‹ La Sainte bible polyglotteChapitre 4740 sur 5262 · ll écrivit en méme temps · texte numérisé non relu

ll écrivit en méme temps

23. La troisième heure de la nuit; c'est-à-dire le milieu de l'intervalle entre le coucher du soleil et minuit, — * À Césarée, résidence ordinaire du gouverneur romain. Voir Actes, ix, 30.

24. * Félix. « L'historien profane le mentionne, comme ayant gouverné la Judée (52-59), sous le régne de Néron, pendant le pontificat d'Ananie, immédiatement avant Festus. Tacite, Suétone et Josèphe nous apprennent quelques particularités de sa vie. Il était frère de Pallade, et comme lui, un affranchi de la maison de Claude. Suivant Tacite, il gardait dans sa fortune les sentiments de sa première condition. Josèphe ajoute qu'il vivait en adultère, et qu'il s'était rendu fameux par ses concussions. Une fois déjà, les plaintes causées par sa rapacité l'avaient fait mander à Rome, et c'est grâce au crédit de son frère qu'il avait été absous. Les Actes conlirment ce que l'histoire profane nous apprend de son avarice et de sa vie licencieuse. Cet esclave débauché eut successivement pour femmes trois filles de rois. La dernière était Drusille, fille d'Hérode Agrippa 1, sœur de Bérénice et d'Agrippa ll. Félix l'avait enlevée à Azize, roi d'Emése, grâce ‘aux artifices d'un magicien juif, nommé Simon. Elle lui donna un fils, qui périt avec sa mére, dans l'éruption du Vésuve, sous le règne de Titus, en 19. Il fallait l'intrépidité de l'Apótre pour oser parler de chasteté et de justice devant un pareil juge, qui pouvait l'envoyer à la mort. S. Paul fit plus. Il lui annonça hautement le jugement dernier où les vertus auront leur récompense et les vices leur chátiment. Si Félix ne se rendit pas, il ne put du moins se défendre d'un sentiment de terreur. » (L. Bacuez.)

26. * Claude Lysias était probablement grec de naissance, comme semble l'indiquer son nom, et c'est pour cela qu'il avait été obligé d'acheter le titre de citoyen romain, Actes, xxi, 28.

[cH. xxiv.]

une lettre conçue en ces termes :

Claude Lysias à l'excellent gouverneur Félix, salut.

97. Les Juifs avaient pris cet homme, et ils allaient le tuer, lorsque, arrivantavec les soldats, je l'ai tirai de leurs mains, ayant appris qu'il était Romain ;

98. Et voulant savoir de quoi ils l'aecusaient, je lai conduit dans leur conseil.

29. J'ai trouvé qu'il était accusé au sujet de questions qui concernentleur loi; mais qu'il n'avait commis aucun crime digne de mort ou de prison.

30. Et comme j'ai été averti des embüches 4115 lui avaient dressées, je vous lai envoyé, déclarant aux accusateurs. euxmémes, qu'ils aient à s'expliquer devant vous. Adieu.

31. Ainsi, selon l'ordre qu'ils avaient, les soldats prirent Paul avec eux, et le conduisirent de nuit à Antipatride.

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