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CHAPITRE XXXII

Dernier cantique de Moïse. Il monte sur la montagne d'Abarim et considère la terre de Chanaan.

4. Entendez, ὃ ciéux, ce que je dis ; que la terre entende les paroles de ma bouche.

Car. XXXII. 7. Job, vir, 8.

]68. xxxi]

2. Que ma doctrine croisse comme la pluie, que ma parole se répande comme la rosée, comme la pluie sur l'herbe, et comme les gouttes d'eau sur le gazon.

3. Parce que j'invoquerai le nom du Seigneur; rendez gloire à notre Dieu.

4. Les ceuvres de Dieu sont parfaites, et toutes ses voies sont justes : Dieu est fidele, et sans aucune iniquité ; il est juste et droit.

5. 115 ont péché contre lui ; ainsi, ils n'étaient pas ses fils au milieu de leurs souillures : génération dépravée et perverse.

6. Est-ce là ce que tu rends au Seigneur, peuple fou et insensé ?

N'est-ce pas lui qui est ton père, qui t'a possédé, qui t'a fait et qui ἰ᾽ἃ EOM

7. Souviens-toi des jours anciens, pense à chacune des généralions ; interroge ton père, et il te le racontera; tes ancétres, et ils te le diront.

8. Quand le Très-Haut divisait les nations, quand il séparait les

1. * « Nous ne sommes pas ici en présence d'un peuple de pasteurs, ou d'idées de pasteurs sur Dieu et l'ensemble de la vie. Nous avons affaire à un homme né et élevé en Egypte, dont l'Arabie est la seconde patrie, la scéne de ses actions, de ses voyages, de ses miracles. L'esprit de sa poésie y prend sa forme et ses images. Le désert de l'Arabie donne partout le ton : Dieu est un rocher, un feu qui brüle et qui consume; il aiguise le tranchant de son épée; il décoche ses fléches altérées de sang; les messagers de sa colére sont des serpents, etc. La poésie de Moise est forte, primitive, simple, comme sa vie et son caractère. Son esprit est tout différent de celui de Job, de David et de Salomon; l'àme énergique et zélée de Moise se révéle dans ce dernier chant. Les plus riantes et les plus poétiques images des Psaumes et des prophètes dérivent spécialement de ce chant de Moïse, qui est comme la prophétie primitive, le type et la règle de toutes les prophéties. » (HERDER). — « L'Eeriture surpasse tous (les auteurs Grecs et Romains) infiniment en naiveté, en vivacité, en grandeur. Jamais Homére méme n'a approché de la sublimité de Moise dans ses cantiques, particulièrement le dernier. » (FÉNELON).

4. Justes; littér. jugements. Le mot hébreu traduit par judicia dans la Vulgate, signifie ce qui est juste, équitable.

[(Η. xxxir.]

enfants d'Adam, il établit les limites des peuples selon le nombre des fils d'Israél.

9. Mais la part du Seigneur fut son peuple; Jacob, la corde de son héritage.

10. Le Seigneur le trouva dans une terre déserte, dans un lieu d'horreur et d'une vaste solitude, ille conduisit par divers chemins, et il l'instruisit, et il le garda comme la prunelle de son ceil.

11. Comme un aigle qui provoque ses petits à voler, et voltige sur eux, il a étendu ses ailes, l'a pris et l'a porté sur ses épaules.

19. Le Seigneur seul fut son guide; et il n'y avait point avec lui de dieu étranger.

13. Il l'a établi sur une terre élevée, afin quil mangeàt les fruits des champs, afin qu'il savourát le miel de la pierre, et l'huile du rocher le plus dur ;

14. Le beurre du troupeau de gros bétail, le lait des brebis avec la graisse des agneaux et des béliers fils de Bazan; les boucs avec 18 moelle du froment ; et afin qu'il büt le sang du raisin le plus pur.

15. Le bien-aimé s'appesantit et se révolta; appesanti, engraissé, grossi, il a abandonné Dieu, son créateur, et il s'est 6101616 de Dieu son salut.

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