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Alors, j'ai dit : Me voici, je viens

En téte d'un livre, il a été écrit

Jai annoncé et j'ai parlé :

elles ont été multipliées sans nombre.

Ps. XXXIX. .ד‎ Héb., x, 5

de moi, | 9. Que j'accomplisse votre volonté (mon Dieu, je l'ai voulu), et

5-6. * Heureux l'homme qui se confie en Dieu, dont les merveilles sont sans nombre!

6. Et dans vos pensées, etc. Personne n'a des pensées aussi profondes et aussi élevées que les vótres. Or, le mot pensées comprend aussi les desseins et les jugements. — J'ai annoncé, etc.; c'est-à-dire, suivant l'explication de Symmaque et de saint Jéróme, lorsque j'ai voulu annoncer ces pensées et en parler, elles se sont trouvées en trop grand nombre pour pouvoir être racontées. — Elles ont été mullipliées (vos pensées); le verbe en latin est au masculin : multiplicati, parce que l'auteur de la Vulgate l'a fait concorder, non pas avec le latin cogitationes, qui est du féminin. mais avec le grec dialogismoi, qui est du masculin, et dont cogitationes est la traduction. Ce genre d'anomalie se trouve encore dans le livre de la Sagesse (1, 1), où le neutre Aoc quod concorde, non avec le latin spirilus, qui est du masculin, mais avec le grec pneuma, qui signifie aussi esprit, mais qui est du genre neutre.

1-9. * Comment remercier Dieu de ses bienfaits? Par des sacrifices? Non, par l'obéissance.

1. Vous m'avez parfaitement disposé les oreilles. Le texte hébreu porte : Vous m'avez percé les oreilles; ce qui, selon bien des interprètes, serait une allusion à la coutume des anciens hébreux, chez lesquels on percait une oreille à l'esclave qui ne voulait pas quitter son maître à l'année sabbatique (voy. Exode, xxt, 5-6; Deutér., xv, 11). Ce percement de l'oreille était un signe symbolique d'acquiescement et d'obéissance. On peut remarquer que la lecon de la Vulgate n'est pas opposée à celle du texte primitif, bien qu'elle ne soit pas aussi explicite. Les éditions des Septante, la plupart des Péres grecs ou latins et saint Paul lui-méme, appliquant ce texte à Jésus-Christ (Hebr., x, 5), porte : Vous m'avez préparé, adapté un corps; ce qui caractérise plus expressément le sacrifice de Jésus-Christ.

8. En téle d'un livre. C'est ainsi qu'on lit dans la Vulgate et les Septante; l'hébreu porte dans un rouleau de livre; sens que quelques-uns donnent aussi à la traduction des Septante. D'autres, se fondant principalement sur ce que Jésus-Christ dit dans saint Luc (xxiv, 25-27, 44) et dans saint Jean (v, 39; vir, 38), expliquent le mot fée de la Vulgate et des Septante par somme, totalité des Ecritures. Le Sauveur dit formellement, en effet, dans saint Jean (v, 39) : « Scrutez les Ecritures..., car ce sont elles qui rendent témoignage de moi »; et dans saint Luc (xxiv, 4%) : « 11 fallait que . füt accompli tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moise, daus les prophétes et dans les psaumes. »

9. Votre loi étant à l'accusatif dans le grec et dans le lafin, est nécessairement un complément du verbe j'accomplirais (facerem), aussi bieu que voire volonté (votunlalem tuam) qui précède. — Qui est ne présente nullement une addition arbitraire; c'est une expression qui se sous-entend dans les auteurs sacrés. Ainsi, la traduction ordinaire, qui fait des mots votre volonté le sujet d'une phrase nominale, forme un vrai contre-sens,

[rs. xL.]

votre loi qui est au milieu de mon cœur.

10. J'ai annoncé votre justice dans une grande assemblée; voilà que je ne contiendrai pas mes lèvres, Seigneur, vous /e savez.

11. Je n'ai pas caché votre justice dans mon cœur; j'ai dit votre vérité et votre salut.

Je n'ai pas caché votre miséricorde et votre vérité à un conseil nombreux.

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