dit aux ai .Madian : < 'e
peuple exterminera tous ceux qui demeun c >mme le b euf
a coutume de brouter les herbe la racine. Balac t en ce temps-là, i roi de Moab.
5. Il envoya donc des ambassadeurs a Balaam, fil de Béor, qui était un devin, et qui demeurait près du fleuve du pays des enfants d'Ammon, afin qu'ils le lissent, venir, et qu'ils lui dissent : Voilà un peuple sorti d'Egypte qui couvre toute la face de la terre, et <|iii s'est établi près de moi.
6. Venez donc pour maudire ce peuple, parce qu'il est plus fort que moi; afin que je tente si je pourrai par quelque moyen le battre et le chasser de mes terres. Car je sais que celui que vous bénirez sera béni, et que celui sur qui vous aurez jeté la malédiction sera maudit.
d'oasis assez fertile, arrosée par plusieurs ruisseaux qui descendent des montagnes moabites. — Ubi trans Jordanem Jéricho : trait destiné à bien préciser la situation géographique des 'Arbôç Mo'ab au moyen de celle de Jéricho, ville si connue.
2-4. Inquiétudes du roi de Moab. — Balac, filius Sephor (hébr. : Sippor). De la note ultérieure, dixit ad majores nalu Madian (vers. 4), on a conclu à bon droit, ce semble, à la suite des Targums, que Balac était un Madianite, et qu'il avait usurpé le trône de Moab à la suite des victoires de Séhon (xxi, 26), qui avaient tant affaibli ce peuple. — Et impetum ejus... Dans l'hébreu : parce qu'il < Israël ) était nombreux. Les Moabites ne pouvaient se douter qu'il avait été interdit à la nation théocratique de les attaquer (cf. Deut. n, 9); et ils tremblaient avec raison, en pensant d'une part aux récent;: triomphes qui l'avaient mise en possession de Galaad et de Basan, d'autre part à leur propre refus, insolent et téméraire, de lui laisser traverser leur territoire (Jud. xi, 17). — lia delebit... Littéralement : Maintenant cette multitude va brouter tous nos alentours, comme le bœuf broute la verdure des champs. Comparaison énergique, qui concorde fort bien avec les habitudes pastorales de Moab et de Madian.
5-6. Envoi d'une première ambassade à Balaam. — Ad Balaam (hébr.: Bil'âm)... ariolum (ce mot manque dans le texte primitif). Personnage étrange, sur lequel les interprètes ont beaucoup discuté depuis les premiers siècles de notre
ère. Josèphe, Philon, Origine, saint Ambroise, saint Augustin, etc., le traitent absolument comme un faux prophète (« prophetam non Dci, sed diaboli, i> dit Cornélius a Lap. ); au contraire, d'après Tertullien, saint Jérôme, etc., il eût été un prophète proprement dit, mais que son avarice aurait perdu. Le présent épisode le manifeste, en effet, successivement sous ces deux aspects. Il semble avoir connu et adoré le vrai Dieu, auquel il donne même à plusieurs reprises (vers. 8, 18, 19, etc.) le nom sacré de Jéhovali ; on dirait aussi que les traditions antiques d'Israël ne lui étaient pas inconnues (voyez la note de xxin, 10). D'un autre côté, il procède à la façon des devins païens pour obtenir des révélations (xxiii, 3,5; xxiv, 1) ; et surtout, la Bible lui applique (Jos. xm, 22) la dénomination de qosem, toujours prise en mauvaise part, et qui désigne les magiciens et sorciers qu'il fallait extirper de la nation sainte (cf. Deut. xvui, 10-12). Le bien et le mal s'unissaient donc en lui, et, comme plus tard Simon le Magicien, il était prêt à trafiquer des dons divins. L'Esprit de Dieu, qui souffle où il lui plaît, usa de Balaam pour de glorieuses révélations; puis il brisa cet instrument coupable. — Qui habitabal... D'après l'hébreu : A Péthor, qui est sur le fleuve, au pays des fils de son peuple. « Le fleuve * par excellence c'est l'Euphratè, comme en d'autres S. Péthor, Pîtru des inscriptions cunéiformes, était une ville bâtie au confluent du Sagur et de l'Euphratè, dans la Mésopotamie. Cf. xxni, 7; Deut. xxm, 4; Vigouroux, fiibli
Nom. XXII, 7-17.
7. Les vieillards de Moab et les anciens de Madian s'en allèrent donc, portant avec eux de quoi payer le devin ; et étant venus trouver Balaarn, ils lui exposèrent tout ce que Balac leur avait commando de lui dire.
8. Balaam leur répondit : Demeurez ici cette nuit, et je vous dirai tout ce que le Seigneur m'aura déclaré. Us demeurèrent donc chez Balaam, et Dieu, étant venu à lui, lui dit :