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Car la caverne qui les renfermait ne les défendait pas

contre la crainte, parce qu'un bruit descendant les troublait et que des spectres lugubres, leur apparaissant, les jetaient dans l'épouvante.

5. Et méme aucun feu ardent ne pouvait leur donner la lumiere, et la flamme pure des astres ne pouvait éclaircir cette horrible nuit.

6. Mais il leur apparaissait un feu subit, qui les remplissait de

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littér. pour votre bénédiction (in benedictionem), que d’autres interprètent par : Pour recevoir votre bénédiction ; les Israélites, en effet, recueillirent la manne, bénédiction ou bienfait de Dieu.

5 [1 ya dans ce chapitre plusieurs faits qui concernent les Egyptiens; il faut, pour les mieux comprendre, les comparer avec le livre de l'Exode.

4. Inexprimables (inenarrabilia); ou difficiles à exposer, à expliquer, comme porte le texte grec. — Les âmes sans science; littér. indisciplinées (indisciplinatz); mais il faut se rappeler que dans l'Ecriture, et surtout dans les Livres sapientiauz, le mot disciplina s'emploie fréquemment pour science; aussi le grec porte-t-il ici sans instruclion, sans éducation. Or ces âmes sans science, de méme que les impies, mentionnés dans le verset suivant, désignent les Egyptiens.

2. Fuyant (fugitivi), etc.; allusion aux esclaves fugitifs, que leurs maîtres chargent de chaines et enferment dans un sombre cachot. — * Description de la neuvième plaie d'Egypte, celle des ténèbres (xvir, 1-xvm, 4). Elle fut produite par le vent appelé kAamsin, qui obscurcit l'air et le remplit d'une poussière impalpable qui pénétre partout. Les Egyptiens fuient la tempéte en s'enfermant sous leurs toits.

3. * Saisis d'un horrible effroi: Les tempêtes de khamsin, surtout quand elles sont portées à un degré extraordinaire, comme dans le miracle de la neuvième plaie, produisent un grand malaise et par conséquent une grande terreur.

4. * Des spectres lugubres apparaissent aux Egyptiens enfiévrés par la tempéte.

5.* Aucun feu ardent ne pouvait leur donner la lumière du soleil, complètement voilé par le sable impalpable qui remplit l'atmosphére dans les tempêtes de khamsin.

6. Un feu subit, etc. Ce feu subit qui passait comme un éclair, leur permettait d'entrevoirles obiets, mais non deles remarquer à loisir et distinctement. C'est cette vue subite et interrompue qui au lieu de les rassurer augmentait leur terreur, et par là méme leur faisait juger les choses plus affreuses et plus terribles qu'elles ne

ἴση. xvir.]

crainte, et frappés de la crainte de ce fantóme, qu'ils ne voyaient pas distinctement, ils estimaient pires les choses qu'ils voyaient clairement ;

7. À cela s'ajouterent les dérisions de l'art magique; et la vanterie de sagesse devint un blâme avec affront.

8. Ceux en effet qui promettaient de bannir le trouble et la crainte d’une âme languissante, languissaient eux-mêmes dans la dérision, et pleins de crainte.

9. Car lors même que rien du côté des spectres ne les troublait, fortement émus par le passage des animaux et par le sifflement des serpents, ils mouraient tout tremblants; et l'air, que nul en aucune maniere ne peut éviter, ils refusaient de le voir.

10. Comme en effet 18 méchanceté est timide, elle donne un témoignage de condamnation contre elle, car toujours elle se

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