‹ La Sainte Écriture et la règle de foiChapitre 5 sur 106 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

La raison laissée à elle-même. — Lumières de la révélation. — La raison et la foi nous démontrent l'obligation de croire les vérités révélées, et de ne pas en altérer le véritable sens. — Mission divine de l'Eglise ; anathèmes lancés contre ceux qui corrompent la vraie doctrine.

La raison humaine, dans son état actuel, ne peut par ses propres forces parvenir à la connaissance juste et parfaite de Dieu et du culte que nous lui devons rendre. Elle ne projette que des lueurs incertaines sur beaucoup de vérités religieuses ; quelquefois même, les ténèbres les plus épaisses semblent l'envelopper de toutes parts. Comme le vaisseau qui vogue à travers les ombres de la nuit et qui court le

risnue craller se briser eonlre les écueils semés sur :ZlL, ains, la raison, abandonnée à e e-rnen,e est bien sonvent exposée à faire fausse roui ta se preeimler dans Tabime, avant d avou- F' de.ouM r Lphare lumineux de la vérité quelle f'^rehe avec ant d'ardeur. Les faits Vont déjà abondamment prouvé : que d'erreurs répandues dans les d.vers ouvrages des philosophes anciens ! Que de doute ns laissent sur des questions sérieuses et d un m eret vital ' Ils ne manquaient pourtant m des éclairs du .énie. ni du désir sincère d'arriver à la connaissance du vrai ' Oui pourrait dire par conséquent les étranges aberrations auxquelles devaient se laisser en.ramer les intelligences vulgaires et peu cultivées

Ma.s ifa plu à Dieu, dans son infime m.ser.cord , d'ajouter à la révélation naturelle, contenue dans e ILa livre de la nature, dans l'esprit et le cceur de î'homme, une autre manifestali.n d un ordre supérieur, une révélation solennelle, extérieure, pos, ,ve, surnaturelle. Celte révélation a eu trois phases troi» époques plus mémorables, plus distinctes. La première qui en est comme l'aurore, s elend depuis raminVàMoise. La seconde, plus brillante e plus d vefoppée, comprend les prophéties et au le, rues révélées de Dieu depuis Moïse lusqu a av^ nement du Messie. La troisième, qui = étend de "esu^Christ jusqu'à «os joui, et qui doit durer )u - 5,aconsomlt'ionde3siècles,enestcomme^ midi, la perfection, la pleine lumière. C e=t la vente

DE Là RÉVÉLATION. 3

éternelle et incréée qui se manifeste au monde, qui devient plus évidente que le soleil et qui inonde de ses bienfaisants rayons l'univers entier. Des témoignages nombreux, d'irréfragables motifs de crédibilité attestent et persuadent à tout espritraisonnable et docile l'existence de ces manifestations divines, et réclament de chacun de nous l'adhésion la plus sincère et la plus complète.

Tous les chrétiens, qu'ils soient protestants ou catholiques, admettent le fait de cette révélation surnaturelle, et rendent grâces à Dieu d'un aussi touchant bienfait.

La raison elle-même proclame que si un Dieu, qui est la sagesse et la véracité même, qui est infmi dans toutes ses perfections, daigne nous parler et nous communiquer ses divins enseignements, nous qui sommes ses créatures, nous qui lui devons tout ce que nous sommes et tout ce que nous avons, nous sommes strictement obligés de recevoir ses moindres paroles avec foi, avec respect et amour, et d'employer tout le soin possible à les conserver intactes. Si l'on a mis tant de zèle à recueillir les sentences, les traits d'esprit et même jusqu'aux propos de table de certains hommes que l'histoire regarde comme grands, à combien plus forte raison devons-nous attacher un haut prix à la parole de Dieu, trésor inépuisable de science et de vérité. La sublimité et l'importance de cette révélation sont si extraordinaires î Les rayons de lumière qui s'échappent du soleil de l'éternelle

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