‹ La Sainte bible polyglotteChapitre 2952 sur 5262 · Le pieu, Sobna · texte numérisé non relu

Le pieu, Sobna

1-18. * Prophétie €ontre Tyr. Ce morceau est, au point de vue littéraire, l'un des plus beaux d'Isaie : c'est une élégie d'une rare perfection poétique. On peut la partager en quatre strophes : 1-5, 6-9, 10-14, 15-18. — A l'époque d'Isaie, Tyr était dans sa plus grande puissance; son commerce était trés florissant et ses flottes portaient partout les produits de son art et de son industrie. Pour étre à l'abri des surprises et pour être en état de se défendre plus facilement, les Tyriens avaient placé le siège de leur puissance et enfermé leurs richesses dans une petite ile, située à environ douze cents pas de la terre ferme; ce fut la nouvelle Tyr. On sait qu'Alexandre le Grand, pour s'en emparer, la réunit à la terre ferme par une jetée. — On pense communément que la prophétie contre Tyr fut réalisée par Nabuchodonosor, roi de Babylone, en s'appuyant sur le vers. 13, mais ce verset qui annonce en réalité que lAssyrie domine sur la Chaldée, montre qu'il s'agit d'un temps antérieur à Nabuchodonosor, sous lequel le royaume d'Assyrie n'existait plus. Ce verset est probablement une allusion à la prise de Babylone par Sargon. Voir plus haut, xxr, 1-10. La prophétie faite iei par Isaie dut s'accomplir sous le régne de Sennachérib. Les monuments de ce prince nous apprennent que Luli, roi de Sidon et maître de la Phénicie et par conséquent de Tyr, s'enfuit à l'approche de Sennachérib et se réfugia dans l'ile de Chypre. L'oracle ne fut d'ailleurs complètement accompli que sous 6 règne d'Alexandre le Grand. — Voir, de plus, sur la chute de Tyr, la note sur Ezéchiel, xxvi, 2.

1. Malheur accablant. Voy. xur, 1. — La maison; le lieu, le port. — La terre de Célhim; la Macédoine. — * Ou plutôt ici, 1116 de Chypre, que Céthim désigne plus particulièrement, parce que les vaisseaux de la mer (en hébreu : de Tharsis), qui reviennent des colonies occidentales de la Phénicie, et retournent à ia maison, c'està-dire à Tyr qui est la patrie des marins qui les montent, apprendront à Chypre même les malheurs qui ont fondu sur leurs pays.

2. Dans lile. L'ancienne Tyr, qui fut prise par Nabuchodonosor, était sur la terre ferme; la nouvelle, prise par Alexandre, était dans l'ile.

3. * La semence du Nil; les richesses de l'Egypte devenaient le gain des Phéniciens au milieu des grandes eauz, c'est-à-dire, sur la mer, parce que les Egyptiens n'avaient point de bois de construction pour les grands vaisseaux, ni de marine, et c'étaient les Phéniciens qui leur servaient d'intermédiaires pour le commerce; la Phénicie était véritablement le marché des nations du monde ancien.

[cH. xxim.]

fleuve étaient ses fruits; et elle est devenue le marché des nations.

4. Rougis, Sidon, car la mer parle, la force de la mer, disant :

Je n'ai pas été en travail, et je n'ai pas enfanté, et je n'ai pas nourri de jeunes hommes, et je n'ai pas élevé de jeunes vierges.

8. Lorsque le bruit sera parvenu en Egypte, on sera dans la douleur en apprenant la ruine de Tyr.

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