Quel avantage a l'homme de son travail
10. Jai vu laffliction qu'a donnée Dieu aux fils des hommes, pour qu'ils en soient tourmentés.
11. 1 afait toutes chosesbonnes en leur temps, et il a livré le
L'ECCLÉSIASTE
monde à leurs disputes ; en sorte que l'homme ne découvre pas l'œuvre que Dieu a opérée depuis le commencement jusqu'à la fin.
19. Et jai reconnu quil ny avait rien de mieux que de se réjouir et de faire le bien pendant sa vie.
13. Car tout homme qui mange, boit et voitle bien de son travail, c'est un don de Dieu.
14. J'ai appris que les œuvres que Dieu a faites persévèrent à perpétuité ; nous ne pouvons rien ajouter ni rien retrancher aux choses que Dieu a faites afin qu'il soit craint.
15. Ce qui a été fait demeure; les choses qui doivent étre ont déjà été; et Dieu rétablit ce qui est passé.
16. J'ai vu sous le soleil, dans le lieu du jugement, l'impiété ; et, dans le lieu de 18 justice, 11niquilé.
17. Et j'ai dit dans mon cœur : Dieu jugera le juste et l'impie, et ce sera alors le temps de toute chose.
18. Fai dit en mon cœur touchant les fils des hommes : Que Dieules éprouve, et montre qu'ils sont semblables à des bétes.
19. C'est pour cela que le trépàs est pour l'homme et pour les
12. Rien de mieux que de se réjouir; que d'étre joyeux, mais d'une joie sage et modérée, opposée aux soucis immodérés dont il est question dans la note précédente.
13. Voit le bien; hébraisme, pour éprouver le bien, jouir du bien. C'est encore faussement que quelques incrédules prétendent trouver la morale d'Epicure dans ce verset, dont le sens tout naturel est que celui-là agit sagement qui, aprés avoir amassé quelques biens par son travail, en jouit modérément, comme d'autant de présents du ciel. Or, il n'y a rien là qui ressemble le moins du monde à l'épicuréisme. Compar. Prov., τι, 24.
18-20. C'est à tort que les incrédules ont prétendu trouver du matérialisme dans ces passages. L'auteur ne veut parler que du corps, qui est matériel, et de la décomposition que la mort fait subir aux parties qui le composent, puisqu'au chap. xii, vers. 7, il déclare formellement que l'àme survit au corps.
bétes, et qu'égale est leur condition : comme l'homme meurt, ainsi elles meurent; de la méme maniere elles respirent toutes, et l'homme n'a rien de plus que la béte : toutes choses sont soumises à la vanité :
20. Toutes choses vont vers un seul lieu : elles ont été faites de la terre, et elles retournent pareillement à la terre.
91. Qui sait si l'esprit des fils d'Adam monte en haut, et si l'esprit des bétes descend en bas?
99. Et j'ai trouvé que rien n'est meilleur pour l'homme que de se réjouir en son ceuvre, et que c'est là sa part : car qui l'amenera à connaître les choses qui doivent arriver après lui?