Apoc., xxt, 1. — 24. Marc, 1x
ISAIE
que je fais subsister devant moi, ditle Seigneur, ainsi subsisteront votre race et votre nom.
23. Et il arrivera que de mois en mois, et de sabbat en sabbat, toute chair viendra afin d'adorer devant ma face, dit le Seigneur.
94. Et ils sortiront, et ils verront les cadavres des hommes qui ont prévariqué contre moi; leur ver ne mourra pas, et leur feu ne s'éteindra pas, ils seront un objet de regard jusqu'à satiété pour toute chair.
21. Et j'en prendrai, etc. Voici le sacerdoce de la loi nouvelle bien marqué, à l'exclusion du sacerdoce de la loi ancienne, qui était attaché à la famille de Lévi et à la race d'Aaron. Plus de distinction de familles, plus de prérogatives pour aucune race partieuliére. Le Seigneur choisira ses prétres et ses lévites parmi les étrangers mémes qu'il aura convertis et amenés à son Eglise. Les Juifs ne sauraient éluder le sens d'une prophétie si claire.
.— 92. Les cieux nouveaux, etc. Voy. Lxv, 11-19.
24. Leur ver, etc. Jésus-Christ explique ces paroles des peines de l'enfer, οὐ le remords de la conscience des damnés est comme un ver intérieur qui les ronge, ne meurt pas, et où le feu quiles tourmente ne s'éteint pas (Marc, 1x, 43, 45, 41).
JERÉMIE'
À purpose תי
INTRODUCTION
Jérémie est de tous les prophétes celui dont les écrits nous font le mieux connaitre la vie, l'œuvre, les sentiments, les souffrances. Il était d'Anathoth, petite ville sacerdotale, à une heure et demie environ au nord de Jérusalem. Son pére s'appelait Helcias. S. Jéróme et plusieurs autres commentateurs ont cru que cet Helcias était le grand-prétre qui aida si efficacement Josias dans la réforme religieuse de Juda ; mais cette identification est peu probable, parce que le pontife était de la famille d'Eléazar, tandis que les prêtres d'Anathoth étaient de la branche d'Ithamar. Quoi qu'il en soit, dans son pays natal, si proche de la capitale, Jérémie, pendant son enfance, dut entendre souvent parler avec horreur et indignation de l'idolátrie et des cruautés de Manassé et de son fils Amos, rois de Juda. Il fut élevé dans l'amour de la 101 et le respect des traditions mosaiques; il étudia avec soin les Saintes Écritures et les oracles des anciens prophétes, en particulier Isaie et Michée, comme l'attestent ses écrits, qui sont tout remplis de réminiscences des auteurs antérieurs et quelquefois méme citent ou reproduisent textuellement leurs paroles. En grandissant, il fut témoin des efforts de Josias pour rétablir la religion mosaique dans sa pureté primitive, et cette entreprise ne put le laisser indifférent, elle produisit dans son âme une impression ineffacable. C'est sans doute aussi dans sa jeunesse qu'il se lia d'amitié avec la famille de Nérias, fils de Maasias, gouverneur de Jérusalem à cette époque, et coopérateur d'Helcias et de Saphan dans les réformes de Josias. Plus tard, les deux fils de Nérias, Baruch et Saraias, devinrent les disciples de Jérémie.
| * Les prophéties de Jérémie ne sont nullement disposées dans l'ordre chronologique, soit que l'auteur du recueil de ces prophéties ait négligé de leur donner cet ordre, soit que cet ordre ait été troublé et dérangé dans la suite par quelques accidents, ou par la méprise et la négligence des copistes. Il y a méme de la variété entre l'arrangement que leur donnent les exemplaires du texte hébreu suivi par la Vulgate et celui que leur assignent les exemplaires de la version des Septante; de plus, on trouve dans les Septante plusieurs omissions considérables; trois phénomènes sur lesquels les critiques modernes se sont beaucoup exercés. Nous ajouterons que pour acquérir l'intelligence de ce livre aussi bien que ceux des autres prophétes, il ne sera pas inutile de relire attentivement ce que nous avons dit dans, les Observations préliminaires sur les prophètes, 111, pag. 1 et 2.