‹ La Sainte bible polyglotteChapitre 5116 sur 5262 · Quelqu'un de vous est-il · texte numérisé non relu

Quelqu'un de vous est-il

triste? qu'il prie. Est-il content?

qu'il chante des cantiques.

14. Quelqu'un parmi vous estil malade? qu'il appelle les prétres de l'Eglise, et qu'ils prient sur lui, l'oignant d'huile au nom du Seigneur;

15. Et la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le soulagera, et s'ila des péchés, ils lui seront remis.

16. Confessez donc vos péchés l'un à l'autre, et priezles uns pour les autres, afin que vous soyez sauvés; carla prière assidue du juste peut beaucoup.

17. Elie était un homme semblable à nous, passible ;cependant il pria avec instance qu'il ne plût point sur la terre, et il ne plut pas pendant trois ans et six mois.

18. Et il pria de nouveau, et le ciel donna de la pluie, et la terre donna son fruit.

19. Mes frères, si quelqu'un de vous s'égare de la vérité, et que quelqu'un l'y ramene,

20. Il doit savoir que celui qui ramènera un pécheur de l'égarement de sa voie, sauvera son âme de la mort, et couvrira une multitude de péchés.

Cuar. V. 12. Matt., v, 34. — 17. III Rois, נטא‎ 1; Luc, 1v, 25.

11. La fin du Seigneur; c'est-à-dire, selon saint Augustin et beaucoup d'interprètes aprés lui, la passion et la mort du Sauveur sur la croix. D'autres l'entendent de 18 fin heureuse que le Seigneur accorda à Job.

14. Sur lui. L'Apótre emploie cette expression, parce que pendant la prière, le prêtre tenait 18 main étendue sur le malade. (Compar. Matt., xix, 13; Act., v1, 6); ou bien, parce qu'en priant, 1] faisait les onctions sur lui. Ce passage exprime une promulgation claire du sacrement de l'Extréme-Onction institué par Jésus-Christ.

16. L'un à l'autre; c'est-à-dire le malade au prétre de l'Eglise, qu'il doit appeler auprès de lui, d’après le vers. 14, et qui a le pouvoir d'absoudre.

11. Pria avec instance; littér., pria par la prière; sorte d'hébraisme, dont le but est, comme on l'a remarqué plusieurs fois, de donner de la force au discours.

20. Son âme; celle du pécheur. — Couvrira, etc. Il effacera les péchés de celui qu'il convertit en l'amenant à faire pónitence et à se confesser; et les siens propres, parce qu'en exercant ainsi la charité, il se rend digne de recevoir la gráce de la rémission de ses fautes.

PREMIÈRE ÉPITRE DE S. PIERRE

INTRODUCTION

On n'a jamais contesté l'authenticité de cette Epitre. Eusèbe Ja met immédiatement après les Epitres de S. Paul, dans la liste des homologoumènes avec la premiére de S. Jean. Elle a été citée dés le premier siécle par S. Clément. S. Pierre lui-même en fait mention dans sa seconde Lettre; et tous les caractères de cet écrit, sa forme, sa destination, son objet, confirment le témoignage de la tradition. S'il convenait à l'Apótre des nations d'instruire et de diriger par ses Epitres les Eglises qu'il avait fondées parmi les Gentils, n'appartenait-il pas à S. Pierre, l'Apótre des circoncis, de veiller sur ses compatriotes, de pourvoir à leurs besoins spirituels, et d'envoyer à ceux qu'il avait évangélisés les instructions et les avis que rendaient nécessaires leurs dispositions, leurs habitudes et les épreuves par lesquelles ils devaient bientót passer? C'est ce qu'il fait dans cette Lettre, avec une dignité, une élévation de sentiments, une étendue de vue, une solidité et une plénitude de doctrine qui répondent à la hauteur de sa position, et qui font de son écrit un monument de sagesse et une source d'édification pour les fidéles de tous les temps et de tous les lieux.

Elle est datée de Rome; car le nom de Babylone désigne Rome, ici comme dans l'Apocalypse. |

Plusieurs croient qu'elle fut écrite peu d'années après l'arrivée de S. Pierre dans cette ville, vers 45, parce qu'il y parle de S. Marc comme étant encore auprés de lui. Mais cette raison n'est pas décisive; car si ce disciple quitta Rome de bonne heure pour aller fonder l'Eglise d'Alexandrie, nous voyons par l'Epitre aux Colossiens qu'il y est revenu au temps de la captivité de S. Paul ; et c’est à ce moment que le plus grand nombre des commentateurs renvoient la composition de cette premiére Epitre.

S. Pierre, aussi bien que S. Jacques, écrit aux tribus dispersées; mais i! adresse son Epitre aux Israélites converlis du Pont, de la Galatie, de la Cappadoce, de l'Asie, et de la Bythinie, en leur associant dans sa pensée ceux des Gentils qui professent la méme foi dans les mémes contrées. Les uns et les autres se mélaient, dit Origéne, dans ces pays, oü S. Paul avait préché auss: bien que S. Pierre. Cette Lettre fut confiée aux mains de Sylvanus.

Le but de cette Epitre est d'affermir les chrétiens dans la foi et dans la vertu, de les soutenir contre les épreuves, de les préparer à la persécution et de les animer à se rendre dignes du ciel par une vie parfaite. Le Sauveur avait recommandé particuliérement ce soin à son Vicaire.

INTRODUCTION. 2897

Dans ce dessein, S. Pierre leur atteste la vérité de la doctrine qui leur a été préchée. Il exalte la grandeur du chrétien et la sublimité de sa vocation en ce monde et en l'autre; puis il anime à la perfection les fidéles et les pasteurs. En méme temps qu'il signale les obligations des divers états, il exhorte au courage et à la constance; il rappelle la passion du Sauveur, et il assure que s'assocler généreusement à ses souffrances, c'est mériter d'avoir part à sa gloire.

La doctrine de cette Epitre est simple et pratique, mais non moins énergique et surnaturelle. Comme S. Paul, S. Pierre fait reposer toute sa morale sur la dignité du chrétien, sur l'union que cette qualité lui donne avec Jésus-Christ, sur les souffrances que le Sauveur a endurées pour le racheter. C'est pour nous tirer de l'esclavage et de la mort qu'il a répandu son sang. Ceux dont il a brisé les fers doivent étre, au milieu du monde, comme un peuple à part, commo une nation sainte, comme la famille des enfants de Dieu.

Quant à la forme, on peut remarquer dans cette Epitre, comme dans tous les discours de S. Pierre, un style ferme et digne, de la concision, de l'élévation, un ton d'autorité doux et paternel qui répond à la position de l'auteur, une humilité profonde, un zéle sincére et une émotion qui se font sentir chaque fois que sa pensée se reporte vers son Maitre, qu'il rappelle sa passion ou ia gloire du ciel, prix de ses souffrances. Cet écrit se distingue encore par un grand nombre d'allusions à l'Ancien Testament, et par de fréquents hébraismes. (L. Bacuez.)

PREMIERE ÉPITRE

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