‹ La Sainte Écriture et la règle de foiChapitre 52 sur 106 · ANTÉRIEURES A CELLE DE LUTHER · texte numérisé non relu

ANTÉRIEURES A CELLE DE LUTHER

l'insuffisance des moyens mécaniques et au petit nombre des personnes qui savaient lire.

«J'ai rappelé ces faits pour montrer combien est erronée l'assertion de ceux qui prétendent que c'est Ja réforme qui a donné l'essor aux traductions de la Bible, combien est injuste cette accusation si souvent renouvelée contre l'Eglise, d'avoir fait ses efforts pour «ter l'Ecriture sainte des mains du peuple ; mais remarquez le changement qui s'est opéré à cet égard : les Saintes Ecritures ont été répandues parmi les fidèles ; elles auraient pu continuer à l'être, si de dangereuses doctrines venant à s'élever, on n'avait pas enseigné aux hommes à secouer le principe de toute autorité, et à s'établir juges suprêmes en matière de religion ; système que nous avons vu enfanter tant et de si effroyables conséquences, qu'il n'est pas étonnant que, par une précaution disciplinaire, on ait arrêté pour un temps la diffusion des Ecritures, devenues dangereuses en présence de ce mauvais principe. Sir Thomas More fait observer, avec raison, qu'en se rapportant à l'acte du parlement relatif à cet objet, on trouve que ce n'est pas l'autorité ecclésiastique, mais l'autorité civile qui intervint la première. Ce fut lorsque les Ecritures commencèrent à être lues et commentées sous l'inspiration de ce mauvais principe, au temps de Wicklef, qu'on vil naître cette doctrine que les magistrats de l'ordre civil perdaient toute leur autorité lorsqu'ils avaient commis un crime, et qu'aucun homme ne pouvait exercer légitimemenl

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aucune juridiction civile ou ecclésiastique, s'il était en état de péché. Lorsque ces doctrines eurent armé les bras des fanatiques contre l'ordre social, l'autorité civile appela à son secours l'Eglise ; et, cependant, dans le premier moment, l'Eglise ne prohiba point la difîusion des Ecritures» W.

Ces observations sont plus que sufffsantes pour mettre à néant celte tirade, plus poétiqucque conforme à l'histoire, du Rév. Dr. Cook : «Ail are not Apostles ; ail are not Luthers to brtng a hidden Gospel ta lighl ; ail are not Knoxs to convert a nation...» (2)

(1) Conférences sur ?« doctrines, etc., p. 74-78.

(2) Morning Ckronicle, 15 février 1872.

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