‹ La Sainte bible polyglotteChapitre 4920 sur 5262 · Rom., זז · texte numérisé non relu

Rom., זז

ÉPITRE DE SAINT PAUL AUX GALATES

non en Juif, comment forces-tu les gentils à judaiser?

15. Nous, de naissance nous sommes Juifs, et non pécheurs d'entre les gentils.

16. Sachant que l'homme n'est point justifié par les ceuvres de la loi, mais par la foi en Jésus- Christ, nous croyons nous-mémes au Christ Jésus pour étre justifiés par la foi du Christ, et non par les ceuvres de la loi, attendu que par les ceuvres de la loi ne sera justifiée nulle chair.

11. Que si, cherchant à étre justifiés dans le Christ, nous sommes nous-mémes trouvés pécheurs, le Christ n'est-il pas ministre du péché? Nullement.

18. Car si ce que j'ai détruit je le rétablis, je me constitue moiméme prévaricateur.

19. En effet, moi-méme par la loi je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu avec le Christ :

j'ai été cloué à la croix.

20. Mais je vis, non plus moi, mais le Christ vit en moi. Car si je vis maintenant dans la chair, jy vis en la foi du Fils de Dieu,

pas d'autre conséquence et n'a pas plus de portée. Il signifie seulement que la conduite suivie par S. Pierre donnait lieu à des interprétations fácheuses, que ses égards pour les préjugés de ses compatriotes étaient, contre son gré, de nature à confirmer les Juifs dans leurs prétentions, ainsi qu'à inquiéter et à rebuter les Gentils. Rien n'indique qu'il οὐδ en cela blessé sa conscience le moins du monde. Dieu voulut qu'en cette occasion il füt averti de ce qu'il avait à faire, non par une vision comme à Joppé, mais par un collègue et un subordonné, afin que son humilité püt servir à l'édification de tous. » (L. BACUEZ.)

11. Saint Paul avait reproché à saint Pierre de s'étre retiré de la table des gentils, dans la crainte de scandaliser les Juifs convertis; ce qui pouvait faire croire aux gentils qu'ils étaient obligés de se conformer à la manière de vivre des Juils, et par là méme gêner la liberté chrétienne. Mais ce reproche n'attaque nullement la suprématie du prince des apótres; car, dans de pareils cas, un inférieur peut et quelquefois doit avertir avec respect son supérieur; et, comme le remarque saint Augustin, saint Pierre le souffrit avec une douceur, une humilité, une patience dignes de celui à qui le Sauveur avait dit : T» es Pierre, el sur loi je bátirai mon Eglise.

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