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nous rendirent aussi

ACTES DES APOTRES

beaucoup d'honneurs, et, quand nous nous mimes en mer, ils nous pourvurent de toutes les choses qui nous étaient nécessaires.

11. Au bout de trois mois, nous nous embarquámes sur un vaisseau d'Alexandrie, qui avait hiverné dans l'ile, et qui avait pour enseigne les castors.

12. Et étant arrivés à Syracuse, nous y demeurámes trois jours.

13. De là, faisant le tour de la côte, nous vinmes à Rhégium ; et un jour après. un vent ayant soufflé du midi, nous. vinmes à Pouzzoles,

14. Θὰ nous trouvâmes de nos frères, qui nous prierent de demeurer avec eux sept jours; et après nous partimes pour Rome.

18. Ce qu'ayant appris, nos frères de Rome vinrent au-devant de nous jusqu'au forum d'Appius et aux trois Tavernes. Lorsque

1. * Au. premier de l'ile, nommé Publius. Deux inscriptions, l'une grecque, l'autre latine, nous apprennent que le magistrat supréme de Malte portait le titre de Premier de l'ile.

41, * Les castors. En grec : les Dioscures, c'est-à-dire Castor et Pollux, fils de Jupiter et.de Léda, dont on avait donné le nom à une constellation et que les marins honoraient comme une divinité tutélaire. Leur image était peinte sur la proue du vaisseau d'Alexandrie, qui, pour ce motif, portait leur nom.

12. * Syracuse, capitale de la Sicile, sur la côte orientale de cette fle.

13. * Rhégium, aujourd'hui Reggio, dans leroyaume de Naples, au sud-ouest, visà-vis de la Sicile. — « Le lieu nommé Puteoli par la Vulgate est Pouzzoles, ville de la Campanie, sur le golfe de Naples. Le port d'Ostie ne pouvant recevoir que des barques, celui de Pouzzoles était le dernier où l'on abordát avant l'embouchure du Tibre. C'est vers ce port, parfaitement sûr, que cinglaient les nombreux vaisseaux qui venaient d'Alexandrie; et c'est là que débarquaient les Juifs et les Syriens qui se rendaient à Rome. S. Paul y arriva deux jours aprés son départ de Reggio. Les frères qui l’accueillirent avec une charité si empressée, et qui le retinrent toute la semaine

, avec S. Luc et Aristarque, étaient certainement des chrétiens, aussi bien que ceux

| qui vinrent à sa rencontre jusqu'au Marché d'Appius, à neuf lieues de Rome, et aux

| Trois Loges, à quatre lieues, Pouzzoles est. à peu de distance de Pompei. On a trouvé récemment dans les ruines de cette derniére ville, ensevelie dix-huit ans plus tard, en 79, sous les laves du. Vésuve, une synagogue, et dans une inscription gravée au trait sur le stuc d'une muraille, une trace certaine de l'existence du christianisme à cette époque: Audi christianos, sævos olores. » (L. Bacuez.)

45. * Forum ou marché d'Appius. Il était situé sur la voie Appienne, à quarantetrois milles de Rome, au nord-ouest de Terracine. — Les trois Tavernes étaient encore plus au nord, sur la méme voie Appienne, à trente-trois milles de Rome.

Paul les eut vus rendant gráces à Dieu, il fut rempli de confiance.

16. Quand nous fûmes arrivés à Rome, on permit à Paul de demeurer seul avec le soldat qui le gardait.

17. Après le troisième jour, il fit appeler 168 premiers d'entre les Juifs. Et lorsqu'ils se furent assemblés,illeurdisait: Hommes, mes freres, n'ayant rien fait contre le temple ni contre les coutumes de nos peres, j'ai été chargé de liens à Jérusalem, et livré aux mains des Romains,

18. Lesquels, apres m'avoir interrogé, ont voulu merenvoyer, parce qu'il n'y avait aucune cause de mort en moi.

19. Mais les Juifs s'y opposant, j'ai été forcé d'en appeler à Gésar, non que j'aie quelque sujet d'accuser ma nation.

90. Voilà donc pourquoi j'ai demandé à vous voir et à vous parler. Car c'est à cause de l'espérance d'Israël que j'ai été lié de cette chaine.

21. Ils lui répondirent : Nous n'avons point requ de lettre de Judée à ton sujet, et aucun frere n'est venu, qui nous ait parlé, ou nous ait dit aucun mal de toi.

99. Mais nous serions bien aises d'apprendre de toi-même ce que

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tu penses ; carce que nous savons de cette secte, c'est que partout on la combat.

23. Lorsqu'ils lui eurent mar qué un jour, ils vinrent en grand nombre le trouver dans l'hótellerie ; et il leur expliquait, et confirmait par des témoignages 16 royaume de Dieu, s'efforcant, du matin au soir, de les persuader de ce qui regarde Jésus, par la loi de Moise et par les prophétes.

24. Et les uns croyaientce qu'il disait, etles autres ne le croyaient pas.

95. Et comme ils ne s’accordaient pas entre eux, ils se retiraient, Paul disant ce seul mot :

C'est avec raison que l'Esprit- Saint ἃ parlé à nos pères par la bouche du prophète Isaïe,

26. Disant : Va vers ce peuple, et dis-lui : Vous entendrez de vos oreilles, et vous ne comprendrez point; regardant, vous regarderez, et vous ne verrez point.

27. Car le cœur de ce peuple s'est appesanti, leurs oreilles sont devenues sourdes, et ils ont fermé leurs yeux ; de peur qu'ils ne voient de leurs yeux, qu'ils n'entendent de leurs oreilles, qu'ils ne comprennent de leur cœur, qu'ils ne se convertissent et:que je ne les guérisse.

Cuar. XXVIII. 26. Isaie, vr, 9; Matt., xir, 14; Marc, iv, 12; Luc, vin, 10; Joan, xit,

40; Rom., ΧΙ, 8.

16. * Seul avec le soldat qui le gardait. C'était un soldat prétorien, auquel S. Paul, d'après la coutume romaine, était attaché par une chaine au bras. — 8S. Paul arriva à Rome au mois de mars de l'an 61, la Te année du règne de Néron.

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