Et ayant connu la gráce qui
Cua». II. 6. Deut., x, 17; Job, xxxiv, 19; Sag., vi, 8; Eccli., xxxv, 15; Actes, x, 34; Rom., 11, 11; Ephés., vi, 9; Col., iu, 25; I Pierre, 1, 17.
6. Rien de nouveau, rien qui füt en opposition avec ce que je leur avais exposé.
1. Comme à la naissance de l'Eglise chrétienne, les Juifs conservaient encore une sorte d'horreur pour les gentils, saint Pierre et saint Paul se partagèrent le ministère évangélique, de manière que le premier fut chargé de précher les Juifs, et le second les gentils; mais cela n'empéchait pas chacun d'eux d'annoncer indistinctement l'Evangile aux Juifs et aux gentils, toutes les fois que l'occasion s'en présentait.
8. Qui a opéré; c'est-à-dire qui a fait paraître sa puissance. — * L'apostolat de la circoncision, c'est-à-dire parmi les Juifs.
9. Céphas est le méme que saint Pierre. Voy. Jean, r, 42. — * « Quelques auteurs ont prétendu que Céphas, avec lequel S. Paul eut un différend à Antioche, n'était pas S. Pierre; d'autres que ce dissentiment était purement fictif; mais ces sentiments sont inadmissibles. Le premier d'abord. — 19 Il a la tradition contre lui. A la vérité, quelques docteurs ont émis un doute sur l'identité de S. Pierre et de Céphas; mais, comme le remarque S. Jéróme, ce n'était de leur part qu'une conjecture, et ils ne la faisaient que pour montrer la faiblesse des objections qu'on prétendait tirer du conflit d'Antioche. — 29 Céphas est bien le même nom que Pierre : il ἃ en syriaque la même signification que Petros en grec. S. Pierre le portait en Judée, et c'est le premier que le Sauveur lui ait donné. S. Paul le lui donne indubitablement ailleurs. — 3° 1] est évident que le personnage dont il s'agit est un personnage éminent, égal, sinon supérieur à S. Paul, par conséquent apótre comme lui. Son exemple fait fléchir Barnabé et menace d'entrainer toute l'Eglise d'Antioche. S. Paul fait un acte de courage en lui adressant une représentation. D'ailleurs, quel moyen de le distinguer du Céphas nommé plus haut, entre S. Jacques et S. Jean, comme étant, aussi bien qu'eux, une colonne de l'Eglise? Le second sentiment n'est ni plus suivi ni plus solide. S. Jérôme, qui l'avait d'abord proposé, d'après Origène et S. Chrysostome, fut obligé d'y renoncer. Il est bien vrai que les mots grecs, rendus dans la Vulgate par in facie, pris isolément, pourraient se traduire par: en apparence. I] est vrai aussi qu'il est parlé de dissimulation ou de défaut de franchise. Cela ne suffit pas néanmoins pour justifier l'hypothése d'une scéne concertée entre les deux Apótres, ou d'une discussion feinte pour l'instruction de leurs disciples. Ni cette interprétation ni cette hypothése ne sont naturelles. On n'y a recouru que dans une intention apologétique, afin de couper court aux objections et de mettre en méme temps à couvert la conduite de S. Pierre et de S. Paul. Mais on ἃ pris le change, et on a substitué un tort véritable, un défaut de droiture dans l'un et l'autre Apótre, à une pure inadvertance ou à une erreur de procédé de la part de S. Pierre; car le mot de S. Paul, que Pierre était répréhensible, n'entraine
m'a été donnée, Jacques, et Céphas, et Jean, qui paraissaient être les colonnes, nous donnèrent 14 main, à moi et à Barnabé, en signe de communion; afin que nous préchassions, nous, aux gentils, et eux aux circoncis.
10. Seulement, nous devions . nousressouvenir des pauvres : ce que j'ai eu aussi grand soin de faire.
11. Or Céphas étant venu à Antioche, je lui résistai en face, parce qu'il était répréhensible.
19. Car avant que quelquesuns, envoyés par Jacques, fussent arrivés, il mangeait avec les gentils; mais quand ils furent venus, il se retirait et se séparait, craignant ceux qui étaient circoncis.
18. Et, à sa dissimulation, acquiescerent les autres Juifs; de sorte que Barnabé lui-même fut entrainé dans cette dissimulation.
14. Mais quand je vis qu'ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l'Evangile, je dis à Géphas devant tous : Si toi, étant Juif, tu vis à la maniere des gentils et