Marc, xv, 42; Luc, זזאא 50; Jean, xix
ardente envers le Sauveur des hommes, et dans la tradition ecclésiastique par ses larmes et sa pénitence. Le surnom de Madeleine fut donné à Marie, parce qu'elle était du bourg de Magdale, en Galilée, prés du lac de Tibériade. On croit qu'elle était d'une famille distinguée par ses richesses. L'Evangile, en la nommant pécheresse, à fait supposer qu'elle s'était abandonnée à des débordements. On connait le châtiment que Marie-Madeleine subit durant quelques années: elle fut tourmentée du démon jusqu'au jour où le Sauveur, lui remettant ses péchés, l'affranchit de cette domination horrible. (Quand elle versa ses parfums sur les pieds de Jésus, il lui remit ses péchés.] C'est depuis cette époque qu'elle s'imposa des pratiques de pénitence. Aprés avoir mis sa chevelure et ses parfums aux pieds du Seigneur, comme si elle avait voulu figurer son renoncement à toutes choses vaines, elle se joignit à quelques saintes et nobles femmes qui suivaient le divin Maitre, écoutaient ses prédications et l'assistaient de leurs biens dans ses courses évangéliques. Marie-Madeleine et les saintes femmes suivirent Jésus de la Galilée à Jérusalem et elles ne l'abandonnèrent pas, même à sa mort, qui arriva six mois aprés. Marie avec sa famille habitait le bourg de Béthanie. [C'est là que mourut son frére Lazare, et c'est là que Jésus le ressuscita. Peu aprés, dans un repas qui fut donné à Béthanie au Sauveur chez un homme qui avait été guéri de la lépre et oü Lazare assistait avec ses deux sœurs, Marie répandit un nouveau vase de parfums sur les pieds du Sauveur.] Malgré les souffrances de son amour, Madeleine accompagna Jésus sur le Calvaire. [Elle lui rendit les derniers devoirs de la sépulture et mérita de voir des premières son Maître ressuscité.] A partir de cet instant, on ne trouve plus dans l'Evangile aucune trace de sainte Madeleine. 1] est probable toutefois qu'elle se rendit d'abord en Galilée, où Jésus devait se manifester à ses disciples. Ce fut lopinion générale des anciens que, aprés la descente du Saint-Esprit et la dispersion des Apótres, Marie-Madeleine quitta Jérusalem et la Palestine. La tradition [la] plus fondée fait aborder Marie-Madeleine en Provence avec Marthe et Lazare. D'après cette tradition, Lazare devint évêque de Marseille où il mourut; Marthe porta l'Evangile à Tarascon, et Marie-Madeleine se retira dans la caverne devenue si célébre sous le nom de Sainte-Baume. C'est là qu'elle finit ses jours dans les pratiques de la pénitence. » (Mgr Dansov.) — Marie, mère de Jacques et de Joseph, femme de Cléophas ou Alphée, sœur ou belle-sceur de la sainte Vierge, mère de saint Jacques 16 Mineur. — Sur Jacques et Joseph, ou Josès, voir Matt., xui, 55, 56. — La mère des fils de Zébédée, Salomé, mère de saint Jacques le Majeur et de saint Jean l'Evangéliste.
57. * Arimathie, d'après Eusèbe, est la Ramathaim-Sophim située dans les montagnes d'Ephraim, non loin de Béthel. D’après saint Jérôme, c’est la Ramléh actuelle, à quelques kilométres de Lydda.
| 58. Les lois romaines défendaient de donner la sépulture aux criminels sans la
permission des juges. — *« La croix était le tombeau du supplicié. Les Juifs attachèrent quelquefois à la croix les cadavres des suppliciés, mais ils ne les y abandonnaient jamais aprés le coucher du soleil. Les Romains, plus cruels, y fixaient les condamnés vivants et les laissaient périr misérablement de faim, de soif et d'épuisement. Leurs corps devenaient la proie des vautours et des chiens et se détruisaient en général par la putréfaction. » (ROHAULT DE FLEURY.)
59. * Joseph l'enveloppa dans un linceul blanc. « Le suaire dont se servit Joseph d'Arimathie devait envelopper décemment le corps pour le porter au tombeau, indépendamment des autres linges nécessaires à l'embaumement » dont parle saint Jean, XIX, 40; xx, 5, 7. » (RonauLT DE FLEunv.) On honore à Cadouin (Dordogne) et à Turin
Joseph l'enveloppa dans un linceul blanc;
60. Etille mit dans son sépulcre neuf qu'il avait fail tailler dans le roc. Ensuite il roula une grande pierre à l'entrée du sépulcre, et s'en alla.