Marc, xv, 16; Ps. xxi, 17. — 29. Jean, xix
26. Le supplice de la croix était la peine des esclaves, des voleurs, mais surtout des séditieux, suivant les lois romaines. Les Hébreux, selon Maimonide, ne crucifiaient régulièrement pas les hommes en vie, mais après leur mort; ils les attachaient au poteau et les en détachaient avant 16 coucher du soleil. Compar. Deutér., xxi, 22, 23.
91. La cohorte romaine se composait de six cent vingt-cinq hommes. — * Menant Jésus dans le prétoire. Le prétoire, qui désigna d'abord la tente du général en chet dans le camp, fut aussi plus tard le nom donné à la résidence d'un gouverneur de province, comme était Pilate. C'est là qu'il habitait et qu'il rendait la justice. Les évangélistes ont conservé le nom latin grécisé que les Latins avaient donné au palais du procurateur dans la capitale de la Judée. A la place oü s'élevait autrefois le Prétoire est aujourd'hui en grande partie, à ce qu'on croit, la cour actuelle de la caserne turque, au nord-ouest du Temple. On y voit encore de grosses pierres qu'on dit avoir appartenu au prétoire. « L'escalier, qui, de la cour supérieure oü était le prétoire, conduisait dans la cour inférieure occupée aujourd'hui par une rue, a été transporté à Rome, cü il est vénéré prés de Saint-Jean de Latran. » (J. H. Micnox.)
98. * Ils l'enveloppérent d'un manteau d'écarlate. En grec : d'une chlamyde. C'était une espéce de manteau de laine, ouvert et retroussé sur l'épaule gauche, où il s'attachait avec une agrafe, afin de laisser le bras droit libre. Le nom est d'origine grecque; il désigne ici le paludumenlum, vêtement militaire des soldats romains. Il était de forme ovale, se portait par-dessus la cuirasse et retombait en arrière, à peu prés jusqu'à mi-jambe. Les tribuns le portaient de couleur blanche; les généraux et les empereurs de couleur pourpre.
29. * Une couronne d'épines. La couronne qu'on mit sur la téte de Notre Seigneur était de jones, entrelacés d'épines de zizyphus. La couronne proprement dite est con servée à Notre-Dame de Paris; Pise possède dans sa jolie église de la Spina une branche de zizyphus. La couronne de jones de Paris, « cette relique insigne, peutêtre la plus remarquable de celles que possèdent les chrétiens, à cause de son intégrité relative, vient sans conteste de saint Louis. Elle se compose d'un anneau de petits jones réunis en faisceaux. Le diamétre intérieur de l'anneau est de 210 millimètres, la section a 15 millimètres de diamètre. Les joncs sont reliés par quinze ou seize attaches de jones semblables. Quelques jones sont pliés et font voir que la plante est creuse; leur surface, examinée à la loupe, est sillonnée de petites cótes. Le jardin des Plantes de Paris cultive un jonc appelé juncus balticus, originaire des pays chauds et qui parait exactement semblable à la relique de Notre-Dame. Quant aux épines, nul doute que ce ne soit du rhamnus, nom générique de trois plantes qui se rapprochent tout-à-fait de l'épine de Pise. [Ce rhamnus était le zizyphus spina Christi ou jujubier. Dans la couronne de Notre Seigneur, ses] branches brisées ou courbées vers le milieu pour prendre la forme d'un bonnet, étaient fixées par chacune de leurs extrémités, soit en dedans, soit au dehors du cercle de jones. Il fallait que le cercle fût plus grand que le tour de la tête, afin de pouvoir l'y faire entrer, malgré le retrécissement causé par l'introduction des branches, et l'on trouve en effet que la couronne de Notre-Dame placée seule sur la téte tomberait sur les épaules. On n'avait méme pas besoin de nouveaux liens pour les fixer au cercle de joncs; et les rameaux passés alternativement dessus et dessous devaient suffire pour les maintenir. C'est cette opération que les [évangélistes] ont pu appeler le tressage. Les soldats sans doute, évitèrent de toucher à ces horribles épines, dont chacune plus tranchante que la griffe du lion fait jaillir le sang en abondance. [La branche de zizyphus de Pise] a 80 millimètres de hauteur. L'épine principale a plus de 20 millimètres de longueur. » (ROBAULT DE FLEURY ?
d'épines, ils la mirent sur sa téte, et un roseau dans sa main droite; et fléchissant le genou devant lui, ils le raillaient, disant : Salut, roi des Juifs.
30. Et, crachant sur lui, ils prenaient le roseau, eten frappaient sa téte.
91. Apres qu'ils se furent ainsi joués de lui, ils lui ôtèrent le manteau, le couvrirent de ses vêtements, et l'emmenérent pour le
L'ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU
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32. Or, comme ils sortaient, ils rencontrerent un homme de Cyrene, nommé Simon; ils le contraignirent de porter sa croix.
33. Et ils vinrent au lieu appelé Golgotha, qui est le lieu du Calvaire.
34. Là, ils lui donnèrent à boire du vin mélé avec du fiel; mais lorsqu'ill'eut goûté, il ne voulut pas boire.