Semblable à celle de Dieu
10. Béhémoth; à la lettre, 26008 d'une énorme grosseur, est ici un pluriel d'excellence. Quant à l'animal particulier que ce mot désigne, c'est la baleine, selon les anciens interprètes ; l'éléphant, selon quelques modernes; mais Bochart semble avoir p’ouvé qu'on doit l'entendre de l’hippopotame. Les Pères de l'Eglise appliquent au
41. Sa force est dans ses reins, et sa vertu dans le nombril de son venire.
12. Il serre sa queue qui est semblable à un cèdre; les nerfs de ses cuisses sont entrelacés.
18. Ses os sont des tuyaux d'airain, ses cartilages comme des James de fer.
14. Cest lui qui est le commencement des voies de Dieu; celui qui l'a fait appliquera son glaive.
15. C'est pour lui que les montagnes portent des herbes; toutes les bêtes de la campagne viendront se jouer là.
JOB
[c. xr.]
16. Il dort sous l'ombre, dans le secret des roseaux et dans des lieux humides.
17. Des ombres couvrent son ombre, et les saules du torrent l'environneront.
18. Voici qu'il absorbera un fleuve, et il ne s'en étonnera point;il a mémela confiance que le Jourdain viendra couler dans sa bouche.
19. On le prendra par les yeux comme à l'hamecon, et, avec des harpons, on percera ses narines.
20. Pourras-tu enlever Léviathan à l'hamecon, et avec une corde lier salangue?
démon ou aux méchants animés de son esprit ce qui est dit ici de Béhémoth. — * Le nom de Béhémoth est hébreu, mais il a été vraisemblablement choisi à cause de sa ressemblance avec le mot égyptien Pehemouth, l'hippopotame, littéralement le bœuf d'eau, composé de p, article, ehe bœuf, et out eau. Il se nourrit d'herbe comme le bœuf. Ce trait est relevé parce qu'il est surprenant dans un animal qui vit dans l'eau. C'est parce qu'il est herbivore que cet animal est malfaisant. Il ravage pendant la nuit les récoltes sur les bords du Nil.
11. * Plusieurs commentateurs ont cru reconnaitre l'éléphant dans Béhémoth. Le trait que nous avons ici : sa vertu dans le nombril de son ventre convient parfaitement à l'hippopotame, mais non point à l'éléphant dont la peau du ventre est assez tendre.I Mac., vi, 46, Eléazar tue un éléphant en lui percant le ventre.