : du vrai Dieu , par conséquent.
19-20. Benedixit ei, pour attirer sur lui toutes les faveurs célestes. La formule de bénédiction nous a été conservée (19b-20»). Elle se compose de deux parties, mises en corrélation et en gradation ascendante : 1° Benedictus Abram...; 2° 6enedictus Deus excelsus (encore 'El 'élyôn), le véritable triomphateur : quo protegente... — Et dédit ei décimas. Grammaticalement, la phrase est ambiguë ; mais non logiquement. C'est Abram qui donna à Melchisédech , en échange de sa bénédiction et pour reconnaître ses droits sacerdotaux , la dîme payée aux prêtres dès une très haute antiquité. Voir, Hebr. vn, le beau raisonnement que saint Paul appuie sur cet acte d'Abram, pour démontrer la supériorité du sacerdoce de Jésus- Christ sur celui d'Aaron.
21. Le roi de Sodome veut également se montrer généreux. Il se contente de demander à Abram animas , c.-à-d. ceux de ses sujets qui avaient été
or.
ÛBN. XIV, 22 — XV, 4.
22. Qui respondit ei : Lovo manum raeam ad Dominum I >euro exceli um, pos- «essorera cœli el teri a ,
•j.'5. Quod a filo Bubt< que ad
corrigiam caligœ, non accipiam ex omnibus qu83 tua sunt, ne dicas : Ego ditavi Abram ;
24. Exceptis liis, quse comcderunt juvénes,et partibus virorura,qui venerunt mecum, Aner, Escol, et Manibre; istî accipient partes suas.
'JJ. Abram lui répondit : Je lève la main et je jure parle Seigneur le Dieu très haut, possesseur du ciel et de la terre,
23. Que je ne recevrai rien de tout ce qui est ;i VOUS, depuis le moindre 61 jusqu'à une courroie de sandale; afin que vous ne puissiez pas dire : J'ai enrichi Abram.
24. J'e\cepte seulement ce que mes gens ont pris pour leur nourriture, et ce qui est dû à ceux qui sont venus avec moi, Aner, Escol et Mambré, qui pourront prendre leur part du butin.