DE LA PREMIÈRE EDITION
représentant le x: hébreu, le AN arabe, le xi persan, elles ne servent qu'à introdu.re dans le récit un discours direct; ni en substituant un nom au pronom qui le représente, afin d'éviter la confusion, l'amphibologie, et, en un mot, tout ce qui pourrait blesser la susceptibilité de notre langue.
Nous croyons avoir rendu plus fidélement que la plupart des traducteurs en langues vulgaires un certain nombre de passages tant de l'Ancien que du Nouveau Testament, non seulement en tenant compte de l'emploi ou de l'omission de l'article déterminatif, qui existe dans l'hébreu et dans le grec, et que l'auteur de la Vulgate n'a pu reproduire dans le latin; mais en conservant, autant qu'il a été possible, l'ordre méme des mots, attendu que cet ordre influe toujours plus ou moins sur le sens du texte; car il est incontestable que certaines inversions, contraires à la marche naturelle et ordinaire dela phrase, ne sont nullement arbitraires et un pur effet d'euphonie, mais que le mot qui occupe la première place dans une proposition est généralement celui auquel l'écrivain sacré attache le plus d'importance, et par conséquent sur lequel il veut arréter plus particulièrement l'esprit du lecteur (1).
Comme un certain nombre de passages de l'Écriture se trouvent diversement rendus dans les versions autorisées des catholiques anglais, espagnols, italiens et allemands, nous avons emprunté de ces versions les sens qui nous ont paru les mieux fondés, mais nous avons mentionné les autres en note (2).
L'Église s'opposant avec la plus grande sagesse à la publication de versions en langues vulgaires, quand elles ne sont pas accompaguées de notes tirées des saints Péres ou de savants écrivains catholiques, nous en avons ajouté à notre traduction ; elles ont pour objet, tantôt d'éclaircir les passages obscurs, Lantôt de justifier la Vulgale contre l'accusation de barbarie, en montrant que les irrégularités si étranges qu'on lui reproche ne sont que de purs hébraismes, qu'elle a voulu conserver par respect pour le texte sacré, tantót de réfuter les objections faites dans le monde par des chrétiens qui ne sont pas suffisamment instruits de ce qui touche à la religion, tantót enfin de concilier les contradiclions apparentes de la Bible: toutes choses que nous nous proposons de faire avec beaucoup d'étendue dans l'édition destinée plus particuliérement aux ecclésiastiques, et que nous espérons publier immédiatement après celle-ci.
L'Abrégé d'iniroduction aux livres de l'Ancien et du Nouveau Testament, auquel nous avons souvent renvoyé le lecteur, est un complément de notre traduction. Craignant de rendre moins facile l'acquisition de notre livre en le grossissant par un trop grand nombre de notes, nous avons pensé que ces deux ouvrages pourraient être trés ulilement consultés par toutes les personnes du monde désireuses de connaitre les vrais principes sur lesquels repose l'autorité de nos Livres saints, et la solution des difficultés soulevées par les incrédules modernes, et surtout par les mythologues et les critiques ratio
' (4) Ce n'est pas seulement dans les langues bibliques que l'on trouve ces sortes de constructions grammaticales, c'est encore dans beaucoup d'autres idiomes, tant de l'Orient que de l'Occident; et le francais, en particulier, en fournit de nombreux exemples.
(2) Ges versions, que nous avons souvent confrontées en composant la nótre, sont la Bible anglaise, dont l'Ancien Testament a été publié pour la première fois à Douai par le Collége anglais, et le Nouveau à Reims, également par le Collége anglais; la Bible espagnole de Philippe Scio; la Bible italienne d'Antoine Martini et la Bible allemande de Joseph-Francois Allioit.