‹ La Sainte bible polyglotteChapitre 5164 sur 5262 · Aprés cela je regardai, et · texte numérisé non relu

Aprés cela je regardai, et

20. Dieu frappe à la porte de notre cœur par les avertissements qu'il nous donne; il entre en nous par la charité qu'il répand dans nos cœurs; il soupe avec nous par les grâces dont il nous comble en cette vie, considérée comme le soir qui précède le grand jour de l'éternité.

1. * Le ciel, l’Agneau, le livre aux sept sceaux, v, v. > Le chapitre quatrième contient la description du ciel, siége de la grandeur, de la puissance et de la justice divines. C'est là que sont portés tous les arrêts qui s'exécutent sur la terre. On y voit Dieu assis sur son tróne, comme sur un tribunal; au-dessous est une mer de cristal, calme, immense, transparente, comme le firmament. A l'entour sont vingt-quatre vicillards ou prêtres, toujours en adoration devant la majesté infinie. Ils ont le titre de prétres, parce qu'ils remplissent la fonction la plus essentielle du sacerdoce, qui est d'adorer, de bénir, de célébrer ses infinies perfections. Ils sont assis sur des trónes, parce qu'ils se reposent dans la gloire, fixés pour toujours dans l'essence méme de Dieu. Ils portent des couronnes, parce qu'ils sont associés à sa puissance et à sa souveraineté. En avant est le Sauveur, l'Agneau divin, debout et vivant, mais comme égorgé, portant les marques d'une double immolation, celle qu'il a subie en sa personne et celle qu'il souffre dans son corps mystique. C'est sa mission et sa gloire de révéler tous les secrets et de lever tous les voiles. C'est donc lui qui reçoit des mains du Père éternel le livre des décrets divins; qui révèle à S. Jean les événements que celui-ci prédit. Il est, comme le Fére, l'objet des adorations de toute créature. Cette vision est par rapport aux suivantes, ce qu'est celle du chapitre premier par rapport aux révélations faites aux évéques des sept Eglises. C'est le prélude des sentences qui vont être portées au ciel et exécutées sur la terre. » (L. 20082.(

4. * Les vingt-quatre vieillards. « Les meilleurs interprétes pensent que ces vingtquatre vieillards qui rendent hommage au Seigneur, au nom de toutes les créatures, représentent la totalité des élus, en tant qu'appliqués aux louanges de Dieu. Comme ils remplissent l'office principal des prétres, ils en portent le nom. Ils sont au nombre de vingt-quatre, comme les chefs des familles sacerdotales de l'ancien peuple. Suivant Bessuet, douze représentent les saints de l'Ancien Testament, issus des

5. Et du trône sortaient des éclairs, des voix et des tonnerres; et il y avait devant le trône sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu.

6. Et devant le tróne, comme une mer de verre semblable à du cristal; et au milieu du tróne, et autour du tróne quatre animaux pleins d'yeux devant et derriere.

7. Le premier animal ressemblait à un lion, le second à un veau, le troisi&me avait un visage comme celui d'un homme, et le quatrieme était semblable à un aigle qui vole.

8. Ces quatre animaux avaient chacun six ailes, et autour et au

APOCALYPSE DE SAINT JEAN

(cg. 1v.]

etils ne se donnaient du repos ni jour ni nuit, disant : Saint, saint, saint, estle Seigneur, Dieu tout-puissant, qui était, qui est, et qui doit venir.

9. Et lorsque ces animaux rendaient ainsi gloire, honneur et bénédiction à celui qui est assis sur le tróne, qui vit dans les siècles des siècles,

10. Les vingt-quatre vieillards se prosternaient devant celui qui est assis sur le trône, et ils adoraient celui qui vit dans les siecles des siecles, et ils jetaient leurs couronnes devant le tróne, disant :

11. Vous étes digne, Seigneur notre Dieu, de recevoir la gloire,

dedans ils étaient pleins d'yeux; | l'honneur etla puissance, parce

Cap. IV. 8. Isaie, vi, 3.

patriarches, et douzeles saints du Nouveau, dont les Apótres sont comme les péres. lis n'ont qu'une voix pour louer Celui qui est sur le trône et l'Agneau. » (L. BACUEZ.)

6. * Les quatre animaux symboliques. > La plupart voient en eux une personnification des quatre Evangiles, en tant qu'animant et inspirant les prédicateurs de la foi chrétienne. On les distingue à peine les uns des autres. Toute leur intelligence, toute leur activité, tout leur zéle sont employés à faire connaitre les perfections et les desseins de Dieu; ils sont les dépositaires de tous ses décrets; ils reflètent toutes ses pensées sur l'avenir comme sur le passé. Leur aspect annonce la grandeur aussi bien que l'activité. Leurs ailes indiquent la rapidité de leur course et leur élévation. 115 remplissent le monde des louanges de la majesté divine. — Pour se former une idée dela cour céleste, telle qu'elle fut montrée à S. Jean, il faut joindre à ce tableau celui de la multitude des élus, tracé au chapitre vri. Rien de plus solennel, de plus animé, de plus ravissant que cette description qui semble avoir inspiré à l'auteur du Te Deum ses plus magnifiques versets. — J1 est impossible de n'étre pas frappé du rapport qui existe entre les honneurs rendus à Dieu dans le ciel, 1v et v, et le culte que nous lui offrons dans nos églises. Chaque dimanche, depuis l'origine du christianisme, nous avons dans nos églises des réunions semblables à cette assemblée céleste dont S. Jean fait ici le tableau. Un vieillard préside, entouré de ministres sacrés, de prétres, vétus de robes blanches et portant des couronnes. On voit au milieu, un autel; sous cet autel, des reliques; sur l'autel, l'Agneau immolé qui fait office de Médiateur et qui reçoit des adorations; devant l'autel, des parfums, des prostrations, des cantiques à deux chœurs, un livre qu'il n'est pas donné à tous de lire et de comprendre. — Soit que l'Esprit saint nous donne à entendre par cette vision que nous sommes appelés à contempler au ciel ce qui existe en figure ou sous des voiles dans nos sanctuaires, soit que l'Eglise de la terre ait pris dans cette vue du ciel, comme Moise autrefois, l'idée de ses rites liturgiques, on peut toujours en conclure que nos principales cérémonies remontent à l'origine du christianisme, et qu'elles ont leur sanction dans l'autorité de Dieu. » (L. BAcuez.)

8. Saint, saint, saint. Les Hébreux formaient un de leurs superlatifs en répétant trois fois l'adjectif positi*

(cu. v.]

que vous avez créé toutes choses, et que c'est par votre volonté qu'elles étaient et qu'elles ont été créées.

Page 1