A table; littér. couché. Voy. u
10. Que l’on dise, elc. Que l'on prononce des bénédictions sur ta femme, etc.; c'està-dire, que l'o.. proclame heureux ta femme et tes parents.
1. Disant en lui-même, se disant en lui-même. Compar. II Rois, 1x, 1. — * Les chapitres x et xi forment la cinquième section et racontent le retour de Tobie à Ninive.
Q8 TOBIE
2. Penses-tu que Gabélus soit mort, et que personne ne pourra lui rendre l'argent?
3. ll commenca donc à s’attrister extrémement, lui-même, et Anne sa femme avec lui; et ils commencèrent tous deux à pleurer ensemble de ce qu’au jour marqué leur fils ne revenait point vers eux.
4. Sa mere pleurait donc avec des larmes qu'elle ne pouvait retenir, et elle disait : Hélas, hélas, mon fils! pourquoi t'avonsnous envoyé en pays étranger, toi, la lumiere de nos yeux, le bâton de notre vieillesse, le soulagement de notre vie, l'espérance de notre postérité ?
5. Ayant en toi seul toutes choses réunies, nous ne devions pas t'envoyer loin de nous.
6. Tobie lui disait : Tais-toi, ne te trouble point, notre fils est en bonne santé ; ilest tres fidèle, cet homme avec qui nous l'avons envoyé.
7. Mais cela ne pouvait en aucune maniere la consoler; car sortant chaque jour, elle regardait de tous côtés, et parcourait les chemins par lesquels il lui semblait qu'il devait revenir pour le voir venir de loin, si elle pouvait.
8. Cependant Raguel disait à son gendre : Demeure ici, et moi, jenverrai des nouvelles de ta santé à Tobie, ton père.
9. Tobie lui dit : Je sais parfaitement que mon père et ma inere
CHAP. X. 4. Supra, v, 23.
[cH. ΣΙ.
comptent maintenant les jours, et leur esprit est tourmenté en eux.
10. Enfin, comme Raguel priait Tobie avec beaucoup d'instances, et que celui-ci ne voulait en aucune maniere l'entendre, il lui remit Sara, et la moitié de tous ses biens en serviteurs, en servantes, en troupeaux, en chameaux, en vaches et en une grande quantité d'argent, et il le laissa aller plein de santé et se réjouissant,
11. Disant : Que l'ange saint du Seigneur soit en votre chemin, et quil vous conduise exempts de tout mal; que vous puissiez trouver tout parfaitement bien auprès de vos parents, et que mes yeux voient vos enfants, avant que je meure.
12. Et les parents, prenant leur fille, la baisèrent et la laisserent aller,
13. L'avertissant d'honorer son beau-père et sa belle-mère, d'aimer son mari, de diriger sa famille, de gouverner sa maison, et de se conserver elle-même irréprochable.