‹ La Sainte bible polyglotteChapitre 3993 sur 5262 · Par ces parolesils devinrent · texte numérisé non relu

Par ces parolesils devinrent

inébranlables, et préts à mourir pour les lois et la patrie.

22. C'est pourquoi Judas établit chefs de l'un et de l'autre corps, ses freres Simon, Joseph et Jonathas, mille et cinq cents hommes ayant été placés sous /e commandement de chacun d'eux.

23. Outre cela, lelivresaintleur ayant été lu par Esdras, et le secours de Dieu ayant été donné pour signal, il se placa lui-méme comme chef au premier rang et combattit contre Nicanor.

24. Et le Tout-puissant s'étant fait leur aide, ils tuèrent plus de neuf mille hommes; mais, la plus grande partie de l'armée de Nicanor étant affaiblie par les blessures, ilsla forcerent de fuir.

25. Quant à l'argent de ceux qui étaient venus pour les acheter, ils l'enleverent et ils les poursuivirent eux-mémes en tous lieux.

26. Mais ils revinrent pressés par l'heure; car c'était avant le sabbat; pour ce motif ils ne con-

Cuar. VIII. 19. IV Rois, xix, 35; Tobie, 1, 21; Eccli, מתטמא‎ 24; Isaie, xxxvi, 36;

I Mach., vu, 41.

20. De la bataille. On ignore le temps et l'occasion de cette bataille. On sait seulement que sous le régne d'Antiochus le Grand, les Galates étaient trés puissants en Asie, et que les Juifs, depuis Alexandre le Grand, servaient ordinairement dans les armées des rois de Syrie. — Les Macédoniens, c'est-à-dire, les troupes grecques et syriennes auxquelles on avait confié la garde de la Babylonie, en y joignant un corps de Juifs. — Six mille; selon le grec, quatre mille. Voy. vers. 16.

22. De l’un et de l'autre corps. Le grec pas plus que la Vulgate n'est susceptible d'aucun autre sens. Ce qui suppose que l'armée était divisée en deux corps ou régiments divisés eux-mémes en quatre compagnies, dont une était commandée par Judas (voy. cependant le verset suivant), et les autres par ses fréres. Or, chacune de ces compagnies se composant de quinze cents hommes, on a le nombre de six mille, marqué au vers. 16 du texte grec. — Joseph ne se trouvant pas ailleurs au nombre des frères de Judas, les uns croient que c'est Jean (I Mach., τι, 2), les autres prétendent que ce Joseph était simplement parent ou beau-frére de Judas.

23. Le livre saint, c'est-à-dire, un ou plusieurs passages; peut-étre Deutéron., xx, 2 et suiv. Compar. I Mach., τι. 56. — Esdras; le grec porte Eléazar, mis à l'accusatif, comme quatriéme complément du verbe i/ établit (constituit) du vers. précédent, et il présente Judas en lui-même comme ayant lu dans 16 livre saint. — Le secours, etc.; leur ayant donné pour signal ou mot d'ordre du guet : Le secours de Dieu. Compar. xur, 15. — * Esdras ou Eléazar était sans doute un prêtre attaché à l'armée,

26, Avant, etc.; la veille du sabbat, qui commengait au coucher du soleil.

tinuèrent pas à les poursuivre.

27. Rassemblant ensuite leurs armes et leurs dépouilles, ils célébrerent le sabbat, bénissant le Seigneur, qui les avait délivrés en ce jour-là, distillant sur eux les premieres gouttes de sa miséricorde.

28. Et après le sabbat, ils partagerent les dépouilles entre les infirmes, les orphelins etles veuves; et le reste, ils le retinrent pour eux et pour les leurs.

29. C'est pourquoi, les choses s'étant ainsi passées, et la prière ayant été faite par tous ensemble, ils demandaient au Seigneur miséricordieux qu'enfin il se réconciliât avec ses serviteurs.

30. Et d'entre ceux qui étaient avec Timothée et Bacchide, et combattaient contre eux, ils en tuèrent plus de vingt mille, et ils se rendirent maîtres de hautes forteresses, et partagèrent un grand butin en égales portions entre les infirmes, les orphelins et les veuves, et méme les vieillards.

31. Et lorsqu'ils eurent recueilli avec soin les armes des ennemis, ils les mirent toutes en réserve dans des lieux convenables, mais le reste des dépouilles, ils le portèrent à Jérusalem.

32. Et 115 tuèrent Philarque, homme criminel, qui était avec Timothée, ef qui avait fail aux Juifs beaucoup de maux.

[cH. 1x.]

33. Et lorsqu'ils faisaient des réjouissances à Jérusalem pour celte victoire, ils brülerent celui qui avait brülé les portes sacrées, c'est-à-dire (Callisthène, lorsqu'il s'était réfugié dans une certaine maison, lui rendant une digne récompense pour ses impiétés.

34. Mais Nicanor, couvert de crimes, qui avait amené mille marchands pour vendre les esclaves juifs,

35. Humilié avec le secours du Seigneur, par ceux quil avait comptés pour rien, s'enfuit par le milieu des terres, dépouillé de ses vétements de gloire, et il arriva seul à Antioche, ayant trouvé lecomble du malheur dansla perte de son armée.

96. Et celui qui avait promis de payer le tribut aux Romains avec le prix de la vente des captifs de Jérusalem, publiait alors que les Juifs avaient Dieu pour protecteur, et qu'ils étaient invulnérables, à cause qu'ils suivaient les lois par lui établies. .

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