Le buisson leur répondit
Si vraiment vous me constituez votre roi, venez et reposez-vous sous mon ombre; mais si vous ne voulez pas, qu'un feu sorte du buisson, et qu'il dévore les cedres du Liban.
16. Maintenant donc, est-ce justement et sans péché que vous avez constitué sur vous Abimélech roi? avez-vous bien agi envers Jérobaal et envers sa maison? et avez-vous payé de retour les bienfaits de celui qui a combattu pour vous,
11. Qui alivré son àme aux périls, pour vous délivrer de la main de Madian,
18. Vous qui maintenant venez de vous élever contre la maison de mon père, qui avez tué ses fils, soixante-dix hommes sur une seule pierre, et constitué roi sur les habitants de Sichem, Abimélech, fils de sa servante, parce qu'il est votre frere?
19. Si donc, c'est justement et sans péché, que vous avez agi envers Jérobaal et sa maison, ré-
[cH. 1x.]
jouissez-vous aujourd'hui en Abimélech, et que lui se réjouisse en vous.
20. Mais si c'est méchamment, qu'un feu sorte de lui, qu'il consume les habitants de Sichem et la ville de Mello; qu'un feu sorte des hommes de Sichem et de la ville de Mello, et qu'il dévore Abimélech.
21. Lorsqu'il eut dit ces choses, il s'enfuit et s'en alla à Béra; et il habita là par la crainte d'Abimélech son frère.
22. C'est pourquoi Abimélech regna sur Israël pendaut ivois ans.
23. Mais le Seigneur envoya un esprit trés mauvais entre Abimélech et les habitanls de Sichem, qui commencèrent à le détester,
24. Et à rejeter le crime du meurtre des soixante-dix fils de Jérobaal, etl'effusion deleursang sur Abimélech leur frère et sur tousles autres princes de Sichem, qui l'avaient aidé.
25. Ils lui dressèrent donc des embüches au sommet des montagnes; et pendant qu'ils attendaient son arrivée, ils exercaient des brigandages, faisant du butin sur les passants. Et on l'annonca à Abimélech.
26. Gependant Gaal. fils d'Obed, vint avec ses freres et passa à
que, l'odeur des victimes est une odeur agréable au Seigneur, que les parfums le récréent. D'ailleurs il est probable qu'au lieu de Dieu, il faut les dieux, comme le porte la Vulgate elle-même dans le passage parallèle (vers. 9). Alors, Joatham a très bien pu se servir de cette expression, puisque les paiens auxquels il parlait, croyaient que leurs dieux prenaient réellement plaisir à la fumée des victimes et à l'odeur de leurs parfums et de leurs libations.