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CHAPITRE XI

Amour et soins paternels du Seigneur pour Israél. Ingratitude et infidélité de ce peuple. Vengeances qui tomberont sur lui. Tendresse du Seigneur à son égard. Promesse de son retour et de son rétablissement. Faux attachement d'Israél; fidélité de Juda.

1. Comme un malin passe, ainsi a passé le roi d'Israël. Parce qu'Israel était un enfant, je l'ai aimé, et de l'Egypte j'ai rappelé mon fils.

2. Mes prophétes les ont appelés, et c'est ainsi qu'ils s'en sont allés 7078 de leur face; ils immolaient aux Baalim, et ils sacrifiaient aux simulacres.

3. Et moi, comme le pére nourricier d'Ephraim, je les portais dans mes bras; et ils n'ont pas

compris que je prenais soin d'eux.

4. Je les attirerai par les attaches d'Adam, par les liens de la

OSÉE

(cu. xr.] charité, et je serai pour eux comme celui qui enlèverait le joug de dessus leurs joues, et je me suis tourné vers lui, afin qu'il eüt de quoi manger.

5. Il ne retournera pas dans la terre d'Egypte; et Assurlui-méme sera son roi, puisqu'ils n'ont pas voulu se convertir.

6. Le glaive a commencé dans ses cités, et il consumera ses hommes d'élite, et il dévorera leurs chefs.

1. Et mon peuple aspirera après mon retour; mais il leur sera imposé à tous ensemble un joug qui ne sera pas enlevé.

8. Comment te traiterai-je, Ephraim, te protégerai-je, Israël?

est-ce que je te traiterai comme Adama, ferai-je de toi comme de Séboim? Mon cœur est bouleversé au dedans de moi, pareillement mon repentir est suscité.

9. Je n'assouvirai pasl'ardeur de ma colere; je n'en viendrai point à perdre entierement Ephraim, puisque je suis Dieu et non pas un homme; 76 suis saint au milieu

Caap. XI. 1. Matth., ,זז‎ 15. — 8. Genèse, xix, 24,

1. Ce verset est une continuation du précédent, auquel le texte hébreu le rattache. — Le roi d'Israél ; probablement Osée, qui fut le dernier, et qui ne régna pas lougtemps (IV Rois, xvit). — Parce que (quia); ou bien selon un des sens de la particule hébraïque correspondante, lorsque, dans le temps que. — Je l'ai ; littér. et je l'ai; mais la particule e£, qui se trouve aussi dans l'hébreu et les Septante, est ici purement pléonastique, ou ne sert qu'à marquer l'apodose, c'est-à-dire, une proposition qui est subordonnée à la précédente. Bien qu'elle ne puisse s'exprimer ici en francais, elle signifie alors, dans ce cas, cela supposé. — J'ai rappelé, etc. Saint Matthieu (tr, 15) applique ces paroles à Jésus-Christ, ramené d'Egypte aprés la mort d'Hérode.

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