Et tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville
4. Joseph aussi monta de Nazareth, ville de Galilée, en Judée, dans la ville de David, qui est appelée Bethléem, parce qu'il était de la maison et de la famille de David,
5. Pour se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte.
6. Or il arriva que lorsqu'ils étaient là, les jours où elle devait enfanter furent accomplis.
7. Et elle enfanta son fils premier-né, et l'ayant enveloppé de langes, elle le coucha dans la creche, parce qu'il n'y avait point de place pour eux dans l'hôtellerie.
8. Or en la méme contrée se trouvaient des bergers qui passaient la nuit dans les champs, veillant tour à tour à la garde de leurs troupeaux.
L'ÉVANGILE SELON SAINT LUC
9. Et voilà qu'un ?nge uu Seigneur se présenta devant eux, et une lumiere divine les environna, et ils furent saisis d'une grande crainte.
10. Mais lange leur dit : Ne craignez point, car voici que je vous apporte la bonne nouvelle d'une grande joie pour tout le peuple;
11. C'est qu'il vous est né aujourd'hui, dans la ville de David, un Sauveur, qui est le Christ- Seigneur.
19. Et ceci sera pour vous le signe : Vous trouverez un enfant enveloppé de langes et couché dans une crèche.
13. Au méme instant se joignit à lange une multitude de la milice céleste, louant Dieu, et disant :
14. Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et, sur la terre, paix aux hommes de bonne volonté.
15. Et il arriva que lorsque les anges, remontant au ciel, les eurent quittés, les bergers se disaient les uns aux autres : Passons jusqu'à Bethléem, et voyons ce prodige qui est arrivé, et que
Cuar. II. 4. Mich., v, 2; Matt., i1, 6; 1 Rois, xx, 6.
mais cela n'empêche pas qu'il ait pu être exécuté par les soins de Quirinus, associé ou subordonné pour cet effet au gouverneur. » (L. BACUEZ.)
1. Son fils premier-né. Cela ne veut pas dire que plus tard la sainte Vierge ait eu d'autres enfants. Les Hébreux appelaient premiers-nés, les enfants uniques aussi bien que ceux qui avaient des frères ou des sœurs. Voy. au vers. 23. — * Dans l’hôtellerie. Ce mot ne doit pas étre entendu dans le sens moderne. « L'hótellerie, l'auberge n'existait pas en Orient. Par la loi de l'hospitalité, l'étranger était recu dans chaque maison où il se présentait. A défaut de cette hospitalité, ou s'il ne voulait pas y recou rir, il pouvait se retirer dans une hôtellerie commune, appelée aujourd'hui khan, où hommes et bétes trouvent un abri. Quand l'hótellerie commune était occupée, force était à l'étranger de chercher ailleurs un abri. En général, la chose est facile en Palestine, où le terrain montagneux et calcaire offre partout des grottes [naturelles ou] taillées de main d'homme, soit pour servir d'habitation, soit comme chambres sépulcrales. La plupart de ces excavations remontent à des époques trés reculées. » (J.-H. Micuon.)