Et depuis ce temps-là ces
24, 26. Phur. Voy. m, 7. — Phurim; plur. hébreu de Phur. — Dans le rouleau, etc. Les lettres et les livres qui sont souvent exprimés en hébreu par le méme mot, s'écrivaient sur des feuilles de papyrus, de parchemin, etc. On les roulait autour d'un báton (de là le mot rouleau ou volume), et quand elles étaient ainsi roulées, on les arrétait avec un petit cordon; ce qui faisait qu'on pouvait facilement y apposer un sceau.
26. * Ces jours ont été appelés Phurim, c'est-à-dire la fête des Phurim. La fête des Phurim est encore célébrée dans les synagogues. Le 13 adar, veille de la fête, est un jour de jeûne. Le soir de ce jour, la fête commence, et le livre d'Esther est lu en entier. Le lecteur prononce trés rapidement le passage 1x, 1-9, dans lequel on trouve les noms d'Aman et de ses fils, et, autant que possible, sans reprendre haleine, pour signifier qu'ils furent pendus tous à la fois. Pendant ce temps les assistants font du bruit. Cette lecture est répétée de la méme manière le matin du 14 adar. La soirée se passe dans de grandes réjouissances. — Les manuscrits hébreux repro. duisent les vers. 1, 8, 9. du ch. ix sous forme de trois colonnes perpendiculaires, comme pour représenter les dix fils d'Aman. nendus à trois cordes parallèles, au nombre de 3, 3 et 4.
jours ont été appelés phurim, c'est-à-dire jour des sorts, parce que 16 phur, c'est-à-dire le sort, avait été jeté dans l'urne. Et tout ce qui s'est passé est contenu dans le rouleau de cette lettre, c'est-à-dire du livre de Mardochée ;
27. Tout ce qu'ils souffrirent, et les changements qui survinrent. Les Juifs prirent pour eux, pour leur race, et pour tous ceux qui voulurent s'associer à leur religion, l'engagement qu'il ne serait permis à personne de passer sans solennilé ces deux jours, que cet écrit indique, et qui demandent des temps déterminés, les années se succédant sans interruption.
28. Ce sont ces jours qu'aucun oubli n'effacera jamais, et qu'à chaque génération toutes les provinces célébreront dans l'univers entier; et il n'est aucune ville en laquelle les jours des phurim, c'est-à-dire les jours des sorts, ne soient observés par les Juifs, et parleur race, qui est liée par ces cérémonies.
99. Et la reine Esther, fille d'Abihail, et Mardochée, le Juif, écrivirent encore une seconde lettre, afin que ce jour füt ratifié avec tout le zèle possible dans l'avenir.