Et il te vendra selon la supputation des moissons
16. Plus il restera d'années après le jubilé, plus aussi le prix augmentera, et moins tu compteras de temps, moindre aussi sera 16 prix de l'achat; car c'est le temps des moissons quil te vendra.
11. Naffligez point ceux qui sont de la même tribu que vous; mais que chacun craigne son
14-16. Quand on vendait une terre, on devait tenir compte du nombre des années qui s'étaient écoulées, et des moissons qui avaient été recueillies entre le jubilé et et la vente, parce qu'on ne vendait pas la terre, mais seulement le produit des récoltes. — * « C'est faute de réflexion qu'on a blàmé les dispositions relatives aux dettes et à l'aliénation des terres. Connu de tous, prévu par l'acheteur comme par le vendeur, cet événement n'était une surprise pour personne. En vue de cette échéance, chacun réglait les conditions de l'aliénation des domaines. En annulant toute aliénation de liberté ou de propriété, la loi prévenait la ruine irrémédiable des enfants par les fautes de leur père; elle maintenait entre tous les fils d'Israél une sorte d'équilibre; elle substituait la vente d'un usufruit à l'aliénation irréparable du fond; elle allait donc au-devant de ces révoltes de l'envie et de la haine qui ont eusanglanté les dernières années de la république romaine. » (A. PELLISSIER.)
(cn. xxv.] Dieu, parce que je suis le Seigneur votre Dieu.
18. Exécutez mes préceptes, gardez mes ordonnances et accomplissez-les, afin que vous puissiez habiter dans le pays sans aucune crainte,
19. Et que le sol vous produise ses fruits, que vous puissiez manger jusqu'àsatiété, ne redoutant la violence de personne.
90. Que si vous dites: Que mangerons-nousenlaseptiemeannée, si nous n'avons pas semé, et si nous n'avons pas recueilli nos moissons?
91. Je vous donnerai ma bénédiction enla sixième année, et elle produira les fruits de trois ans.
99. Or, vous semerez en 18 huitieme année, et vous mangerez les anciens fruits jusqu'à la neuvieme année; jusqu'à ce quil naisse quelque chose de nouveau, vous mangerez l'ancien.
23. La terre aussi ne sera pas vendue à perpétuité, parce qu'elle est à moi, et que vous, vous étes des étrangers et mes colons.
24. C'est pourquoi tout le pays de votre possession sera vendu sous condition de rachat.
95. Si devenu pauvre, ton frere vendsa petite possession, etsi son proche parent la veut, il peut racheter ce que celui-là avait vendu.
26. Mais s'il n'a pas de proche parent, et qu'il puisse lui-méme trouver le prix pour racheter,
27. On comptera les fruits depuis le temps qu'il a vendu; et ce qui reste, il lerendra à l'acheteur, et ainsi il recouvrera sa posses-
28. Que si sa main ne peut trouver à rendre le prix, l'acheteur
LE LÉViTIQUE.
possédera ce qu'il aura acheté jusqu'à l'année jubilaire; car en cette méme année toute chose vendue retournera à son maitre et à son ancien possesseur.
29. Celui qui aura vendu une maison au dedans des murs d'une ville, aurala faculté de la racheter jusqu'à ce qu'une année soit accomplie.
30. S'il ne la rachète point, et que le cours d'une année soit révolu, l'acheteur la possédera, ainsi que ses descendants, à perpétuité, et elle ne pourra point étre rachetée, méme au jubilé.
31. Mais si la maison est dans un village qui n’a pas de murailles, elle sera vendue selon le droit rural. Si auparavant elle n'a pas été rachetée, au jubilé elle retournera à son maitre.
32. Les maisons des Lévites, qui sont dans les villes, peuvent toujours étre rachetées.
33. Si elles n'ont point été rachetées, au jubilé elles retourneront àleurs maîtres, parce que les maisons des villes des Lévites sont leurs possessions parmi les
34. Mais que leurs faubourgs ne se vendent pas, parce que c'est une possession perpétuelle.
39. Si ton frère est devenu pauvre et infirme de sa main, et si tu l'as recu comme un étranger etun voyageur, et qu'il vive avec toi,
36. Ne reçois point d'usures de lui, ni plus que tu as donné.
Crains ton Dieu afin que ton frere puisse vivre chez toi.
37. Tu ne lui donneras point ton argent à usure, et tu n'exigeras pas un surplus de fruits.