Celle-ci dit à sa maitresse
Plût à Dieu que mon seigneur füt allé vers le prophète qui est à Samarie ! assurément, il l'aurait guéri de la lèpre qu’il a.
4. C'est pourquoi Naaman entra auprès de son maître, et lui dit :
Ainsi et ainsi a parlé une fille de la terre d'Israél.
ὃ. Et le roi de Syrie lui dit : Va, et jenverrai une lettre au roi d'Israël. Lorsque Naaman fut parti, et qu'il eut pris aveclui dix talents d'argent, six mille sicles d'or et dix rechanges de vétements,
6. Il porta au roi d'sraél 8 lettre du roi de Syrie en ces termes : Lorsque vous recevrez cette lettre, sachez que je vous envoie Naaman, mon serviteur, afin que vous le guérissiez de sa lèpre.
7. Et lorsque 16 roi d'Israël eut lu la lettre, il déchira ses vétements, et dit : Suis-je Dieu, moi, pour que je puisse tuer et faire vivre, puisque ce roi envoie vers moi, afin que je guérisse un homme de sa lèpre ? Remarquez
[cu. v.)
et voyez quil cherche des occasions contre moi.
8. Lorsque Elisée, l'homme de Dieu, eut appris cela, c'est-à-dire que le roi d'Israël avait déchiré ses vêlements, il envoya vers lui, disant : Pourquoi avez-vous déchiré vos vêtements? Qu'il vienne à moi, et qu'il sache qu'il y a un prophète dans Israël.
9. Naaman vint donc avec ses chevaux et ses chars, et se tint à la porte dela maison d'Elisée.
10. Et Elisée lui envoya un messager, disant : Va, et lave-toi sept fois dans le Jourdain, et ta chair sera guérie, et tu deviendras net.
11. Naaman irrité se retirait, disant : Je croyais qu'il sortirait vers moi, et que, se tenant debout, il invoquerait le nom du Seigneur son Dieu, qu'il toucherait de sa main l'endroit de la lepre et me guérirait.
12. Est-ce qu'Abanà et Pharphar, fleuves de Damas, ne sont pas meilleurs que toutes les eaux d'Israël, pour que je m'y lave et que je devienne net? Comme done il s'était tourné, et qu'il s'en allait indigné,
5. Le {alent d'argent valait à peu prés 4,414 fr. 50; et le sicle d'or environ 10 fr. 51. — Dix rechanges de vélemenls ; ou dix vélements de rechange; c'est-à-dire dix tuniques et dix manteaux; car les vétements ordinaires étaient la tunique et le manteau. (Compar. Juges, xiv, 12). La coutume des Orientaux, de ne point porter des habits justes au corps, permettait d'en offrir méme à des personnes qu'on ne connaissait pas.
12. * Abana et Pharphar. « Quelques-uns croient que l'Abana est l'Oronte; d'autres que c'est le Chrysorrhoas des Grecs et le Barrada des Musulmans. Des savants non moins estimables pensent devoir appliquer la dernière de ces dénominations au Pharphar. Peut-être ne serait-il pas déraisonnable de conjecturer que le Pharphar et l'Abana ne sont que deux branches d'un méme fleuve. Quoi qu'il en soit de ces opinions, c'est surtout au Barrada que Damas doit la beauté et la fertilité de sa plaine. Sa source est au mont Liban. 11 se divise aujourd'hui en sept branches : ce sont autant de rivières! qui arrosent les jardius du dehors, pénètrent par divers canaux dans ceux de l'intérieur, fournissent de l'eau aux bains qui sont en grand nombre, aux fontaines publiques, aux bassins, au chàteau-fort, se réunissent ensuite à peu de distance de Damas, coulent en un seul fleuve peudant quelques lieues et vont se perdre dans un grand lac que les Arabes appellent Behairat-el-Mardi, la mer du Pré. » (DE Ginams.)
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18. Ses serviteurs s’approchèrent de lui, et lui dirent : Père, quand même le prophète vous aurait dit une chose importante, vous auriez dû certainement la faire; combien plus lorsqu'il vous a dit maintenant : Lave-toi, et tu deviendras net.
14. Il descendit et se lava dans le Jourdain, sept fois, selon la parole de l'homme de Dieu, et sa chair fut rendue comme la chair d'un petit enfant, et il devint net.
15. Et, étant retourné vers l'homme de Dieu avec toute sa suite, il vint et s'arréta devant lui, et dit: Je sais certainement qu'il n'y a point d'autre Dieu dans loute la terre, si ce n'est dans Israël. C'estpourquoijeteconjure de recevoir une bénédiction de ton serviteur.
16. Mais Elisée lui répondit : Il vit, le Seigneur devant lequel je suis! je ne la recevrai pas. Et quoique Naaman fit instance, il n'y consentit nullement.
17. Et Naaman dit : Comme tu veux ; mais, je te conjure, accor-
Cuar. V. 14. Luc, iv, 21.
de à moi, ton serviteur, d'emporter la charge de deux mulets de terre; car, à lavenir, ton serviteur n'offrira plus d'holocauste ou de victime à des dieux étrangers, mais seulement au Seigneur.
18. La seule chose pourlaquelle je désire que tu pries le Seigneur pour ton serviteur, c'est que quand mon seigneur entrera dans le temple de Remmon pour adorer, en s'appuyant sur ma main, sij'adore dans le temple de Remmon, lui adorant dans le méme lieu, le Seigneur me pardonne cette action, à moi, ton serviteur.
19. Elisée lui répondit : Va en paix. Il s'en alla donc d'aupres de lui, dansle plus beau temps de la terre.
20. Alors Giézi, serviteur de l'homme de Dieu, dit : Mon maitre ἃ épargné ce Naaman de Syrie au point de ne pas accepler ce qu'il a apporté. Le Seigneur vit!
je courrai aprés lui, et jerecevrai de lui quelque chose.