Infra, xvut
44. * De bandelelles. On enveloppait les cadavres d'une grande quantité de bandelettes à la façon des Egyptiens.
41. * Le conseil, le sanhédrin. — * Les ponlifes et les pharisiens assemblérent le conseil. Suivant une ancien tradition, le conseil fut assemblé à la maison de campagne de Caiphe, située sur le mont du Mauvais Conseil, qui a tiré de là son nom. Ce mont est à l'ouest de Jérusalem et forme la limite méridionale de la vallée de Ben-Hinnom.
43. * Les Romains viendront el ruineront notre pays. — « Les Romains viendront, et ils délruiront notre ville, notre lemple et toule notre nation. C'est le prétexte dont ils couvraient leur intérét caché et leur ambition. Le bien public impose aux hommes, et peut-étre que les pontifes et les pharisiens en étaient véritablement touchés, car la politique mal entendue est le moyen le plus sûr pour jeter les hommes dans l'aveuglement et les faire résister à Dieu.
« On voit ici tous les caractères de la fausse politique et une imitation dela bonne, mais à contre-sens. La véritable politique est prévoyante et par là se montre sage. Ceux-ci font aussi les sages et les prévoyants: Les ftomains viendronl. lls viendront, il est vrai, non pas comme vous pensez, parce qu'on aura reconnu le Sauveur; mais au contraire, parce qu'on aura manqué de le reconnaitre. La nation périra: vous lavez bien prévu; elle périra en effet; mais ce sera par les moyens dont vous prétendiez vous servir pour la sauver, tant est aveugle votre politique et votre prévoyance. La politique est habile et capable : ceux-ci font les capables. Voyez avec quel air de capacité Caiphe disait : Vous n’y entendez rien; i| n'y entendait rien luiméme. [/ fuut qu'un homme meure pour le peuple: il disait vrai, mais c'était d'une autre facon qu'il ne l'entendait. La politique sacrifie le bien particulier au bien publie, et cela est juste jusqu'à un certain point. // faut qu'un homme meure pour le peuple : il entendait qu'on pouvait condamner un innocent au dernier supplice, sous prétexte du bien publie, ce qui n'est jamais permis, car au contraire le sang innocent crie vengeance contre ceux qui le répandent. La grande habileté des politiques, c'est de donner de beaux prétextes à leurs mauvais desseins. || n'y a point de prétexte plus spécieux que le bien publie, que les ponlifes et leurs adhérents font semblant de se proposer. Mais Dieu les confordit, et leur politique ruina le temple, la ville, la nation, qu'ils faisaient semblant de vouloir sauver. » (Bossukr.)
49. * « Que signilient ces mots de S. Jean sur Caïphe : i/ élait le pontife de celle
Caïphe, qui était le Pontife de cette année-là, leur dit : Vous n’y entendez rien,
50. Et vous ne pensez pas qu'il vous est avantageux qu'un seul homme meure pour le peuple, et non pas que toute la nation périsse.
51. Or il ne dit pas cela de luiméme; mais étant le pontife de celte année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation ;
52. Et non pas pour la nation seulement, mais encore pour rassembler en un les enfants de Dieu qui étaient dispersés.