Les suspendirent. Compar. 11 Machab., xv
1. Judas apprit, etc.; littér., Judas apprit le nom des Romains, qu'ils étaient, etc.; genre de construction hébraïque, dont la Bible fournit de nombreux exemples. Trés puissants ; littér., et par hébraisme, puissants en forces.
2. Les Juifs; est évidemment le sujet sous-entendu du verbe pluriel apprirent (audierunt). — La Galatie se prenant aussi en grec pour la Gaule, les uns expliquent ceci d'une partie de la Galatie qui était soumise aux Romains, et les autres, des Gaulois de la Narbonaise, qui étaient alors tributaires des Romains. Il est certain que l'an 489 avant Jésus-Christ, les Romains, sous la conduite du consul Manlius Vulso, vainquirent les Galates, peuples de l'Asie Mineure, dans deux combats.
3. * D'Espagne. Les Phéniciens avaient longtemps tiré d'Espague des métaux précieux. Les Romains tenaient aussi particulièrement à la possession de ce pays à
4. Et qu'ils avaient soumis des pays très éloignés d'eux, et défait les rois qui étaient venus contre eux des extrémités de la terre, et quils les avaient frappés d'une grande plaie, et que tous les autres leur payaient un tribut tous les ans;
5. Et qu'ils avaient défait Philippe et Persée, rois des Céthéens, et tous les autres qui avaient porté les armes contre eux, et qu'ils s'en étaient rendus maitres;
6. Et qu'Antiochus le Grand, roi d'Asie, qui leur avait fait la guerre, ayantcentvingtéléphants
[cH. vu]
et une très grande armée, avait été défait par eux;
7. Et qu'ils l'avaient pris vivant, et qu'ils lui avaient prescrit qu'il payerait, lui et ceux qui regneraient apres lui, un grand tribut, et qu'il donnerait des otages, et ce qui avait été convenu;
8. Et la région des Indiens et les Mèdes et les Lydiens, qui étaient des meilleures de leurs régions, et qu'ils avaient conquises, et données ensuite au roi Eumene;
9. Les Juifs apprirent encore que ceux qui étaient dans la Grèce
et de la cavalerie, et des chariots | avaient voulu aller contre eux et
cause de ses mines. Il fut une des causes principales de la seconde guerre punique, et abandonné formellement aux Romains par les Carthaginois après la bataille de Zama en 201,
4. * Les rois qui étaient venus contre eux des extrémités de la terre, les rois qui régnaient en Espagne et aussi les généraux carthaginois, à qui les anciens donnaient souvent le titre de roi.
5. Céthéens ou Macédoniens. Compar. 1, 1. — * Philippe 111, roi de Macédoine, fils de Démétrius II (221-179) fut complètement battu, aprés une guerre de plusieurs années à Cynocéphale en 197 et obligé de signer une paix humiliante. — Persée, son fils naturel et son successeur, dernier roi de Macédoine (179-168) fut battu en 168 à Pydna par Paul-Emile, et conduit en triomphe à Rome oü il mourut en prison vingt ans aprés. — Tous les autres, qui avaient fourni des troupes à Persée, les Epirotes, les Thessaliens, les Thraces, les Illyriens.
6. * D'Asie. Ce nom désigne dans l'Ecriture tout ou partie de l'Asie Mineure. 4ntiochus ΠῚ Le Grand portait le titre de roi d'Asie comme souverain de la Syrie et d'une grande partie de l'Asie Mineure. Aprés plusieurs combats, il fut complétement défait par les Romains à la bataille de Magnésie (189) et il dut céder à ses vainqueurs, qui les donnèrent à Eumène II, roi de Pergame, ses possessions à l'ouest du Taurus, la Mysie, laLydie et la Phrygie.
1. * Un grand tribut, quinze mille talents eubéens (ou plus de quatre-vingt-trois millions). Cinq cent talents devaient étre payés à la conclusion des négociations; deux mille cinq cents à la ratification de la paix, et les douze mille restant pendant les douze années suivantes, mais les paiements ne furent pas faits régulièrement, 6 sorte qu'Antiochus Epiphane avait encore à payer les arrérages en 173, au rapport de Tite-Live. — Qu'il donnerait des otages. Antiochus Epiphane fut un de ces otages. Voir plus haut, vri, 7.
8. Comme du temps de Judas Machabée les Romains n'avaient porté leurs armes ni dans les Indes, ni dans la Médie, quelques interprètes pensent qu'on. doit lire Ioniens, au lieu d'Indiens, et Mysiens, au lieu de Médes; mais il faut remarquer que, pour la vérité de l'histoire, il suffit que les Juifs l'eussent ainsi entendu dire. — * Euméne 11, roi de Pergame (197-159), fils et successeur d'Attale Ier, avait hérité de, son père la faveur et l'alliance des Romains. Ceux-ci le récompensérent des services quil leur avait rendus et de la part qu'il avait prise à la victoire de Magnésie, en| commandant son contingent de troupes en personne, par le don de plusieurs provinces enlevées à Antiochus le Grand. Voir vers. 6.
9-10. * Ce qui est dit des événements de Grèce est vague, sans doute parce que la
[cg. ν πὶ.
les détruire, et que la chose leur fut connue ;
10. Et qu'ils avaient envoyé vers eux un général, et avaient combattu contre eux, et qu'il en était tombé un grand nombre, et qu'ils emmenèrent leurs femmes captives, ainsi que leurs enfants, et qu'ils les pillèrent et prirent possession de leur terre, et détruisirent leurs murs, et les réduisirent en servitude jusqu'à ce jour ;
11. Et qu'ils avaient ruiné et réduit en /eur pouvoir le reste des royaumes et les iles qui autrefois leur avaient résisté ;
12. Mais qu'ils conservaient leur amitié avec leurs amis et ceux qui se reposaient sur eux, et qu'ils s'étaient rendus maitres des royaumes qui étaient proches et de ceux qui étaient au loin, parce que tous ceux qui entendaient leur nom les eraignaient ;
13. Et que ceux qu'ils voulaient secourir pour qu'ils régnassent, régnaient, mais que ceux qu'ils 2e voulaient pas étaient chassés de
leur royaume ; et qu'ainsi ils s'étaient élevés à une trés grande puissance ;
14.Etqu'avectoutcela personne parmi eux ne portait le diadème, et ne se revétait de pourpre, afin d'y être magnifié;
15. Mais qu'ils s'étaientforméun sénat, et que tousles jours ils consultaient les trois cent vingt qui temaient toujours conseil pour la multitude, afin de faire ce qui était convenable ;
16. Et qu'ils confiaient tous les ans à un seul homme leur magistrature pour dominer sur toute leur terre, et que tous obéissaient à un seul, qu'il n'y avait ni envie, ni jalousie parmi eux.
17. Alors Judas choisit Eupolémus, fils de Jean, fils de Jacob, et Jason, fils d'Eléazar, et les envoya à Rome pour faire avec eux amitié et alliance,
18. Et afin qu'ils les délivrassent du joug des Grecs, parce que les Juifs virent qu'ils réduisaient en servitude le rovaume d'Israél.
renommée n'avait rien fait connaitre de bien précis en Palestine sur ce qui s'était passé en Gréce. L'auteur sacré rapporte simplement les bruits qui étaient arrivés aux oreilles de Judas Machabée. 115 contiennent une allusion à l'alliance que les Etoliens avaient cherché à nouer avec Antiochus III le Grand.