‹ La Sainte bible polyglotteChapitre 3662 sur 5262 · Juges, xix, 25. — 12. Jér., 1v, 3. — 14. Juges, vir · texte numérisé non relu

Juges, xix, 25. — 12. Jér., 1v, 3. — 14. Juges, vir

9. Depuis les jours (ex diebus); ou bien plus que dans les jours; Yhébreu est susceptible des deux sens. — De Gabaa. Voy. 1x, 5. — Là ils se sont arrétés (ibi steterunt); c'est-à-dire, selon l'hébreu, ils sont restés debout, ils n'ont pas entiérement péri. Les Benjamites, en effet, ne périrent pas tous dans l'affaire de Gabaa ; il s'en trouva 600, qui servirent à rétablir leur tribu dans son premier état. Cette interprétation nous semble la meilleure, comme se liant trés bien à ce qui suit. — Ce ne sera pas, etc. La guerre contre les Israélites, annoncée ici, sera beaucoup plus terrible que celle qui eut lieu à Gabaa, puisque Samarie elle-méme doit étre détruite de fond en comble par les Assyriens.

10. Leur double iniquité; c'est-à-dire, le mépris qu'ils ont fait de Dieu, et le culte qu'ils ont rendu aux idoles; ou bien les deux veaux d'or qu'ils ont adorés, l'un à Dan, et l'autre à Béthel.

11. J'ai passé; j'ai fait passer le joug. — Son beau cou; littér. et par hébraisme, ia beauté de son cou. — Je monterai sur Ephraim; je le dompterai.

12. Et vous moissonnerez; littér. et par hébraisme, et moissonnerez. — En proportion de; estle vrai sens de l'expression hébraique, rendue exactement d'ailleurs dans la Vulgate par im ore. — Votre miséricorde; le bien que vous faites. Compar. 1v, 4. — Celui qui, etc. Les Pères et après eux le commun des interprètes appliquent ce passage à Jésus-Christ, maitre par excellence de la justice.

13. Un fruit de mensonge; un fruit trompeur, qui ne saurait nourrir.

14. Salmana; un des princes madianites, qui furent défaits par Gédéon (Juges, vi-Vin). — Celui qui jugea Baal (qui judicavit Baal), Gédéon, qui détruisit l'autel de Baal et le bois qui était autour (Juges, νι, 25). — * Le nom de Salmana, dans ce passage d'Osée, n'est pas écrit en hébreu comme celui dont il est question dans le livre des Juges. Le texte hébreu porte : Comme Schalman a dévasté Beth-Arbel au jour de la guerre. Saint Jéróme ne connaissant aucun fait biblique auquel ce passage put faire allusion, si ce n'est la victoire de Gédéon sur Salmana, supposa, comme il le dit lui-même, qu'Arbel était 16 même mot que Jérobaal, surnom de Gédéon. De là sa traduction de ce passage. Osée faisait allusion à un fait connu de ses contemporains, mais oublié depuis. Nous en avons peut-étre l'explication dans un passage des annales de Téglathphalasar, roi d'Assyrie, qui mentionne un roi de Moab, appelé Schalamanu. Il est possible que ce roi ait pris et saccagé Beth-Arbel. Il existait deux villes de ce nom, l'une en Galilée, entre Sepphoris et Tibériade; l'autre à l'est du Jourdain, dans les environs de Pella.

qui jugea Baal, la mère ayant été écrasée sur les enfants,

45. Ainsi vous a fait Béthel, à cause de la malice de vos méchancetés.

Page 1