Mon nard. Voir la note sur Marc, xiv
12. * Les femmes dans l'Orient portaient sur elles des bouquets de myrrhe. Voir la note sur Exode, xxx, 23.
13. Cypre; c'est le nom d'un arbrisseau, ayant la feuille semblable à celle de l'olivier, la fleur blanche et odoraute, et les fruits pendants en grappes d'une odeur fort agréable. On en cueillait à Engaddi, ville située non loin de Jéricho, et devenue célébre par l'abondance de ses palmiers, de ses vignes et deses bananiers. — * « Le eypre ou chypre, en hébreu cophér, est l'arbuste nommé par les Arabes Lhe»na ou henné (Lawsonia inermis) dont les feuilles étaient employées par les Egyptiennes pour se teindre les mains et les pieds et parfois les cheveux. Les Juives adoptérent cette mode qui se répandit ensuite dans tout l'Orient. Cet arbuste porte de charmantes fleurs d'un jaune d'or rassemblées en grappe sur des tiges dont le vif incarnat contraste agréablement avec la fraiche verdure des feuilles. Ces fleurs étaient fort estimées, pour leur suave odeur, par les femmes israélites; elles en faisaient des bouquets qu'elles portaient dans leur sein et des couronnes dont elles ornaient leur tête. » (E. RiwuEL.)
1. La plupart des Pères attribuent les paroles contenues dans le verset à l'Epoux et non à | 'Epouse; le verset suivant, qui se lie parfaitement à celui-ci, nous a semblé démontrer que ce sentiment est le véritable.
4. Dans son cellier. Noy.1, ὃ. — Il a réglé (ordinavil) en moi la charilé; c'est-à-dire, comme l'exprime saint Thomas d'Aquin, il a mis en moi un amour bien régié, en torte que je ne m'aimasse moi-même, et que je n'aimasse le prochain que pour Dieu, et que j'aimasse Dieu lui-même par-dessus toutes choses.
1. Je vous conjure, etc. L'Epoux, sortant de grand matin de la chambre de son
8. L'Erouse. Voix de mor bienaimé ! le voici qui vient, sautant sur les montagnes, franchissant les collines;
9. Mon bien-aimé est semblable au chevreuil et au faon des biches : le voici qui se tient derriere notre muraille, regardant par les fenêtres, observant au travers des barreaux.
10. Voilà mon bien-aimé qui parle : Lève-toi, hâte-toi, mon amie, ma colombe, ma toute belle, et viens.
11. Car déjà l'hiver est passé, la pluie est partie, elle s’est retirée.
12. Les fleurs ont paru sur notre terre, le temps de tailler la vigne est venu : la voix de la tourterelle a été entendue dans notre terre;
13. Le figuier a poussé ses figues vertes ; les vignes en fleurs ont répandu leur odeur. Lévetoi, mon amie, mon éclatante beauté, et viens;
CANTIQUE DES CANTIQUES
[cu. ur.]
^4. Ma colombe cachée dans les trous de 18 pierre, dans le creux du mur d'enclos, montre-moi ta face, que ta voix retenlisse à mes oreilles; car ta voix est douce et ta face gracieuse.
15. Prenez-nous les petits renards qui ravagent les vignes : car notre vigne a fleuri.
16. Mon bien-aimé est à moi et moi à lui, (qui se repait parmi les lis)
17. Jusqu'à ce que le jour paraisse et que les ombres s'enfuient. Retourne, sois semblable, mon bien-aimé, au chevreuil et au faon des biches sur lex montagnes de Béther. i;